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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2101213

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2101213

vendredi 29 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2101213
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation2ème chambre
Avocat requérantSARL GRIFFITHS-GRIFFITHS DUTEIL ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 juin 2021, 30 août 2021 et 17 mars 2022, l'association " Les amis et voisins de La Taille " et M. A B, représentés par la SAS Cabinet Griffiths Duteil Associés, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler la délibération n° 2021/7 du 30 mars 2021 adoptée par l'établissement public de coopération intercommunal du Pays d'Auge dozuléen ;

2°) d'enjoindre au président de l'établissement public de coopération intercommunal du Pays d'Auge dozuléen de saisir le conseil syndical afin qu'il procède, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, à l'abrogation des dispositions du plan local d'urbanisme relatives au classement en zone 1AU de la parcelle cadastrée n° 42 ou à leur modification en vue d'interdire la création de tout nouveau lotissement sur cette parcelle ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au président de l'établissement public de coopération intercommunal du Pays d'Auge dozuléen de saisir le conseil syndical afin qu'il examine de nouveau, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, la demande formée en vue de l'abrogation des dispositions du plan local d'urbanisme relatives au classement en zone 1AU de la parcelle cadastrée n° 42 ou de leur modification en vue d'interdire la création de tout nouveau lotissement sur cette parcelle ;

4°) de mettre à la charge de l'établissement public de coopération intercommunal du Pays d'Auge dozuléen la somme de 10 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable ;

- la délibération est illégale dès lors que le conseil syndical n'a pas été régulièrement convoqué ;

- le classement de la parcelle litigieuse en zone 1AU et l'orientation d'aménagement et de programmation n° 10 étaient illégaux dès leur adoption en raison de leur incohérence manifeste avec les objectifs de construction de logements fixés par le projet d'aménagement et de développement durables ;

- ils sont devenus illégaux postérieurement à leur adoption en raison de la réalisation à Saint-Jouin du nombre de logements prévus par le projet d'aménagement et de développement durables ;

- ils sont devenus illégaux postérieurement à leur adoption en raison de l'approbation du schéma de cohérence territoriale du Nord Pays d'Auge, lequel prévoit une limite de consommation d'espace pour la construction de logements.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 août 2021, 11 février 2022 et 24 mars 2022, ce dernier mémoire n'ayant pas donné lieu à communication, l'établissement public de coopération intercommunal du Pays d'Auge dozuléen, représenté par Me Bouthors-Neveu, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge solidaire des requérants.

Il fait valoir que :

- les conclusions formées par l'association " Les amis et voisins de La Taille " ne sont pas recevables dès lors que le président de l'association ne justifie pas de sa qualité pour agir au nom de cette association ;

- les conclusions formées par cette association ne sont pas recevables dès lors que l'objet social de l'association ne lui donne pas un intérêt à agir ;

- les conclusions formées par M. B ne sont pas recevables dès lors qu'il n'était pas l'auteur de la demande d'abrogation du plan local d'urbanisme qui a fait l'objet, par la délibération attaquée, d'une décision de refus ;

- la requête est irrecevable dès lors que la délibération a le caractère d'un acte préparatoire à la décision de refus contenue dans le courrier du 31 mars 2021 de la vice-présidente de l'établissement public de coopération intercommunal du Pays d'Auge dozuléen ;

- pour le surplus, les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. D ;

- les conclusions de M. Blondel, rapporteur public ;

- les observations de Me Roche, représentant l'association " Les amis et voisins de La Taille " et M. B et celles de Me Bouthors-Neveu, représentant l'établissement public de coopération intercommunale.

Considérant ce qui suit :

1. Par courrier du 3 février 2021, l'association " Les amis et voisins de La Taille " a saisi l'établissement public de coopération intercommunale (EPCI) du Pays d'Auge dozuléen d'une demande tenant, en premier lieu, à l'abrogation du classement, par le règlement du plan local d'urbanisme, de la parcelle cadastrée n° 42 en zone 1AU ou, à titre subsidiaire, à la modification du plan local d'urbanisme en vue d'interdire la création de tout nouveau lotissement sur cette parcelle. Le courrier du 3 février 2021 tendait, en second lieu, à l'abrogation de l'orientation d'aménagement et de programmation n° 10 de ce plan en ce qui concerne le classement en zone 1AU de la parcelle litigieuse ou, à titre subsidiaire, à sa modification en vue d'interdire la création de tout nouveau lotissement sur cette parcelle. Par délibération n° 2021/7 du 30 mars 2021, l'EPCI du Pays d'Auge dozuléen a rejeté cette demande.

Sur la légalité de la délibération attaquée :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales, rendu applicable aux établissements publics de coopération intercommunale par l'article L. 5211-3 du même code, dans leur rédaction applicable au litige : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. Pour les décisions individuelles, cette transmission intervient dans un délai de quinze jours à compter de leur signature. / () Le maire peut certifier, sous sa responsabilité, le caractère exécutoire de ces actes. () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que, par arrêté du 19 mars 2021, le président de l'EPCI du Pays d'Auge dozuléen a délégué à Mme Gaugain, vice-présidente, " les fonctions relatives aux démarches et actes à prendre en vue d'apporter une réponse " à la demande formée par l'association requérante. Cet arrêté porte un cachet indiquant qu'il a été reçu par le représentant de l'Etat le même jour tandis que, par ailleurs, une attestation du président de l'EPCI du Pays d'Auge dozuléen faisant état de son affichage à compter du 19 mars 2021 est versée au dossier. Ainsi, contrairement à ce que soutiennent les requérants, qui ne font pas valoir que les mentions de cette attestation seraient inexactes, l'arrêté du 19 mars 2021 est entré en vigueur le même jour en application des dispositions de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales. En outre et contrairement à ce que soutiennent les requérants, le caractère exécutoire de cet arrêté portant délégation de fonctions, acte réglementaire, n'était pas subordonné à une notification individuelle. Dès lors, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que Mme C n'était pas compétente, le 19 mars 2021, pour convoquer le même jour les membres du conseil syndical à la séance du 30 mars 2021, à l'occasion de laquelle la délibération attaquée a été adoptée. Le moyen soulevé à cet égard doit être écarté.

4. En deuxième lieu, l'association requérante et M. B soutiennent que le classement de la parcelle litigieuse en zone 1AU et l'orientation d'aménagement et de programmation n° 10 étaient illégaux dès l'approbation du plan local d'urbanisme, intervenue le 26 septembre 2012, en raison de leur incohérence manifeste avec les objectifs de construction de logements fixés par le projet d'aménagement et de développement durables.

5. Aux termes de l'article L. 123-1-5 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable à la date de l'approbation du plan local d'urbanisme en cause : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés à l'article L. 121-1, qui peuvent notamment comporter l'interdiction de construire, délimitent les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger et définissent, en fonction des circonstances locales, les règles concernant l'implantation des constructions. () ". Pour apprécier la cohérence ainsi exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le projet d'aménagement et de développement durables, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme à une orientation ou un objectif du projet d'aménagement et de développement durables ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.

6. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 123-1-4 du même code, alors applicable : " Dans le respect des orientations définies par le projet d'aménagement et de développement durables, les orientations d'aménagement et de programmation comprennent des dispositions portant sur l'aménagement, l'habitat, les transports et les déplacements. () ".

7. En l'espèce, les requérants indiquent que le projet d'aménagement et de développement durables assignait à la commune de Saint-Jouin, où se trouve la parcelle cadastrée n° 42, un objectif de création de 20 nouveaux logements tout en prévoyant le classement en zone 1AU de deux parcelles de grande taille sur cette commune. Ils font valoir que l'urbanisation de l'ensemble de ces deux parcelles amène nécessairement à construire un nombre de logements supérieur à 20, de sorte que le classement de ces parcelles aurait été entaché d'une incohérence manifeste avec le projet d'aménagement et de développement durables dès l'approbation du plan local d'urbanisme.

