LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2000304

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2000304

mercredi 28 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2000304
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre JU
Avocat requérantBLACHE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 février et 28 mai 2020, Mme B A, représentée par Me Blache, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite du 29 janvier 2020 par laquelle la directrice du CERT a rejeté son recours gracieux et la décision du 13 novembre 2019 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté sa demande d'échange de son permis de conduire syrien contre un permis de conduire français ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un permis de conduire français dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa demander dans le même délai ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- en refusant de lui délivrer un permis de conduire français, le préfet a commis une erreur de droit dès lors que sa demande de rendez-vous a été enregistrée avant la modification le 1er octobre 2019 de la liste d'Etats procédant à l'échange de permis de conduire ;

- la liste actualisée du 1er octobre 2019 ne lui est pas opposable dès lors qu'elle n'a pas été publiée et qu'aucun élément ne permet d'en connaître l'origine ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'aucune information n'a été donnée à la requérante quant à l'actualisation de la liste d'Etats et qu'elle a besoin d'un permis de conduire français afin d'assurer un suivi éducatif de ses enfants et de s'insérer professionnellement en France ;

- elle est insuffisamment motivée dès lors qu'il est difficile de comprendre les motifs du refus d'échange et que cette décision se contredit avec la position du préfet en défense ;

- elle est entachée d'un défaut de base légale dès lors qu'elle se fonde sur une liste qui n'a aucune valeur juridique ;

- elle est illégale dès lors qu'en l'absence d'une nouvelle circulaire prise en application de l'arrêté du 12 janvier 2012, seule la circulaire du 3 août 2012 et ses annexes trouvait à s'appliquer ; par un décret n° 2017-1523, le ministre en charge de la sécurité routière a été habilité à prendre la liste d'Etats visée par l'article 14 de l'arrêté du 12 janvier 2012 par renvoi à l'article 14 de l'arrêté du 8 février 1999 ;

- le préfet de la Loire-Atlantique ne pouvait valablement se fonder sur la liste d'Etats actualisée au 1er octobre 2019 pour rejeter sa demande dès lors que celle-ci ne lui est pas opposable et que seule la liste en annexe de la circulaire du 3 août 2012 a une valeur juridique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mai 2020, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens invoqués par la requérante n'est fondé.

Mme A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 février 2020.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de la route ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- l'arrêté du 8 février 1999 fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen ;

- l'arrêté interministériel du 12 janvier 2012 fixant les conditions de reconnaissance et d'échanges de permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'espace économique européen ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges relevant de cet article.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le magistrat statuant seul a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, ressortissante syrienne, a sollicité le 29 octobre 2019 l'échange de son permis de conduire syrien contre un permis de conduire français. Par une décision du 13 novembre 2019, le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté cette demande au motif qu'aucun accord de réciprocité n'existe entre la France et la Syrie en matière de permis de conduire. Par un courrier du 26 novembre 2019, Mme A a exercé un recours gracieux auprès de la directrice du Centre d'Expertise et de Ressources Titres. Une décision implicite de rejet est née le 29 janvier 2020 du silence gardé par l'administration. Par sa requête, Mme A demande l'annulation de ces deux décisions.

2. En premier lieu, par un arrêté préfectoral du 17 septembre 2019, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Loire-Atlantique le même jour, Mme D, directrice du Centre d'Expertise et de Ressources Titres (CERT), a reçu compétence pour prendre tout arrêté ou décision individuelle, au nom du préfet, dans le cadre des attributions relevant de la compétence du CERT. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte doit, par suite, être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. La décision en litige vise les dispositions de l'article R. 222-3 du code de la route et de l'article 5 de l'arrêté du 12 janvier 2012 pris pour son application. Il ressort des termes de cette décision que le préfet de la Loire-Atlantique s'est fondé sur l'absence d'accord de réciprocité entre la France et la Syrie en matière d'échange de permis de conduire. La circonstance que le préfet se prévaudrait, à tort, d'un acte dépourvu de valeur juridique est sans incidence sur l'obligation de motivation. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 222-3 du code de la route : " Tout permis de conduire national, en cours de validité, délivré par un Etat ni membre de l'Union européenne, ni partie à l'accord sur l'Espace économique européen, peut être reconnu en France jusqu'à l'expiration d'un délai d'un an après l'acquisition de la résidence normale de son titulaire. Pendant ce délai, il peut être échangé contre le permis français, sans que son titulaire soit tenu de subir les examens prévus au premier alinéa de l'article D. 221-3 Les conditions de cette reconnaissance et de cet échange sont définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière, après avis du ministre de la justice et du ministre chargé des affaires étrangères. Au terme de ce délai, ce permis n'est plus reconnu et son titulaire perd tout droit de conduire un véhicule pour la conduite duquel le permis de conduire est exigé ". Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 12 janvier 2012 pris pour l'application de ces dispositions : " I. - Pour être échangé contre un titre français, tout permis de conduire délivré par un Etat n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen doit répondre aux conditions suivantes :/ A. Avoir été délivré au nom de l'Etat dans le ressort duquel le conducteur avait alors sa résidence normale, sous réserve qu'il existe un accord de réciprocité entre la France et cet Etat conformément à l'article R. 222-1 du code de la route. / () ". Aux termes de l'article 14 du même arrêté : " Une liste des Etats dont les permis de conduire nationaux sont échangés en France contre un permis français est établie conformément aux articles R. 222-1 et R. 222-3 du code de la route. Cette liste précise pour chaque Etat la ou les catégories de permis de conduire concernée (s) par l'échange contre un permis français. Elle ne peut inclure que des Etats qui procèdent à l'échange des permis de conduire français de catégorie équivalente et dans lesquels les conditions effectives de délivrance des permis de conduire nationaux présentent un niveau d'exigence conforme aux normes françaises dans ce domaine. / Les demandes d'échange de permis introduites avant la date de publication au JORF de la liste prévue au premier alinéa du présent article sont traitées sur la base de la liste prévue à l'article 14 de l'arrêté du 8 février 1999 modifié fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen ". L'article 14 de l'arrêté du 8 février 1999 dispose, dans sa rédaction applicable à l'espèce, que le ministre chargé des transports établit, après consultation du ministre des affaires étrangères, la liste des Etats qui procèdent à l'échange des permis de conduire français.

