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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2602834

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2602834

mercredi 25 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2602834
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantVINCENSINI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... C... contestant un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et obligeant à quitter le territoire. Le juge a constaté que le requérant n'était pas le destinataire de l'arrêté attaqué, qui visait M. B... C..., et qu'il ne justifiait d'aucun intérêt direct et personnel à agir. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 février 2026, M. A... C... demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 20 janvier 2026 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour sollicité, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et, dans l’attente, lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.


Il soutient que :

- l’arrêté en litige méconnait les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et est entachée d’erreur manifeste d’appréciation ;
- il méconnait les stipulations de l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant ;
- il est entaché d’erreur manifeste d’appréciation.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale des droits de l’enfant ;
la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…).

2. Aux termes de l’article L. 614-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant (...) ». Seul l’étranger qui fait l’objet d’une mesure d’éloignement justifie d’un intérêt direct lui donnant qualité pour demander l’annulation de cet arrêté. Il s’ensuit que la requête présentée par une tierce personne est irrecevable.

3. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 20 janvier 2026, le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé à M. B... C..., ressortissant marocain né le 2 août 1995 la délivrance d’un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination. M. A... C... est dépourvu d’un intérêt direct et personnel lui donnant qualité pour agir pour contester cette décision dès lors qu’il ne démontre pas être le destinataire de l’arrêté attaqué.

4. La requête présentée par M. A... C... est ainsi entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, pour ce motif, être rejetée par ordonnance, en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Fait à Marseille, le 25 février 2026.

Le président,

Signé

F. SALVAGE

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Pour la greffière en chef
La greffière

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