8. Toutefois, il résulte des termes de ce projet qu'il vise à " insuffler une politique volontariste de production de logements afin de soutenir le développement démographique et économique " et que " pour répondre à ces besoins, l'EPCI doit organiser la production de logements en quantité suffisante et en qualité ". Le projet fixe à cet égard un objectif de construction de 450 à 500 logements à l'échelle du territoire couvert par le plan local d'urbanisme dans une période de 10 à 15 ans. Si le projet d'aménagement et de développement durables prévoit une " évolution projetée " de 20 logements à Saint-Jouin, cet objectif n'est en rien décrit comme strictement limitatif. Par ailleurs, si le projet fait également état d'une nécessité de limiter l'étalement urbain par l'épaississement des structures urbaines et la densification, il ressort des pièces du dossier que la parcelle cadastrée n° 42 s'insère dans un espace libre de constructions au sein d'une zone d'habitat, de sorte qu'elle se conforme aux objectifs ainsi retenus par le projet d'aménagement et de développement durables. Les requérants ne sont dès lors pas fondés à soutenir que le classement de la parcelle litigieuse est entaché d'incohérence avec ce projet. Pour les mêmes motifs, l'orientation d'aménagement et de programmation n° 10, qui se borne à organiser l'insertion de la parcelle litigieuse de la zone d'habitat en cause, n'est pas davantage entachée d'incohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables. Par suite, le moyen soulevé à cet égard doit être écarté.

9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3 ". Aux termes de l'article L. 151-6 du même code : " Les orientations d'aménagement et de programmation comprennent, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, des dispositions portant sur l'aménagement, l'habitat, les transports, les déplacements et, en zone de montagne, sur les unités touristiques nouvelles. () ".

10. Les requérants soutiennent que le classement de la parcelle litigieuse en zone 1AU et l'orientation d'aménagement et de programmation n° 10 sont devenus illégaux postérieurement à leur adoption en raison de la réalisation à Saint-Jouin du nombre de logements prévus par le projet d'aménagement et de développement durables. Il résulte toutefois des motifs retenus au point 8 que le nombre de 20 nouveaux logements à bâtir à Saint-Jouin, prévu par le projet d'aménagement et de développement durables, ne peut être regardé comme un objectif limitatif proscrivant toute création de logements supplémentaires. Ainsi, alors même que l'ouverture à l'urbanisation de la parcelle cadastrée n° 42 conduit à dépasser le nombre de 20 logements construits à Saint-Jouin depuis l'approbation du plan local d'urbanisme, le classement de la parcelle litigieuse en zone 1AU et l'orientation d'aménagement et de programmation n° 10 ne sont entachés d'aucune incohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables. Par suite, le moyen soulevé à cet égard doit être écarté.

11. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 142-1 du code de l'urbanisme, en vigueur à la date de la délibération attaquée : " Sont compatibles avec le document d'orientation et d'objectifs du schéma de cohérence territoriale : / 1° Les plans locaux d'urbanisme prévus au titre V du présent livre () ". Il résulte de ces dispositions qu'à l'exception des cas limitativement prévus par la loi dans lesquels les schémas de cohérence territoriale peuvent contenir des normes prescriptives, ceux-ci doivent se borner à fixer des orientations et des objectifs. Les plans locaux d'urbanisme sont soumis à une simple obligation de comptabilité avec ces orientations et objectifs. Si ces derniers peuvent être en partie exprimés sous forme quantitative, il appartient aux auteurs des plans locaux d'urbanisme, qui déterminent les partis d'aménagement à retenir en prenant en compte la situation existante et les perspectives d'avenir, d'assurer, ainsi qu'il a été dit, non leur conformité aux énonciations des schémas de cohérence territoriale, mais leur compatibilité avec les orientations générales et les objectifs qu'ils définissent. Pour apprécier la compatibilité d'un plan local d'urbanisme avec un schéma de cohérence territoriale, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle de l'ensemble du territoire couvert en prenant en compte l'ensemble des prescriptions du document supérieur, si le plan ne contrarie pas les objectifs qu'impose le schéma, compte tenu des orientations adoptées et de leur degré de précision, sans rechercher l'adéquation du plan à chaque disposition ou objectif particulier.