6. Aucune liste n'ayant été établie par le ministre des transports en application des dispositions de l'article 14 de l'arrêté du 12 janvier 2012, les demande d'échange doivent être traitées, en application du second alinéa du même article, sur base de la liste prévue à l'article 14 de l'arrêté du 8 février 1999 visé ci-dessus. Si la circulaire du 22 septembre 2006 du ministre des transports fait référence à une liste d'Etats sur le fondement de l'article 14 de l'arrêté du 8 février 1999, l'annexe de cette circulaire fixant cette liste n'a pas été mise en ligne sur le site internet relevant du Premier ministre comme prévu au premier alinéa de l'article 1er du décret du 8 décembre 2008 relatif aux conditions de publication des instructions et circulaires, repris à l'article R. 312-8 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, en application de l'article 2 du même décret, aux termes duquel les instructions et circulaire déjà signées " sont regardées comme abrogées si elles ne sont pas reprises sur le site mentionné à l'article 1er ", la liste annexée à la circulaire du 22 septembre 2006 doit être regardée comme abrogée. En outre, si une telle liste d'Etats est annexée à la circulaire du 3 août 2012, précisant l'application des dispositions de l'arrêté du 12 janvier 2012, cette liste ayant été arrêtée par le ministre de l'intérieur, elle ne saurait être regardée comme répondant aux exigences des dispositions de l'article 14 de l'arrêté du 12 janvier 2012. Dans ces conditions, pour déterminer si un permis de conduire délivré par un Etat n'appartenant ni à l'Union européenne ni à l'Espace économique européen est susceptible d'être échangé contre un permis français, il y a seulement lieu de vérifier si, conformément aux dispositions précitées de l'article 5 de l'arrêté du 12 janvier 2012, cet Etat est lié à la France par un accord de réciprocité en matière d'échange de permis de conduire.

7. Mme A soutient qu'en se fondant sur une autre liste que celle annexée à la circulaire du 3 août 2012, le préfet de la Loire-Atlantique a commis une erreur de droit et a privé de base légale sa décision, dès lors que seule cette liste a été régulièrement publiée, que le décret du 3 novembre 2017 a modifié les dispositions de l'article R. 222-3 du code de la route pour permettre au ministre en charge de la sécurité routière d'arrêter la liste d'Etats prévue à l'article 14 de l'arrêté du 12 janvier 2012 et qu'ainsi, le pouvoir règlementaire a rendu cette seule liste, sur laquelle figure la Syrie, opposable. Elle expose en outre que la liste actualisée au 1er octobre 2019 n'était pas applicable, dès lors que le rendez-vous en préfecture est intervenu avant la réactualisation de la liste. Enfin, elle fait valoir qu'en n'informant pas la requérante de l'actualisation de la liste au 1er octobre 2019 et en ne prenant pas en compte sa situation personnelle, le préfet de la Loire-Atlantique a commis une erreur manifeste d'appréciation.

8. D'une part, en vertu de l'article 7 du décret n° 2017-1523 du 3 novembre 2017, il appartient au ministre en charge de la sécurité routière de prendre un arrêté fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire étranger. Toutefois, ces dispositions n'ont pas eu pour effet de modifier celles de l'article 14 de l'arrêté du 12 janvier 2012 attribuant, par renvoi à l'article 14 de l'arrêté du 8 février 1999, au ministre chargé des transports la compétence de fixer la liste des Etats n'appartenant ni à l'Union Européenne, ni à l'Espace économique européen ayant un accord de réciprocité avec la France en matière de permis de conduire. Ainsi, en l'absence de toute liste d'Etats ayant conclu un accord de réciprocité avec la France établie par le ministre des transports, il revient au juge de l'excès de pouvoir de rechercher si un tel accord existait au jour où la décision attaquée a été adoptée par l'autorité administrative. En l'espèce, il est constant qu'aucun accord de réciprocité ne trouvait à s'appliquer entre la France et la Syrie au jour où le préfet de la Loire-Atlantique a rendu sa décision.

9. D'autre part, sauf dispositions expresses contraires, il appartient à l'autorité administrative de statuer sur les demandes dont elle est saisie en faisant application des textes en vigueur à la date de sa décision. Il en va notamment ainsi, en l'absence de texte y dérogeant, des décisions que l'administration est amenée à prendre, implicitement ou expressément, sur les demandes d'échange de permis de conduire qui lui sont présentées en application des dispositions citées au point 5 du présent jugement. Ainsi, le préfet de la Loire-Atlantique était tenu de se fonder sur le droit en vigueur au jour où il a pris la décision en litige. Or, il résulte de ce qui a été exposé au point précédent qu'aucun accord de réciprocité ne trouvait à s'appliquer au jour où le préfet de la Loire-Atlantique a pris la décision attaquée. Dès lors, c'est sans commettre d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation et sans priver de base légale sa décision, que le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté la demande de Mme A. Par suite, ces moyens doivent être écartés.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme A tendant à l'annulation de la décision préfectorale du 13 novembre 2019 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Blache et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera transmise pour information au préfet de la Loire-Atlantique.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2022.

Le magistrat désigné,

Signé

F. CLa greffière,

Signé

C. BENIS

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

la greffière,

C. Bénis

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions