vendredi 12 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2100498 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | TAUGOURDEAU |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance du 1er mars 2021, la première vice-présidente du tribunal administratif de Nantes a renvoyé au tribunal administratif de Caen la requête de Mme B C, enregistrée le 12 février 2021 au tribunal administratif de Nantes.
Par cette requête, un mémoire et des pièces, enregistrés le 4 mars 2021, le 20 avril 2021 et le 26 janvier 2022, Mme B C, représentée par Me Taugourdeau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 18 décembre 2020 refusant de reconnaitre l'imputabilité au service de sa maladie ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Normandie de reconnaitre l'imputabilité au service de sa maladie ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision du 18 décembre 2020 ne mentionne pas la qualité de sa signataire ;
- l'administration ne l'a pas avertie du renvoi de la séance de la commission de réforme au 14 décembre 2020, la privant ainsi du droit d'être informée, de présenter des observations, de fournir des documents médicaux, d'être entendue et assistée et d'être convoquée ;
- la réunion du 14 décembre 2020 s'est tenue en l'absence d'un médecin spécialiste en psychiatrie ;
- le procès-verbal de la commission de réforme ne mentionne pas qu'elle avait formulé des observations et une signature est manquante ;
- la décision du 18 décembre 2020 est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conditions permettant la reconnaissance de l'imputabilité au service de maladies non répertoriées aux tableaux des maladies professionnelles mentionnés aux articles L 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale.
Par un mémoire enregistré le 2 décembre 2021, la rectrice de l'académie de Normandie conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation est inopérant ;
- les autres moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de M. Blondel, rapporteur public,
Considérant ce qui suit :
1. Mme B C a été affectée en qualité d'adjoint gestionnaire au lycée professionnel Flora Tristan, à la Ferté Macé (Orne) le 1er septembre 2019. A compter du 6 mai 2020, elle a été placée en arrêt de travail pour raison médicale et les arrêts maladie ont été reconduits sans interruption pendant presque six mois. Le 11 juin 2020, Mme C a déposé un dossier de déclaration de maladie professionnelle concernant une dépression réactionnelle. Par une décision du 18 décembre 2020, l'imputabilité au service de sa maladie n'a pas été reconnue. Par sa requête, Mme C demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions en annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci () ".
3. La circonstance que la décision contestée ne fait pas mention de la qualité de l'autorité signataire se révèle sans incidence sur la légalité de cette décision au regard des prescriptions de l'article L. 212-1 susmentionné, dès lors qu'elle comporte la signature de son auteur figurant sous la mention lisible de son prénom et de son nom et que ces éléments permettaient à l'agent d'identifier sans difficulté le signataire, à savoir la directrice adjointe des ressources humaines de l'académie de Normandie. Par suite, le moyen tiré de l'absence de mention de la qualité de la signataire doit, dans les circonstances de l'espèce, être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " () IV. - Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. () Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes de l'article 13 du décret du 14 mars 1986,: " La commission de réforme est consultée notamment sur : () 2. L'application des dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 susvisée dans les conditions prévues au titre VI bis () ". Aux termes de l'article 19 du même décret : " La commission de réforme ne peut délibérer valablement que si la majorité absolue des membres en exercice assiste à la séance ; un praticien de médecine générale ou le spécialiste compétent pour l'affection considérée doit participer à la délibération. / Les avis sont émis à la majorité des membres présents. / Lorsqu'un médecin spécialiste participe à la délibération conjointement avec les deux praticiens de médecine générale, l'un de ces deux derniers s'abstient en cas de vote. / La commission de réforme doit être saisie de tous témoignages rapports et constatations propres à éclairer son avis. / Elle peut faire procéder à toutes mesures d'instruction, enquêtes et expertises qu'elle estime nécessaires. / Le fonctionnaire est invité à prendre connaissance, personnellement ou par l'intermédiaire de son représentant, de la partie administrative de son dossier. Un délai minimum de huit jours doit séparer la date à laquelle cette consultation est possible de la date de la réunion de la commission de réforme ; il peut présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux. / La commission de réforme, si elle le juge utile, peut faire comparaître le fonctionnaire intéressé. Celui-ci peut se faire accompagner d'une personne de son choix ou demander qu'une personne de son choix soit entendue par la commission de réforme. / L'avis formulé en application du premier alinéa de l'article L. 31 du code des pensions civiles et militaires de retraite doit être accompagné de ses motifs. /Le secrétariat de la commission de réforme informe le fonctionnaire : - de la date à laquelle la commission de réforme examinera son dossier ; -de ses droits concernant la communication de son dossier et la possibilité de se faire entendre par la commission de réforme, de même que de faire entendre le médecin et la personne de son choix. / L'avis de la commission de réforme est communiqué au fonctionnaire sur sa demande ; / Le secrétariat de la commission de réforme est informé des décisions qui ne sont pas conformes à l'avis de la commission de réforme ".
5. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de cette décision ou s'il a privé les intéressés d'une garantie.
6. Il ressort des pièces du dossier que la séance de la commission de réforme qui était convoquée au 16 novembre 2020, lors de laquelle devait être examiné le dossier de Mme C, n'a pas pu se tenir en raison de l'absence des deux médecins et a été reportée au 14 décembre 2020. Si l'intéressée affirme ne pas avoir trace d'un courrier l'informant de ce report, il n'est pas contesté qu'elle a reçu le 29 octobre 2020 le courrier recommandé l'informant de la séance du 16 novembre 2020. Ce courrier lui indiquait expressément la possibilité de prendre connaissance personnellement, ou par l'intermédiaire de son représentant, de son dossier au service comité médical-commission de réforme. Il précisait ses modalités d'accès à la partie médicale de son dossier et indiquait : " vous avez la possibilité () de vous faire entendre, de même que de faire entendre le médecin et la personne de votre choix par la commission de réforme. Vous pouvez également présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux ". Il ne ressort pas des textes applicables à la fonction publique d'Etat que Mme C devait être convoquée par la commission de réforme pour y être entendue. La commission de réforme dispose de la faculté, si elle le juge utile, de faire comparaitre le fonctionnaire intéressé. Quand bien même Mme C n'aurait pas été destinataire du courrier l'informant du report de la séance de la commission de réforme, il ressort des pièces du dossier qu'elle n'a pas été privée d'une garantie. Par suite le moyen tiré du vice de procédure pour défaut d'information et de convocation à la séance de la commission de réforme du 14 décembre 2020 doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 12 du décret du 14 mars 1986 : " Dans chaque département, il est institué une commission de réforme départementale compétente à l'égard des personnels mentionnés à l'article 15. Cette commission, placée sous la présidence du préfet ou de son représentant, qui dirige les délibérations mais ne participe pas aux votes, est composée comme suit : 1. Le chef de service dont dépend l'intéressé ou son représentant ; 2. Le directeur départemental ou, le cas échéant, régional des finances publiques ou son représentant ; 3. Deux représentants du personnel appartenant au même grade ou, à défaut, au même corps que l'intéressé, élus par les représentants du personnel, titulaires et suppléants, de la commission administrative paritaire locale dont relève le fonctionnaire ; toutefois, s'il n'existe pas de commission locale ou si celle-ci n'est pas départementale, les deux représentants du personnel sont désignés par les représentants élus de la commission administrative paritaire centrale, dans le premier cas et, dans le second cas, de la commission administrative paritaire interdépartementale dont relève le fonctionnaire ; 4. Les membres du comité médical prévu à l'article 6 du présent décret. /Le secrétariat de la commission de réforme départementale est celui du comité médical prévu à l'article 6 du présent décret ". Aux termes de l'article 15 du même décret : " Le comité médical et la commission de réforme départementaux sont compétents à l'égard des fonctionnaires exerçant leurs fonctions dans les départements considérés, à l'exception des chefs des services extérieurs visés à l'article 14 ci-dessus et sous réserve des dispositions du dernier alinéa de cet article ". Aux termes de l'article 6 du même décret : " Dans chaque département, un comité médical départemental compétent à l'égard des personnels mentionnés à l'article 15 ci-après est constitué auprès du préfet. / La composition de ce comité est semblable à celle du comité médical ministériel prévu à l'article 5. Pour chacun des membres, un ou plusieurs suppléants sont désignés. / S'il ne se trouve pas, dans le département, un ou plusieurs des spécialistes agréés dont le concours est nécessaire, le comité médical départemental fait appel à des spécialistes résidents dans d'autres départements. Ces spécialistes font connaître, éventuellement par écrit, leur avis sur les questions de leur compétence. /Les membres du comité médical départemental sont désignés, pour une durée de trois ans, par le préfet parmi les praticiens figurant sur la liste prévue à l'article 1er du présent décret () ". Aux termes de l'article 5 du même décret : " () Ce comité comprend deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, pour l'examen des cas relevant de sa qualification, un spécialiste de l'affection pour laquelle est demandé le bénéfice du congé de longue maladie ou de longue durée prévu à l'article 34 (3e et 4e) de la loi du 11 janvier 1984 susvisée./Un suppléant est désigné pour chacun de ces membres ()". Aux termes de l'article 18 du même décret : " ( ) Le fonctionnaire intéressé et l'administration peuvent, en outre, faire entendre le médecin de leur choix par le comité médical ou la commission de réforme ".
