LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2101294

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2101294

vendredi 17 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2101294
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre JU
Avocat requérantARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 juin 2021, Mme C A, représentée par Me Grebille-Romand, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision référencée 48 SI du 21 avril 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les décisions de retrait de points mentionnées dans cette décision ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de reconstituer le solde de points affecté à son permis de conduire et de lui délivrer ce permis dans un délai de huit jours à compter du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Elle soutient que :

- elle n'a jamais reçu notification des décisions de retrait de points concourant à la décision d'invalidation du permis de conduire ;

- il revient au ministre de l'intérieur de démontrer qu'elle a reçu l'information préalable imposée par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;

- il lui est impossible de rapporter la preuve négative de ce qu'elle n'aurait pas reçu cette information préalable ;

- les décisions de retrait de points successives méconnaissent les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, en l'absence d'information préalable ;

- il revient également au ministre de l'intérieur de démontrer que les infractions relevées par procès-verbal électronique ont permis à la requérante d'être informée des mentions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, ou que ces informations ont été portées à sa connaissance lors d'une autre infraction récente ;

- le paiement d'une amende forfaitaire le jour où l'infraction a été relevée ne permet pas d'établir que la requérante aurait reçu l'information imposée par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 août 2021, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer partiel, certains des points retirés ayant été restitués postérieurement à l'introduction de la requête, et au rejet de la requête au fond.

Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat statuant seul a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C A a fait l'objet de plusieurs décisions de retrait de points de son permis de conduire consécutives à des infractions au code de la route commises les 25 septembre 2020, 4 juin 2020, 1er juin 2020, 2 mars 2020, 26 février 2020, 1er février 2020, 25 janvier 2020, 6 février 2020, 3 février 2020, 24 juin 2019, 22 avril 2019, 17 août 2018, 17 juin 2018 et 29 mai 2018. Par une décision référencée 48 SI et datée du 21 avril 2021, le ministre de l'intérieur a notifié à Mme A l'ensemble des retraits de points résultant de ces infractions et a prononcé l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Mme A demande l'annulation de cette dernière décision et des retraits de points successifs qu'elle mentionne.

Sur l'exception de non-lieu à statuer :

2. Aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " () Toutefois, en cas de commission d'une infraction ayant entraîné le retrait d'un point, ce point est réattribué au terme du délai de six mois à compter de la date mentionnée au premier alinéa, si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans cet intervalle, une infraction ayant donné lieu à un nouveau retrait de points () ".

3. Il ressort du relevé intégral d'information produit en défense que le solde de points affecté au permis de conduire Mme A a été crédité d'un point à trois reprises, entre mai 2019 et mars 2020. Ces restitutions de points correspondent aux retraits de points consécutifs aux infractions commises les 24 juin 2019, 22 avril 2019 et 29 mai 2018. Après réintégration de ces trois points, le solde de points du permis de conduire de Mme A demeurait nul en raison de l'infraction commise le 25 septembre 2020. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme A en ce qu'elles tendent à l'annulation de ces trois décisions de retrait de points.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le retrait de points consécutif à l'infraction du 25 septembre 2020 :

4. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. () / La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. () ". L'article L. 223-3 du même code dispose : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. / Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif. ".

5. L'information prévue par les dispositions précitées du code de la route constitue une formalité substantielle dont l'accomplissement, qui est une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis, est une condition de la régularité de la procédure suivie et, partant, de la légalité du retrait de points.

6. L'article R. 49 du code de procédure pénale prévoit, dans son II issu du décret du 26 mai 2009, que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire " peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique ". En vertu des dispositions de l'article A. 37-14 du même code, issu d'un arrêté du 2 juin 2009, ultérieurement reprises à l'article A. 37-19, issu d'un arrêté du 13 mai 2011 et modifié par un arrêté du 6 mai 2014, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal, d'une part, la signature de l'agent verbalisateur, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, issu d'un arrêté du 4 décembre 2014, en cas d'infraction entraînant un retrait de points, le résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée précise qu'elle entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

7. Lorsqu'une infraction entraînant un retrait de points est constatée au moyen d'un appareil conforme à ces dispositions, dont la mise en œuvre a été généralisée à l'occasion d'une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, l'agent verbalisateur invite le contrevenant à apposer sa signature sur une page écran où figure l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. Par ailleurs, la mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.