12. En l'espèce, les requérants soutiennent que le classement de la parcelle litigieuse en zone 1AU et l'orientation d'aménagement et de programmation n° 10 sont devenus illégaux postérieurement à leur adoption en raison de l'approbation, le 29 février 2020, du schéma de cohérence territoriale du Nord Pays d'Auge, lequel prévoit dans son document d'orientation et d'objectifs une limite de consommation d'espace pour la construction de logements. Ils indiquent qu'une enveloppe maximale de 13 hectares de terres à bâtir sur 20 ans a été affectée à huit communes dites d'appui, dont Saint-Jouin. Il ressort toutefois des pièces du dossier, et notamment du courrier du 10 mai 2021, que le syndicat mixte pour le schéma de cohérence territoriale du Nord Pays d'Auge n'entend pas procéder à la répartition de cette enveloppe entre les huit communes d'appui. Les requérants se prévalent, par ailleurs, d'une délibération de la communauté de communes Normandie Cabourg Pays d'Auge du 28 juin 2021 portant sur la répartition de cette enveloppe. Il résulte toutefois des termes de cet acte, dont l'article 2 précise que les surfaces qui y sont indiquées " n'ont pas de valeur opposable mais constituent un accord moral ", que la répartition décrite dans la délibération en cause est dépourvue de portée contraignante. Au surplus, il apparaît que la superficie maximale autorisée de consommation d'espace pour la commune de Saint-Jouin est définie dans cette délibération par la seule mention " Répartie par le PLUi ", à l'exclusion de toute valeur chiffrée, à l'inverse d'autres communes.

13. Par ailleurs, les requérants font valoir que la répartition d'une enveloppe de 13 hectares entre huit communes conduit à allouer entre 1,3 et 1,6 hectares par commune selon que la répartition est faite à parts égales ou en fonction de la superficie de ces communes, de sorte que l'urbanisation de la parcelle cadastrée n° 42, dont la superficie s'élève à 2,2 hectares, conduit nécessairement à dépasser le plafond fixé par l'enveloppe. Il demeure toutefois qu'une répartition en fonction d'autres considérations, traduisant le parti d'aménagement retenu pour le territoire, peut être adoptée. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le classement de la parcelle litigieuse en zone 1AU et l'orientation d'aménagement et de programmation n° 10 sont incompatibles avec le schéma de cohérence territoriale du Nord Pays d'Auge approuvé le 29 février 2020. Par suite, le moyen soulevé à cet égard doit être écarté.

14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir, que les conclusions à fin d'annulation de la délibération n° 2021/7 du 30 mars 2021 adoptée par l'EPCI du Pays d'Auge dozuléen doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.

Sur les frais liés au litige :

15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge solidaire de l'association " Les amis et voisins de La Taille " et M. B la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens à verser à l'EPCI du Pays d'Auge dozuléen. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font en revanche obstacle à ce que soit mise à la charge de l'EPCI du Pays d'Auge dozuléen, qui n'est pas partie perdante en la présente instance, la somme que les requérants demandent sur ce fondement.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de l'association " Les amis et voisins de La Taille " et M. B est rejetée.

Article 2 : L'association " Les amis et voisins de La Taille " et M. B verseront solidairement la somme de 1 500 euros à l'EPCI du Pays d'Auge dozuléen au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association " Les amis et voisins de La Taille ", à M. A B et à l'établissement public de coopération intercommunale du Pays d'Auge dozuléen.

Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Guillou, président,

Mme Saint-Macary, première conseillère,

M. Blanchard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juillet 2022.

Le rapporteur,

SIGNÉ

A. D

Le président,

SIGNÉ

H. GUILLOU

La greffière,

SIGNÉ

A. LAPERSONNE

La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

la greffière,

A. Lapersonne

No 2101213

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