Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2605215
mardi 7 avril 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2605215 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... visant à enjoindre au recteur d'académie de statuer sur ses droits à congés annuels. Le juge constate que l'administration a déjà pris une décision sur ce sujet le 23 mars 2026, avant l'introduction de la requête. Par conséquent, les mesures d'injonction sollicitées, examinées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'ont plus d'objet puisqu'elles feraient obstacle à une décision déjà intervenue.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 mars 2026, Mme C... B..., agissant par le président en exercice, demande au juge des référés, statuant en application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
1°) d’enjoindre au recteur de l’académie d’Aix-Marseille de statuer par décision écrite et motivée sur les modalités de report ou d’indemnisation des 62 jours de congés annuels acquis et non pris, auxquels elle estime avoir droit ;
2°) à titre conservatoire, d’enjoindre l’administration de prendre toute mesure conservatoire permettant de préserver ses droits à congés dans l’attente d’un litige au fond et mettre fin au préjudice moral et financier subi ;
3°) d’assortir ces injonctions d’une astreinte de 100€ par jour de retard, à compter de la notification de l’ordonnance à venir ;
Elle soutient que :
- L’urgence de la situation est établie ;
- Les mesures demandées sont utiles.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mars 2026, le recteur de l’académie d’Aix-Marseille conclut au prononcé d’un non-lieu à statuer sur la requête.
Il soutient qu’il a pris une décision le 23 mars 2026.
Par un mémoire enregistré le 3 avril 2026, Mme B... persiste dans ses conclusions. Elle soutient que ses conclusions ont toujours un objet.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné M. A... pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». Aux termes de l’article L. 511-1 du même code : « Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. » ; Le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, peut prescrire en cas d’urgence, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures, autres que celles régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code, notamment sous forme d’injonctions adressées tant à des personnes privées que, le cas échéant, à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse, et sous réserve qu’elles ne fassent pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
2. Il résulte de l’instruction que par une décision en date du 23 mars 2026 le recteur de l’académie a statué sur les droits à congé de la requérante. Par suite, les mesures demandées tendent à faire obstacle à cette décision. Par suite les conclusions à fin d’injonction de la requête doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B... et au recteur de l’académie d’Aix-Marseille.
Fait à Marseille, le 7 avril 2026
Le juge des référés,
Signé
Jean-Marie A...
La République mande et ordonne au Ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, en ce qui le concerne et à tous les commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
P/La greffière en chef,
La greffière,
Par une requête enregistrée le 25 mars 2026, Mme C... B..., agissant par le président en exercice, demande au juge des référés, statuant en application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
1°) d’enjoindre au recteur de l’académie d’Aix-Marseille de statuer par décision écrite et motivée sur les modalités de report ou d’indemnisation des 62 jours de congés annuels acquis et non pris, auxquels elle estime avoir droit ;
2°) à titre conservatoire, d’enjoindre l’administration de prendre toute mesure conservatoire permettant de préserver ses droits à congés dans l’attente d’un litige au fond et mettre fin au préjudice moral et financier subi ;
3°) d’assortir ces injonctions d’une astreinte de 100€ par jour de retard, à compter de la notification de l’ordonnance à venir ;
Elle soutient que :
- L’urgence de la situation est établie ;
- Les mesures demandées sont utiles.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mars 2026, le recteur de l’académie d’Aix-Marseille conclut au prononcé d’un non-lieu à statuer sur la requête.
Il soutient qu’il a pris une décision le 23 mars 2026.
Par un mémoire enregistré le 3 avril 2026, Mme B... persiste dans ses conclusions. Elle soutient que ses conclusions ont toujours un objet.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné M. A... pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». Aux termes de l’article L. 511-1 du même code : « Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. » ; Le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, peut prescrire en cas d’urgence, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures, autres que celles régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code, notamment sous forme d’injonctions adressées tant à des personnes privées que, le cas échéant, à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse, et sous réserve qu’elles ne fassent pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
2. Il résulte de l’instruction que par une décision en date du 23 mars 2026 le recteur de l’académie a statué sur les droits à congé de la requérante. Par suite, les mesures demandées tendent à faire obstacle à cette décision. Par suite les conclusions à fin d’injonction de la requête doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B... et au recteur de l’académie d’Aix-Marseille.
Fait à Marseille, le 7 avril 2026
Le juge des référés,
Signé
Jean-Marie A...
La République mande et ordonne au Ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, en ce qui le concerne et à tous les commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
P/La greffière en chef,
La greffière,