lundi 10 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2200404 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | LABRUSSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 16 février 2022, 16 février, 6avril et 3 mai 2023, M. C E, Mme A F et Mme H I, représentés par Me Bosquet, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 juin 2021 par lequel le maire de Trouville-sur-Mer a délivré à M. B un permis de construire une maison d'habitation sur un terrain cadastré AI n° 54 situé sur le boulevard Léon et Robert Morane, ensemble la décision du 8 décembre 2021 rejetant leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Trouville-sur-Mer la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient d'un intérêt à agir en leur qualité de voisins immédiats ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence à défaut pour son signataire de justifier d'une délégation de signature dûment affichée et publiée ;
- la commission locale d'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine aurait dû être consultée ;
- l'arrêté méconnaît l'article UC11 du plan local intercommunal (PLUi) de la communauté de communes " Cœur côte fleurie " et l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît l'article R. 111-4 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 26 octobre et 12 décembre 2022, 23 mars, 20 avril et 16 mai 2023, la commune de Trouville-sur-Mer, représentée par Me Labrusse, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est tardive en ce qui concerne Mme F et Mme I dès lors qu'elles n'ont pas exercé de recours gracieux ;
- le moyen nouveau soulevé dans le mémoire des requérants du 16 février 2023, tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-4 du code de l'urbanisme, est irrecevable en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme ;
- les autres moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 29 novembre 2022, M. B conclut au rejet de la requête.
Il reprend à son compte les écritures produites par la commune de Trouville-sur-Mer.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité du moyen nouveau soulevé dans le mémoire du 16 février 2023 tiré du vice de procédure en l'absence de consultation de la commission locale d'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Créantor,
- les conclusions de Mme Emmanuelle Conesa-Terrade,
- et les observations de Me Bosquet, représentant les requérants et de Me Labrusse, représentant la commune de Trouville-sur-Mer.
Considérant ce qui suit :
1. M. G B a déposé le 24 mai 2019 une demande de permis de construire une maison d'habitation sur un terrain cadastré AI n° 54 située sur le boulevard Léon et Robert Morane, à Trouville-sur-Mer. Par un arrêté du 23 juin 2021, le maire de Trouville-sur-Mer lui a délivré le permis de construire sollicité. M. C E, Mme A F et Mme H I demandent au tribunal d'annuler cet arrêté ainsi que la décision par laquelle le maire de Trouville-sur-Mer a rejeté leurs recours gracieux.
Sur les fins de non-recevoir opposées par la commune de Trouville-sur-Mer :
2. En premier lieu, dans l'hypothèse où des conclusions communes sont présentées par des requérants différents dans une même requête, il suffit que l'un des requérants soit recevable à agir devant la juridiction pour qu'il puisse, au vu d'un moyen soulevé par celui-ci, être fait droit à ces conclusions. En revanche, les conclusions propres à chaque requérant ne sauraient être accueillies sans que leur recevabilité ait été admise.
En ce qui concerne les fins de non-recevoir tirées de la tardiveté des requêtes de Mme F et de Mme I :
3. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ". Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15 ". Aux termes de l'article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai. () ". Aux termes de l'article R. 421-2 du code de justice administrative : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. () ". Il incombe au bénéficiaire d'un permis de construire de justifier qu'il a accompli les formalités d'affichage prescrites par ces dispositions, le juge devant ensuite, en cas de contestation, apprécier la régularité de l'affichage en examinant l'ensemble des pièces qui figurent au dossier qui lui est soumis.
4. En l'espèce, il n'est pas contesté que le permis de construire délivré le 23 juin 2021 n'a été affiché qu'à partir du 7 septembre 2021. Il ressort des pièces du dossier que M. E a présenté le 24 octobre 2021, soit dans le délai du recours contentieux de deux mois, un recours gracieux formé contre l'arrêté litigieux. Ce recours gracieux a été signé par les deux requérantes. Dès lors, le recours gracieux formé par M. E doit être regardé comme ayant été exercé pour le compte des deux requérantes. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir tirée de ce que la requête serait tardive en ce qui concerne Mme F et Mme I doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la recevabilité des nouveaux moyens soulevé par M. E et autres dans leur mémoire enregistré le 31 mai 2022 :
5. Aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, ou d'une demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s'effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative. () ". Selon le deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative, la communication doit se faire " au moyen de lettres remises contre signature ou de tout autre dispositif permettant d'attester la date de réception ". En outre, aux termes de l'article R. 611-8-6 de ce code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. () / Lorsque le juge est tenu, en application d'une disposition législative ou réglementaire, de statuer dans un délai inférieur ou égal à un mois, la communication ou la notification est réputée reçue dès sa mise à disposition dans l'application ou le téléservice. "
6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le premier mémoire en défense, produit par la commune de Trouville-sur-Mer a été enregistré le 26 octobre 2022 et communiqué, via l'application Télérecours, au conseil des requérants le 28 octobre 2022. Ces derniers ayant consulté ce mémoire le même jour, soit dans le délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition, le moyen nouveau tiré de ce que le projet méconnaît l'article R. 111-4 du code de l'urbanisme qu'ils ont présenté dans leur mémoire enregistré le 16 février 2023 est irrecevable au regard des dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme. Il en va de même du moyen tiré du vice de procédure en l'absence de consultation de la commission locale d'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine. Par suite, ces deux moyens sont irrecevables.
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales dans sa version applicable au litige : " I.- Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. Pour les décisions individuelles, cette transmission intervient dans un délai de quinze jours à compter de leur signature. / () / Le maire peut certifier, sous sa responsabilité, le caractère exécutoire de ces actes. / () / La publication ou l'affichage des actes mentionnés au premier alinéa sont assurés sous forme papier. La publication peut également être assurée, le même jour, sous forme électronique, dans des conditions, fixées par un décret en Conseil d'Etat, de nature à garantir leur authenticité. Dans ce dernier cas, la formalité d'affichage des actes a lieu, par extraits, à la mairie et un exemplaire sous forme papier des actes est mis à la disposition du public. La version électronique est mise à la disposition du public de manière permanente et gratuite. "
8. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été signé par M. D, troisième adjoint au maire. Si le maire de Trouville-sur-Mer lui a donné, délégation à l'effet de signer les actes et décisions en matière d'urbanisme par un arrêté du 17 juillet 2021 notifié à l'intéressé le même jour et transmis en préfecture le 24 juillet 2021, il n'est pas établi que l'arrêté ait été affiché en mairie. En outre, il ressort du site internet de la commune, que l'arrêté n'a été publié au recueil des actes réglementaires de la commune que le 29 septembre 2021, soit postérieurement à la date de l'arrêté attaqué. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'arrêté attaqué aurait été signé avant l'accomplissement des formalités rendant exécutoire l'arrêté de délégation de signature sur le fondement duquel il a été pris. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être accueilli.
9. En second lieu, aux termes de l'article UC.11 du règlement du PLUi : " 11.1.1. Principes généraux / Toute référence à un style architectural étranger au territoire est interdite (par exemple : le mas provençal). / Les constructions doivent présenter, dans leur gabarit et leur composition, des proportions harmonieuses. 11.1.3. Teintes / Le choix des teintes doit permettre la bonne intégration de la construction dans son environnement bâti et paysager. " S'agissant des matériaux des toitures, il précise que : " Ils doivent garantir la bonne insertion du projet dans son environnement, au regard notamment des constructions avoisinantes et du couvert paysager. ". Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ". Ces dispositions ont le même objet que celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et posent des exigences qui ne sont pas moindres. Dès lors, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme que doit être appréciée la légalité de la décision attaquée.
10. Il ressort des pièces du dossier, en particulier des nombreuses photographies des bâtiments environnants produites par les requérants, que le projet s'insère dans une zone composée d'habitations en R+3 ou R+4 présentant toutes un style architectural typiquement normand, avec des colombages et des toits pentus débordants. Toutefois, le projet porte sur la construction d'une habitation de style contemporain, qui présente une hauteur inférieure à plusieurs des immeubles immédiatement voisins tel que celui de l'hôtel " Le Petit Normandy ", et une toiture présentant une faible pente. En outre, les façades seront réalisées en zinc quartz à joints debout. Les menuiseries seront en aluminium couleur gris anthracite. Or, il ressort des photographies versées au dossier, que les menuiseries des maisons situées aux alentours sont très majoritairement en bois et les façades sont de couleurs claires ou recouvertes de pierres. Ainsi, le projet litigieux, par sa hauteur, son volume et les matériaux utilisés, présente des caractéristiques architecturales atypiques en rupture avec le bâti environnant. Dès lors, la construction projetée, qui sera visible depuis la mer et les voies publiques, doit être regardée comme étant de nature à porter atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article UC.11 du règlement du PLUi et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme doivent être accueillis.
11. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'apparaît, en l'état du dossier, de nature à justifier l'annulation de l'arrêté attaqué.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants sont fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 23 juin 2021 par lequel le maire de Trouville-sur-Mer a délivré à M. B un permis de construire et la décision du 18 décembre 2021 rejetant leur recours gracieux.
Sur l'application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :
13. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. Le refus par le juge de faire droit à une demande d'annulation partielle est motivé. ". Un vice entachant le bien-fondé de l'autorisation d'urbanisme est susceptible d'être régularisé, même si cette régularisation implique de revoir l'économie générale du projet en cause, dès lors que les règles d'urbanisme en vigueur à la date à laquelle le juge statue permettent une mesure de régularisation qui n'implique pas d'apporter à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même.
14. Eu égard aux caractéristiques du projet telles qu'elles sont précisées au point 10, la régularisation du vice retenu au même point impliquerait un bouleversement tel de ce projet qu'il en changerait la nature même. Ce vice n'est donc pas susceptible de faire l'objet d'une mesure de régularisation en application des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Sur les frais liés au litige :
15. Il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Trouville-sur-Mer une somme globale de 1 800 euros à verser à M. E, Mme F et Mme I au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font en revanche obstacle à ce que les requérants, qui n'ont pas la qualité de partie perdante, versent à la commune de Trouville-sur-Mer la somme que celle-ci demande au même titre.
D E C I D E :
Article 1 : L'arrêté du 23 juin 2021 par lequel le maire de Trouville-sur-Mer a délivré un permis de construire à M. B est annulé.
Article 2 : La commune de Trouville-sur-Mer versera une somme globale de 1 800 euros à M. E, Mme F et Mme I au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Trouville-sur-Mer tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C E, Mme A F, Mme H I, à la commune de Trouville-sur-Mer et à M. G B.
Délibéré après l'audience du 26 juin 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Guillou, président,
- Mme Absolon, première conseillère,
- Mme Créantor, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juillet 2023.
La rapporteure,
Signé
V. CREANTOR
Le président,
Signé
H. GUILLOU
La greffière,
Signé
A. GODEY
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui les concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026