vendredi 3 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2200057 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | BLACHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 10 janvier, 28 février et 15 mars 2022, M. A C, représenté par Me Blache, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née de l'absence de réponse à sa demande de titre de séjour du 5 mai 2021, ainsi que l'arrêté du 11 février 2022 par lequel le préfet du Calvados lui a expressément refusé la délivrance du titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet du Calvados, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour d'un an portant la mention " salarié " dans le délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir sous astreinte de cent euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de lui délivrer un titre de séjour d'un an portant la mention " vie privée et familiale ", dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, à titre encore subsidiaire, de réexaminer sa demande et de prendre une nouvelle décision dans un délai de trois mois à compter de la décision à intervenir et dans l'attente, de lui délivrer, sans délai, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. C soutient que :
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
- la décision implicite portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;
- la décision portant refus de titre de séjour méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense enregistrés les 28 février et 22 mars 2022, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les observations de Me Blache, représentant le requérant.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, né le 31 juillet 1978, de nationalité azerbaïdjanaise, est selon ses déclarations entré en France le 20 juillet 2013 muni d'un visa de court séjour. Le 7 mai 2014, il a fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français qu'il n'a pas exécutée. M. C a présenté une demande tendant à l'obtention du statut de réfugié, qui a été rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 5 octobre 2015. Le 2 décembre 2015, il a sollicité le réexamen de sa demande d'asile. Sa demande a été rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 8 avril 2016. Le 27 février 2019, il a présenté, sur le fondement des articles L. 313-11 (7°) et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicables, une demande d'admission exceptionnelle au séjour qui a été implicitement rejetée. Par un courrier du 5 mai 2021, reçu le 10 mai suivant, l'intéressé a sollicité un titre de séjour portant la mention " salarié " sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par le préfet du Calvados sur cette demande, dont M. C sollicite l'annulation. Puis, par un arrêté du 11 février 2022, dont M. C demande également l'annulation, le préfet du Calvados a expressément rejeté sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions :
2. Par un arrêté du 2 septembre 2021, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 14-2021-161 du 6 septembre 2021 et consultable sur le site internet de la préfecture, le préfet du Calvados a donné délégation à la cheffe du bureau du séjour à l'effet de signer tous les arrêtés et décisions relevant des attributions de ce bureau. Celles-ci comprennent, en application de l'article 3-4-1 de l'arrêté préfectoral du 30 août 2021 portant organisation des services de la préfecture du Calvados, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 14-2021-158 le 31 août 2021 et consultable sur le site internet de la préfecture, la rédaction et la notification des décisions de refus de séjour avec ou sans obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".
4. Si le silence gardé par l'administration sur une demande fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite, présentée en application des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, se substitue à la première décision. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation de cette décision implicite doivent être regardées comme dirigées contre la seconde décision et celle-ci ne peut être utilement contestée au motif que l'administration aurait méconnu ces dispositions en ne communiquant pas au requérant les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois qu'elles lui impartissent.
5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 1er novembre 2021 adressé au préfet du Calvados, M. C a sollicité la communication des motifs de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Ainsi qu'il a été dit au point 1, le préfet du Calvados a explicitement rejeté la demande de titre de séjour de l'intéressé par un arrêté du 11 février 2022. Il en résulte que les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet initialement intervenue doivent être regardées comme dirigées contre la décision de refus de titre de séjour du 11 février 2022, laquelle énonce au demeurant les considérations de droit et de fait qui la fonde. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté comme inopérant.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
7. En l'espèce, d'une part, si M. C est présent sur le territoire français depuis 2013, il s'y est maintenu durant une longue période en situation irrégulière en méconnaissant une décision du 7 mai 2014 lui faisant obligation de quitter le territoire. En outre, le fait qu'il soit parent d'un enfant français et qu'il vive en France avec son épouse, laquelle est au demeurant de nationalité azerbaïdjanaise, ne caractérise pas des circonstances humanitaires ou des motifs exceptionnels justifiant la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale ", alors de surcroît que l'intéressé n'indique pas être exposé à un risque en cas de retour en Azerbaïdjan.
8. D'autre part, M. C fait valoir qu'il exerce une activité professionnelle dans le bâtiment, en qualité de maçon, depuis 2019. Il en justifie notamment par la production de bulletins de salaire et d'un contrat à durée indéterminée à temps complet conclu le 18 janvier 2021, faisant suite à un contrat à durée déterminée conclu le 16 septembre 2020. Il produit, en outre, une attestation de son employeur faisant état de ses qualités et compétences. Toutefois, ces seuls éléments, qui se rapportent au demeurant à une activité professionnelle relativement récente, ne sauraient suffire à eux-seuls, au regard des exigences requises s'agissant de l'expérience, des qualifications professionnelles et des spécificités de l'emploi, à caractériser une insertion professionnelle d'une qualité et d'une intensité particulière constitutive d'un motif exceptionnel d'admission au séjour pour la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ". Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Calvados a méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur ce fondement.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine () ".
10. M. C fait valoir qu'il a développé en France, pays dont il parle parfaitement la langue, des attaches fortes, tant dans le cadre de son activité professionnelle qu'au regard des liens personnels qu'il y a noués. Il indique contribuer à l'entretien de son enfant né en France, le 29 août 2020, et produit des attestations de soutien faisant état d'une bonne insertion sur le territoire. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. C a fait l'objet, le 7 mai 2014, d'une obligation de quitter le territoire qu'il n'a pas exécutée et s'est maintenu, par la suite, en situation irrégulière sur le territoire français durant neuf années. En outre, le préfet du Calvados fait valoir, sans être contredit, que rien ne fait obstacle à ce que sa cellule familiale se reconstitue hors de France, avec sa fille, au demeurant très jeune et non scolarisée, et sa femme qui est elle-même de nationalité azerbaïdjanaise. Par ailleurs, M. C n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, dans lequel il a vécu jusqu'à l'âge de trente-cinq ans et où vivent son frère et sa sœur, ainsi que le frère de sa femme. Compte tenu de ce qui précède, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige lui refusant la délivrance d'un titre de séjour a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 10 du présent jugement, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet du Calvados a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ".
13. En l'espèce, M. C fait valoir que la décision en litige porte atteinte à l'intérêt de sa fille, née en France, qui n'a jamais quitté le territoire et sera dans l'impossibilité de rejoindre sa mère en Ukraine, compte tenu de l'instabilité qui y règne. Toutefois, ainsi que cela a été indiqué au point 10, la fille de M. C, qui avait moins de deux ans à la date de la décision attaquée, est très jeune et n'est pas encore scolarisée. Sa mère ne vit plus en France et, depuis son départ, l'enfant est prise en charge par M. C et sa femme. Dans ces conditions, et dès lors que l'exécution de la décision en litige n'a pas pour effet de séparer le requérant de son enfant, le moyen tiré de ce qu'elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
14. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés aux points 7, 8 et 10, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences de la décision en litige sur sa situation personnelle.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction présentées par M. C doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
16. M. C étant la partie perdante, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions qu'il a présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, et au préfet du Calvados.
Délibéré après l'audience du 13 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Mondésert, président,
M. Berrivin, premier conseiller,
Mme Silvani, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 mars 2023.
La rapporteure,
Signé
C. B
Le président,
Signé
X. MONDESERT
La greffière,
Signé
A. LAPERSONNE
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
la greffière,
A.Lapersonne
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026