Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge a constaté que l'étranger, initialement en rétention à Marseille, avait été transféré dans un centre de rétention administrative à Nice. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, il a en conséquence ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Nice, désormais territorialement compétent.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 mars 2026, M. B... C..., représenté par Me Méhauté, demande au tribunal :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d’annuler l’arrêté du 29 mars 2026 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A... pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d’éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / (…). / Il peut, par ordonnance : / (…) 2° Transmettre sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente (…) ». Aux termes de l’article R. 922-4 du même code : « (...) Lorsque, en cours d'instance, l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, placé ou maintenu en rétention administrative ou placé en détention, le tribunal administratif compétent est celui dans le ressort duquel est situé le lieu d'assignation, de rétention ou de détention. Le dossier est transmis à ce tribunal s'il diffère de celui devant lequel la requête a été présentée ».
Aux termes de l’article R. 221-3 du code de justice administrative : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : (…) / Nice : Alpes-Maritimes (…) ».
Par un courrier du 4 avril 2026, le préfet des Alpes-Maritimes a informé le tribunal administratif de Marseille que M. C..., qui a introduit la présente requête alors qu’il était placé en rétention administrative au sein du local de rétention administrative du Canet à Marseille, a été transféré au centre de rétention administrative de Nice le même jour. Il y a lieu, par suite, de transmettre le dossier au tribunal administratif de Nice, compétent pour statuer sur celle-ci en application des dispositions précitées du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de M. C... est transmis au tribunal administratif de Nice.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... et à la présidente du tribunal administratif de Nice.
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 7 avril 2026.
La magistrate désignée,
Signé
C. A...
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,