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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2603004

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2603004

lundi 2 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2603004
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantAGIUS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Cette solution a été retenue car, postérieurement à l'introduction du recours, un titre de séjour avait été fabriqué et le requérant était convoqué pour le retirer, rendant sa demande sans objet. La demande de condamnation de l'État aux dépens a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par la requête enregistrée le 19 février 2026 sous le n° 2603004, M. A... B..., ayant pour avocat Me Agius, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision, la suspension de l’exécution de la décision implicite du préfet des Bouches-du-Rhône rejetant sa demande de renouvellement de son titre de séjour pluriannuel ;
2°) d’enjoindre à cette autorité de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, dans un délai de cinq jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B..., de nationalité russe, soutient que :

-l’urgence est caractérisée ;
-ses moyens sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Par un mémoire enregistré le 26 février 2026, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au non-lieu à statuer.

Les parties ont été informées de la radiation de l’affaire du rôle de l’audience publique du 5 mars 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Brossier, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ». L’article L. 522-3 dispose cependant que : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».

Sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction :

2. Le juge des référés, qui a engagé la procédure contradictoire de l'article L. 522-1 du code de justice administrative, peut ne pas la conduire à son terme et, notamment, ne pas tenir d'audience publique, lorsqu'il est amené à constater un non-lieu à statuer ou donner acte d'un désistement. Le juge des référés peut alors, par ordonnance et sans tenir d’audience, constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur la requête ou donner acte dudit désistement.

3. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, un titre de séjour a été fabriqué et que M. B... est convoqué en préfecture pour le retirer. Par suite, les conclusions susvisées de M. B... aux fins de suspension et d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer.

Sur les conclusions formées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :

4. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions de M. B... formées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions susvisées de M. B... aux fins de suspension et d’injonction.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2603004 de M. B... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Fait à Marseille le 2 mars 2026.



Le juge des référés,


signé


J.B. BROSSIER



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,


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