vendredi 12 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2100294 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | FLEURUS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 février 2021, la société Team Active, représentée par Me Jourdan, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 14 décembre 2020 par laquelle le préfet du Calvados a prononcé un avertissement ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la décision :
- est entachée d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- est entachée d'un vice de procédure, la procédure suivie relevant du code du sport et non du code de la santé publique ;
- est entachée d'une erreur de droit.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mars 2021, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requête est irrecevable.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la santé publique ;
- le code du sport ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. La société Team Active est exploitante d'une piste de karting sur la commune de Cabourg. Par une décision du 14 décembre 2020, dont il est demandé l'annulation, le préfet du Calvados a prononcé un avertissement contre la société Team Active.
2. Aux termes de l'article R. 331-44 du code du sport : " L'autorité qui a délivré l'homologation peut, à tout moment, vérifier ou faire vérifier le respect des conditions ayant permis l'homologation. L'homologation peut être rapportée ou suspendue pour une durée maximale de six mois, après audition du gestionnaire, si la commission compétente a constaté qu'une ou plusieurs des conditions qu'elle avait imposées ne sont pas respectées ".
3. Il ressort des pièces du dossier que le préfet du Calvados a édicté le 9 novembre 2020 une mesure d'avertissement, qui a été notifiée au gérant de la société Team Active exploitant un circuit de karting sur la commune de Cabourg. Cette mesure intervient suite à un accident survenu sur la piste du circuit le 24 août 2020, après une procédure contradictoire organisée le 28 octobre 2020. Si l'avertissement ne fait pas partie des mesures dont dispose le préfet dans le cadre de la police spéciale d'homologation des circuits automobiles prévues à l'article R. 331-44 du code du sport, il ne constitue pas une mesure préalable prise dans le cadre d'une procédure obligatoire devant être suivie avant une mesure de retrait ou de suspension de l'homologation. Cet avertissement, qui s'apparente à une mise en garde et se borne à relever l'absence de mesure de police prise par le préfet, ne fait pas grief à son destinataire et n'est pas susceptible de faire l'objet d'un recours devant le juge administratif. La fin de non-recevoir tirée de l'irrecevabilité des conclusions doit donc être accueillie.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de la société Team Active doit être rejetée dans l'ensemble de ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de société Team Active est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Team Active et au préfet du Calvados.
Délibéré après l'audience du 27 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Cheylan, président,
M. Martinez, premier conseiller,
Mme Arniaud, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mai 2023.
Le rapporteur,
Signé
P. A
Le président,
Signé
F. CHEYLAN
La greffière,
Signé
C. BÉNIS
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. Bénis
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026