LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2604983

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2604983

mardi 7 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2604983
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D... B... qui demandait des injonctions urgentes contre la CARSAT Sud-Est et France Travail. Le juge a estimé incompétent pour enjoindre la CARSAT et a refusé de faire obstacle à une décision de France Travail ayant déjà cessé l'indemnisation de la requérante. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative, rappelant les conditions de l'urgence et du caractère provisoire des mesures en référé.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 23 mars 2026 et le 1er avril 2026, Mme C... D... B... agissant par le président en exercice, demande au juge des référés, statuant en application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre à la caisse d’assurance retraite et de santé au travail (CARSAT) Sud-Est, de fournir une attestation officielle de situation retraite dans un délai de 8 jours ;

2°) d’enjoindre à France Travail de réexaminer immédiatement sa situation de la requérante.

3°) d’ordonner à France Travail et à la CARSAT toute mesure utile permettant de rétablir les droits et ressources.

Elle soutient que :
- L’urgence de la situation résulte
- Les mesures demandées sont utiles.



Par un mémoire en défense, enregistré le 1er avril 2024, le responsable du service contentieux de la direction régionale de France Travail Provence-Alpes-Côte d’Azur conclut au rejet de la requête.

Il soutient que la mesure demandée à son encontre n’est pas utile.


Un mémoire en défense, enregistré le 2 avril 2026, par le responsable du service contentieux de la direction régionale de France Travail Provence-Alpes-Côte d’Azur n’a pas été communiqué.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de justice administrative ;



Le président du tribunal a désigné M. A... pour statuer sur les demandes de référé.



Considérant ce qui suit :



1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». Aux termes de l’article L. 511-1 du même code : « Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. » ;



2. Il résulte des dispositions combinées des articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative que, saisi sur le fondement de cette dernière disposition d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire toutes mesures ayant un caractère provisoire ou conservatoire, à condition que ces mesures soient utiles, justifiées par l’urgence, ne fassent obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.



3. D’une part, la requérante demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à la CARSAT de lui communiquer des documents. Toutefois, le juge des référés du tribunal administratif n’est pas compétent pour connaître d’une telle demande. Les conclusions dirigées contre la CARSAT doivent donc être rejetées.


4. D’autre part, il résulte de l’instruction que par une décision du 1er décembre 2025 le directeur de l’agence France Travail d’Auvergne-Rhône-Alpes, a prononcé la cessation de l’indemnisation de la requérante. Par suite les conclusions dirigées tendant à ce que le juge prononce une injonction à l’encontre de France Travail tendant à faire obstacle à l’exécution de cette décision. Par suite ces conclusions ne peuvent qu’être rejetées.



5. il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme D... B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... D... B..., à France Travail Provence-Alpes-Côte d’Azur et à la caisse d’assurance retraite et de santé au travail (CARSAT) Sud-Est.


Fait à Marseille le 7 avril 2026,

Le juge des référés,

Signé

Jean-Marie A...

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône, en ce qui le concerne et à tous les commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
P/La greffière en chef,
La greffière,





Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

← Retour aux décisions

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509363

Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B... contre l’ordonnance rejetant sa demande d’hébergement d’urgence et d’allocation pour demandeur d’asile. Le moyen unique de dénaturation, tiré de l’absence d’urgence particulière, est jugé insuffisant pour permettre l’admission. Cette décision confirme le rejet de la requête en référé-liberté.

09/04/2026