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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2602384

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2602384

lundi 30 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2602384
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance le recours en excès de pouvoir d'un détenu contre le refus de son transfert vers un autre établissement pénitentiaire. Le tribunal qualifie cette décision de mesure d'ordre intérieur, estimant qu'elle ne porte pas atteinte à un droit ou une liberté fondamentale du requérant. La requête est donc jugée irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 février 2026, M. A... C... B... peut être regardé comme demandant au tribunal l’annulation de la décision par laquelle l’Administration pénitentiaire a refusé son transfert au centre pénitentiaire de Marseille.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code pénitentiaire ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

2. Eu égard à leur nature et à leurs effets sur la situation des détenus, les décisions refusant de donner suite à la demande d’un détenu de changer d’établissement ne constituent pas en principe, des actes administratifs susceptibles de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir, sous réserve que ne soient pas en cause des libertés et des droits fondamentaux des détenus.

3. Pour déterminer si une décision relative à un changement d’affectation d’un détenu d’un établissement pénitentiaire à un autre constitue un acte administratif susceptible de recours pour excès de pouvoir, il y a lieu d’apprécier sa nature et l’importance de ses effets sur la situation du détenu et ses conditions de détention.

4. Dans sa requête, M. C... B... se borne à contester le refus de transfert et n’apporte aucune précision permettant d’apprécier la nature et l’importance des effets d’une telle décision sur sa situation personnelle, où encore sur ses conditions de détention. Par la suite, la décision de refus de transfert qui lui a été opposée ne porte atteinte, dans les circonstances de l’espèce, ni à un droit ni à une liberté fondamentale de l’intéressé.


5. Il résulte de tout ce qui précède que la décision attaquée doit être regardée comme une mesure d’ordre intérieur, insusceptible de recours. Par suite, la requête de M. C... B... doit être rejetée par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.




O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. C... B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... B....


Fait à Marseille, le 30 mars 2026.





Le président de la 10ème chambre,



Signé

J-L. PECCHIOLI



La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.

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