8. Pour contester la légalité du retrait de points opéré en raison de l'infraction du 25 septembre 2020, la requérante soutient qu'elle n'a jamais reçu l'information préalable imposée par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Toutefois, il résulte de l'instruction que cette infraction a été constatée au moyen d'un procès-verbal électronique d'infraction. Ainsi qu'il a été exposé au point précédent, ce procès-verbal contient l'ensemble des informations devant être portées à la connaissance de la personne verbalisée. En outre, l'absence de signature par la requérante du procès-verbal électronique ne le prive pas de force probante dès lors que la mention " refus de signer " a été inscrite par l'agent verbalisateur en bas du document. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne les retraits de points consécutifs aux infractions commises les 4 juin 2020, 1er juin 2020, 2 mars 2020, 26 février 2020, 1er février 2020, 25 janvier 2020, 6 février 2020, 3 février 2020, 17 août 2018 et 17 juin 2018 :

9. La délivrance, préalablement au règlement de l'amende, de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une condition de la légalité des décisions de retrait de points. Le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée prévue par le second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale implique nécessairement qu'il a préalablement reçu l'avis d'amende forfaitaire majorée. Tant avant qu'elles ne soient rendues obligatoires par un arrêté du 13 mai 2011 introduisant dans le code de procédure pénale un article A. 37-28, que depuis l'entrée en vigueur de cet arrêté, le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration est revêtu des mentions qui permettent au contrevenant de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende, il sera procédé au retrait de points et qui portent à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Ainsi, le paiement de l'amende forfaitaire majorée suffit à établir que l'administration s'est acquittée envers le titulaire du permis de son obligation d'information, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre que cet avis était inexact ou incomplet. Enfin, la délivrance de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ne saurait résulter de la seule circonstance qu'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée a été émis à raison de cette infraction et qu'un avis d'amende forfaitaire majorée a été adressé à l'intéressé, dès lors que l'administration n'établit pas que le contrevenant aurait reçu ces documents ou qu'il aurait payé l'amende forfaitaire majorée correspondante.

10. Aucun principe général ni aucune disposition législative ou réglementaire ne fait obligation au titulaire d'un permis de conduire de déclarer sa nouvelle adresse à l'autorité administrative en cas de changement de domicile. En outre, la circonstance que l'intéressé soit également titulaire du certificat d'immatriculation d'un véhicule et qu'en cette qualité il soit tenu, par les dispositions de l'article R. 322-7 du code de la route, de signaler son changement de domicile aux services compétents, est sans incidence sur l'étendue des obligations qui lui incombent en vertu des règles applicables au titre du permis de conduire.

11. Si le relevé d'information intégral produit en défense établit que Mme A a été rendue destinataire d'un avis d'amende forfaitaire majorée, cette circonstance n'est pas de nature à établir qu'elle aurait payé ces amendes et donc qu'elle aurait reçu l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, ni même, en l'absence de paiement, qu'elle aurait bien reçu notification de ces avis d'amende forfaitaire majorée comportant cette information. Le ministre de l'intérieur produit les avis d'amende forfaitaire majorée transmis à la requérante suite aux infractions relevées les 4 juin 2020, 1er juin 2020, 2 mars 2020, 26 février 2020, 1er février 2020, 25 janvier 2020, 6 février 2020, 3 février 2020, 17 août 2018 et 17 juin 2018. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que l'adresse à laquelle ils ont été envoyés soit celle de la requérante et qu'ainsi, malgré la mention " avisé et non réclamé " apposée sur ces plis, la requérante aurait reçu notification régulière de ces avis. Contrairement à ce que soutient le ministre de l'intérieur, Mme A n'était pas tenue, en sa qualité de détentrice du permis de conduire, de signaler un changement d'adresse auprès de ses services. Compte tenu de ces éléments, le ministre de l'intérieur n'établit pas que Mme A ait reçu l'information requise préalablement aux décisions de retrait de points liées à ces infractions. Dès lors, Mme A est fondée à soutenir que les retraits de points consécutifs aux infractions des 4 juin 2020, 1er juin 2020, 2 mars 2020, 26 février 2020, 1er février 2020, 25 janvier 2020, 6 février 2020, 3 février 2020, 17 août 2018 et 17 juin 2018 ont été prononcés à la suite d'une procédure irrégulière.

12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est seulement fondée à demander l'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 4 juin 2020, 1er juin 2020, 2 mars 2020, 26 février 2020, 1er février 2020, 25 janvier 2020, 6 février 2020, 3 février 2020, 17 août 2018 et 17 juin 2018, ainsi que, par voie de conséquence, l'annulation de la décision référencée 48 SI du 21 avril 2021.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

13. Le présent jugement implique seulement que le ministre de l'intérieur restitue à la requérante les points illégalement retirés de son permis de conduire, dans la limite toutefois du plafond maximum de douze points dont tout permis de conduire est légalement doté. Il y a lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur de procéder à cette restitution dans le délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

14. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme que demande Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus de lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre les décisions de retrait de points relatives aux infractions commises les 24 juin 2019, 22 avril 2019 et 29 mai 2018.

Article 2 : Les décisions de retrait de points du permis de conduire de Mme A consécutives aux infractions relevées les 4 juin 2020, 1er juin 2020, 2 mars 2020, 26 février 2020, 1er février 2020, 25 janvier 2020, 6 février 2020, 3 février 2020, 17 août 2018 et 17 juin 2018, ainsi que la décision référencée 48 SI du 21 avril 2021, sont annulées.

Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de restituer à Mme A les points illégalement retirés de son permis de conduire, dans la limite du plafond maximum de douze points dont tout permis de conduire est légalement doté, dans le délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mars 2023.

Le magistrat désigné,

Signé

F. BLa greffière,

Signé

C. BÉNIS

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière,

C. Bénis

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions