LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2000888

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2000888

mardi 6 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2000888
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantSELAS ALIAS AVOCATS ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement du 24 novembre 2021, le tribunal administratif de Caen, avant de statuer sur la requête de Mme C A, a ordonné une mesure d'expertise afin qu'un médecin spécialisé en orthopédie détermine si l'affection dont souffre la requérante a évolué et s'est aggravée depuis l'accident de service du 19 octobre 2012 et, dans l'affirmative, si cette aggravation est, en tout ou partie, imputable aux fonctions occupées, ou si et pourquoi il est possible d'exclure tout lien entre les symptômes et l'accident du 19 octobre 2012.

L'expert désigné par le président du tribunal a déposé son rapport le 3 mai 2022.

Par courriers en date du 4 mai 2022, les parties ont été invitées à produire leurs observations en application du quatrième alinéa de l'article R. 621-9 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le rapport définitif d'expertise médicale du 3 mai 2022 ;

- l'ordonnance du 6 mai 2022 par laquelle le président du tribunal a taxé les frais et honoraires de l'expert.

Vu :

- le code de la défense ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- et les conclusions de M. Blondel, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 4123-2 du code de la défense : " Les militaires bénéficient des régimes de pensions ainsi que des prestations de sécurité sociale dans les conditions fixées par le code des pensions civiles et militaires de retraite, le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre et le code de la sécurité sociale ". Aux termes de l'article D. 713-7 du code de la sécurité sociale : " En matière d'affections imputables au service, les frais qui sont à la charge de l'Etat en vertu des dispositions statutaires ne donnent pas lieu à remboursement par la Caisse nationale militaire de sécurité sociale. Cette caisse peut se voir confier par convention au nom et pour le compte de l'Etat la gestion de l'octroi des prestations. Toutefois, en attendant les décisions concernant l'imputabilité, la caisse fournit les provisions nécessaires et est subrogée aux droits de l'intéressé à remboursement au titre du statut dans la limite des avances consenties ".

2. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise médicale déposé le 3 mai 2022, que Mme C A souffre " d'une arthrose fémoropatellaire préexistante (et possiblement asymptomatique) au traumatisme du 19 octobre 2012 ". L'expert a notamment constaté que, concernant les lésions fémoropatellaires apparues dans les mois qui ont suivi le traumatisme, il n'existait ni hypersignal osseux ni contusion ni aucun traumatisme focal pouvant rattacher l'usure bilatérale à l'accident de service du 19 octobre 2012. L'expert a conclu que " l'affection orthopédique dont souffre Mme A au niveau de ses deux genoux ne résulte aucunement (ni exclusivement ni partiellement) d'un lien, quel qu'il soit avec 1'accident ponctuel du 19 octobre 2012 ". Mme A ne conteste pas cette analyse. La ministre des armées était donc fondée à refuser à l'intéressée la prise en charge de ses soins au titre d'une affection imputable à un accident de service.

3. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation et en injonction présentées par Mme A doivent être rejetées.

4. Il y a lieu, en application des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, de mettre les frais et honoraires de l'expert, taxés et liquidés à la somme de 1 314,21 euros TTC par ordonnance du président du tribunal en date du 6 mai 2022, à la charge définitive de Mme A.

5. Enfin, dès lors que le ministre des armées et la caisse nationale militaire de sécurité sociale ne sont pas les parties perdantes, il n'y a pas lieu de mettre à leur charge le versement de la somme que Mme A demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les frais et honoraires d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 1 314,21 euros TTC, sont mis à la charge définitive de Mme A.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, au ministre des armées, et à la caisse nationale militaire de sécurité sociale.

Copie sera transmise à l'expert.

Délibéré après l'audience du 3 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Mondésert, président,

M. Berrivin, premier conseiller,

Mme Silvani, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2022.

Le rapporteur,

signé

A. B

Le président,

signé

X. MONDÉSERT

La greffière,

signé

A. LAPERSONNE

La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

la greffière,

A. Lapersonne

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions