Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2603037
jeudi 26 février 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2603037 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BOIRON |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... tendant à la suspension de la décision de l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille le plaçant en disponibilité d'office à titre conservatoire. Le juge a relevé que le requérant n'avait pas joint à sa requête une copie de la requête au fond en annulation de cette décision, condition prévue à l'article R. 522-1 du même code. En l'absence de cette requête principale, les conclusions en suspension ont été jugées manifestement irrecevables et rejetées sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 février 2026, M. A... B..., représenté par Me Boiron, demande, au juge des référés statuant en vertu des dispositions de l’article L. 521-1 :
1°) de suspendre l’exécution de la décision n°20026 850 013 par laquelle le directeur de l’assistance publique des hôpitaux de Marseille l’a placé en disponibilité d’office administrative à titre conservatoire et en demi-traitement à compter du 1er janvier 2026 ;
2°) d’enjoindre à l’assistance publique des hôpitaux de Marseille (APHM) de lui verser son entier traitement à compter du 1er janvier 2026 ;
3°) de suspendre la procédure ouverte par l’APHM le mettant à la retraite pour invalidité.
4°) de condamner l’APHM à lui verser la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Salvage, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». Aux termes de l’article R. 522-1 de ce code : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ». Enfin, aux termes de l'article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». Il résulte des dispositions précitées qu'une requête aux fins de suspension est atteinte d'une irrecevabilité d'ordre public lorsque le requérant n'a pas introduit une requête à fin d'annulation de la décision dont il demande la suspension.
Il ressort des pièces du dossier que M. B... ne justifie pas, en la joignant à la présente requête, de l’introduction d’une requête au fond tendant à l’annulation de la décision du 29 janvier 2026 dont il demande la suspension.
Par suite, et en tout état de cause en l’absence de requête au fond, les conclusions tendant à la suspension de l’exécution de la décision sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée à l’assistance publique des hôpitaux de Marseille.
Fait à Marseille, le 26 février 2026.
Le juge des référés,
Signé
F. SALVAGE
La République mande et ordonne au ministre de la santé en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Par une requête enregistrée le 23 février 2026, M. A... B..., représenté par Me Boiron, demande, au juge des référés statuant en vertu des dispositions de l’article L. 521-1 :
1°) de suspendre l’exécution de la décision n°20026 850 013 par laquelle le directeur de l’assistance publique des hôpitaux de Marseille l’a placé en disponibilité d’office administrative à titre conservatoire et en demi-traitement à compter du 1er janvier 2026 ;
2°) d’enjoindre à l’assistance publique des hôpitaux de Marseille (APHM) de lui verser son entier traitement à compter du 1er janvier 2026 ;
3°) de suspendre la procédure ouverte par l’APHM le mettant à la retraite pour invalidité.
4°) de condamner l’APHM à lui verser la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Salvage, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». Aux termes de l’article R. 522-1 de ce code : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ». Enfin, aux termes de l'article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». Il résulte des dispositions précitées qu'une requête aux fins de suspension est atteinte d'une irrecevabilité d'ordre public lorsque le requérant n'a pas introduit une requête à fin d'annulation de la décision dont il demande la suspension.
Il ressort des pièces du dossier que M. B... ne justifie pas, en la joignant à la présente requête, de l’introduction d’une requête au fond tendant à l’annulation de la décision du 29 janvier 2026 dont il demande la suspension.
Par suite, et en tout état de cause en l’absence de requête au fond, les conclusions tendant à la suspension de l’exécution de la décision sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée à l’assistance publique des hôpitaux de Marseille.
Fait à Marseille, le 26 février 2026.
Le juge des référés,
Signé
F. SALVAGE
La République mande et ordonne au ministre de la santé en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,