vendredi 30 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2102652 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET COUDRAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er décembre 2021, complétée les 2, 9 et 13 décembre suivants, et un mémoire en réplique déposé le 19 septembre 2022, M. F I, M. L O, Mme D E, M. L U, Mme AD X, Mme P J, Mme W K, Mme AF AA, M. S AA, M. Z R, M. Q V, Mme Y M, Mme A N, Mme AE B, M. G AC et M. T H, ce dernier ayant été désigné en tant que représentant unique pour l'application des dispositions de l'article R. 411-5 du code de justice administrative, tous représentés par la selarl Médéas en la personne de Me Soublin, demandent au tribunal administratif :
1°) d'annuler l'arrêté n° PC 050 003 21 W0018 en date du 10 juin 2021 par lequel le maire d'Agon-Coutainville a délivré à la société Vinci Immobilier nord-est un permis de construire autorisant l'édification d'un ensemble immobilier de trente-huit logements collectifs ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Agon-Coutainville et de la société Vinci Immobilier nord-est une somme de 5 000 euros au titre des frais d'instance.
M. H et autres soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
- le dossier de permis de construire est incomplet ;
- le permis de construire méconnait l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme
- il méconnaît les articles UB 3 et UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît l'article UB 6 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît les articles UB 10 et UC 10 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- les mêmes articles UB 10 et UC 10 sont entachés d'illégalité ;
- le permis de construire méconnaît les articles UB 11 et UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît les articles UB 12 et UC 12 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît l'article UB 13 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît les articles UB 15 et UC 15 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire enregistré le 7 mars 2022, la société Vinci Immobilier nord-est, représentée par la Selarl Griffiths Duteil et associés, demande au tribunal de rejeter la requête et mettre à la charge de M. C et autres la somme de 1 000 euros au titre des frais d'instance.
La société soutient que la requête est irrecevable et que les moyens ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 18 mars 2022, la commune d'Agon-Coutainville, représentée par la Selarl Cabinet Coudray, demande au tribunal de rejeter la requête et mettre à la charge de M. C et autres la somme de 2 500 euros au titre des frais d'instance.
La commune soutient que les moyens soulevés à l'appui de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le jugement n° 2101893 en date du 30 décembre 2022.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. AB,
- les conclusions de M. Blondel, rapporteur public,
- les observations de Me Soublin, représentant M. H et autres, les observations de Me Dugué, représentant la commune d'Agon-Coutainville, et les observations de Me Roche, représentant la société Vinci Immobilier nord-est.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, M. H et autres demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 10 juin 2021 par lequel le maire d'Agon-Coutainville a accordé à la société Vinci Immobilier nord-est un permis de construire un ensemble immobilier de trente-huit logements.
2. Par un jugement n° 2101893 en date du 30 décembre 2022, le tribunal administratif a prononcé l'annulation de l'arrêté du maire d'Agon-Coutainville en date du 21 juin 2021, objet du présent contentieux. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. H et autres.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge d'une des parties, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. H et autres.
Article 2 : Les demandes de M. H et autres, de la commune d'Agon-Coutainville et de la société Vinci immobilier nord-est tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. T H en sa qualité de représentant unique des requérants, à la commune d'Agon-Coutainville et à la société Vinci immobilier nord-est.
Copie pour information sera transmise au préfet de la Manche.
Délibéré après l'audience du 29 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Mondésert, président-rapporteur,
M. Berrivin, premier conseiller,
Mme Silvani, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.
Le premier conseiller,
Signé
A. BERRIVIN
Le président-rapporteur,
Signé
X. AB
La greffière,
Signé
A. LAPERSONNE
La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
la greffière,
A. Lapersonne
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026