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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2605233

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2605233

vendredi 27 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2605233
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé-liberté) pour obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la requérante, en se bornant à invoquer une insécurité juridique générale, ne démontre pas l'existence d'une situation d'**urgence particulière** justifiant une mesure dans un délai de 48 heures. **Textes appliqués** : Les articles L. 521-2 (conditions du référé-liberté) et L. 522-3 (rejet sans mise en oeuvre de la procédure contradictoire) du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 mars 2026, Mme A... B... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour ou une attestation sous quarante-huit heures.

Elle soutient que :
- l’urgence est caractérisée dès lors qu’elle est dépourvue de tout document de séjour ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d’aller et venir et à sa vie privée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Carotenuto, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». L’article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. ».

2. Il appartient au requérant, qui saisit le juge des référés sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, de justifier de circonstances particulières caractérisant une situation d’urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par l’article L. 521-2 soient remplies, qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures.

3. En se bornant à indiquer de façon générale que l’absence de document provisoire de séjour la place dans une insécurité juridique grave et porte atteinte à sa liberté d’aller et venir et à sa vie privée, Mme B... ne justifie pas de l’existence d’une situation d’urgence particulière au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative qui impliquerait qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale soit prise dans les quarante-huit heures. Par suite, la condition d’urgence ne peut être regardée comme remplie.

4. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de Mme B... dans toutes ses conclusions selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....

Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.

Fait à Marseille, le 27 mars 2026.


La juge des référés,


Signé


S. CAROTENUTO


La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,



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