8. Il ressort des pièces du dossier que la commission de réforme s'est réunie pour examiner le dossier de Mme C le 14 décembre 2020 et comprenait les deux praticiens de médecine générale dont la présence est exigée par les textes. Si l'administration avait sollicité auprès du secrétariat de la commission de réforme la présence d'un médecin psychiatre, elle n'en avait désigné aucun. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme C avait communiqué au secrétariat de la commission de réforme le nom d'un praticien à auditionner. La commission de réforme n'était pas tenue, dans ces circonstances, de comprendre en son sein un médecin spécialiste en psychiatrie ni d'en auditionner un. Le moyen tiré du vice de procédure en l'absence d'un médecin spécialiste en psychiatrie doit par suite être écarté.
9. En quatrième lieu, il ressort de l'examen des signatures figurant au procès-verbal de la séance du 14 décembre 2020 que la majorité absolue des membres ont assisté à la séance et notamment les deux praticiens de médecine générale. Il en résulte que la commission a pu délibérer valablement au regard des exigences de l'article 19 du décret précité exposé au point 4. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la requérante aurait présenté des observations écrites ou fourni des certificats médicaux à la commission de réforme, ce qui n'est pas contredit pas le procès-verbal de la commission. Aucun des vices allégués par la requérante concernant le défaut d'une signature ou encore le défaut de la mention indiquant qu'elle n'a pas formulé d'observations n'est de nature à l'avoir privée d'une garantie ou à avoir pu exercer une influence sur le sens de la décision contestée. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure en raison du défaut de mentions et du nombre irrégulier de signataires du procès-verbal de la commission de réforme doit être écarté.
10. En cinquième lieu, l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 cité au point 4 précise que, pour qu'une maladie non inscrite aux tableaux de maladies professionnelles puisse être reconnue imputable au service, le fonctionnaire ou ses ayants droit doit établir que cette maladie est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraine une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. Aux termes de l'article 47-8 du décret du 14 mars 1986 : " Le taux d'incapacité permanente servant de seuil pour l'application du troisième alinéa du même IV est celui prévu à l'article R. 461-8 du code de la sécurité sociale. / Ce taux correspond à l'incapacité que la maladie est susceptible d'entraîner. Il est déterminé par la commission de réforme compte tenu du barème indicatif d'invalidité annexé au décret pris en application du quatrième alinéa de l'article L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite ". Aux termes de l'article R. 461-8 du code de la sécurité sociale : " Le taux d'incapacité mentionné au quatrième alinéa de l'article L. 461-1 est fixé à 25 % ".
11. La maladie de Mme C n'est pas au nombre de celles qui bénéficient d'une présomption d'imputabilité au service. Pour être reconnue comme telle, sa pathologie doit remplir deux conditions cumulatives : le lien de causalité direct avec l'exercice des fonctions et le fait qu'elle entraine une incapacité permanente à 25 %. Il ressort des pièces du dossier que le lien de causalité entre l'exercice de ses fonctions par Mme C et sa maladie n'est pas contesté. En revanche, la maladie de l'intéressée ne remplit pas la condition tenant au taux d'incapacité permanente ainsi que l'a noté la commission de réforme et que l'avait estimé l'expert psychiatre missionné par le rectorat. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 18 décembre 2020 refusant de reconnaitre l'imputabilité au service de la maladie de Mme C doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
13. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ".
14. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais d'instance :
15. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que Mme C demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie sera adressée à la rectrice de l'académie de Normandie.
Délibéré après l'audience du 16 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Mondésert, président,
Mme Pillais, première conseillère,
Mme Silvani, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mai 2023.
La rapporteure,
Signé
M. PILLAIS
Le président,
Signé
X. MONDÉSERT
La greffière,
Signé
A. LAPERSONNE
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,
A. Lapersonne
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026