vendredi 1 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2200769 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | LE BLANC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 mars et 3 juin 2022, M. E B, représenté par Me Le Blanc, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 février 2022 par lequel le préfet de l'Orne a refusé son admission au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé son pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Orne de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des articles L. 425-9 ou L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour conformément à l'article L. 614-16 du même code ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas justifié d'une délégation de signature régulièrement publiée au profit du signataire de l'arrêté ;
- l'arrêté attaqué n'est pas suffisamment motivé ;
- la décision de refus de séjour méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de fait en ce que le préfet a méconnu la réalité de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le préfet aurait dû lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- son état de santé fait obstacle à une mesure d'éloignement ;
- les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de renvoi sont illégales en raison de l'illégalité du refus de séjour ;
- la décision fixant le pays de renvoi méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 avril 2022, le préfet de l'Orne conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.
Par une ordonnance du 6 avril 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 3 juin 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les observations de Me Le Blanc, représentant M. B.
Le préfet de l'Orne n'était ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, de nationalité ivoirienne, est entré irrégulièrement en France le 16 septembre 2017. Il a déposé une demande d'asile, qui a été rejetée le 30 juin 2021 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et le 29 novembre 2021 par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). M. B a sollicité le 29 juillet 2021 son admission au séjour en qualité d'étranger malade. Par un arrêté du 17 février 2022, dont M. B demande l'annulation, le préfet de l'Orne a refusé son admission au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé son pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 1122-2022-10006 du 31 janvier 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture spécial n° 20 du même jour, le préfet de l'Orne a donné délégation à M. A D, directeur de la citoyenneté et de la légalité à la préfecture de l'Orne, à l'effet de signer les actes relevant du bureau de l'intégration et de l'immigration, tels que les arrêtés portant refus de séjour, portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit, par suite, être écarté.
3. En second lieu, l'arrêté en litige mentionne les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile servant de base légale à chacune des décisions qu'il contient, ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Cet arrêté énonce des éléments de fait propres à la situation du requérant en indiquant que, parallèlement à sa demande d'asile, il a déposé une demande de titre de séjour en tant qu'étranger malade et qu'il peut bénéficier d'un traitement adapté à son état de santé dans son pays d'origine. Il est précisé que M. B, dont la demande d'asile a été rejetée, n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour en Côte d'Ivoire. Ainsi, cet arrêté, qui n'avait pas à mentionner tous les éléments de fait relatifs à la situation de M. B, énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de manière suffisamment circonstanciée pour mettre le requérant en mesure d'en discuter utilement les motifs. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision refusant l'admission au séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. () ". L'article R. 425-11 du même code prévoit : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. () ".
5. Il résulte de ces dispositions que lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans le pays dont l'étranger est originaire et que si ce dernier y a effectivement accès. Toutefois, la partie qui justifie de l'avis d'un collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi.
6. Il ressort des pièces du dossier que, par un avis du 14 décembre 2021, le collège des médecins de l'OFII a estimé que si l'état de santé de M. B nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il pouvait, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, y bénéficier effectivement d'un traitement médical approprié.
7. Le requérant fait valoir qu'il est atteint d'un diabète de type 1 non stabilisé et qu'il présente des symptômes indésirables avec des hyperglycémies permanentes. Il produit notamment un certificat établi le 5 octobre 2021 par un praticien hospitalier de l'unité mobile de diabétologie au centre hospitalier intercommunal Alençon-Mamers, qui fait état d'un diabète évoluant depuis 2016 et insulino-traité d'emblée, ainsi qu'un certificat du 2 juin 2022 établi par un praticien du pôle médecine du même centre hospitalier, selon lequel M. B reçoit quatre injections d'insuline par jour et présente plusieurs complications chroniques du diabète. Ces certificats, s'ils confirment la gravité de la pathologie du requérant et la nécessité d'un suivi médical spécialisé au long cours, ne donnent aucune indication sur l'absence d'un traitement approprié en Côte d'Ivoire. Ainsi, ce certificat n'est pas de nature à remettre en cause l'appréciation portée par le collège de médecins de l'OFII sur la disponibilité des soins dans ce pays. Si le requérant soutient que seuls les enfants bénéficient de soins gratuits dans son pays et que les centres de soins publics manquent souvent d'approvisionnement, il ne l'établit pas. Le préfet fait valoir, sans être sérieusement contredit, d'une part, que les autorités ivoiriennes ont mis en place, depuis le 1er octobre 2019, un régime de couverture maladie universelle prenant en charge les dépenses de consultation auprès de médecins généralistes et spécialistes, ainsi que les médicaments à hauteur de 70 %, d'autre part, que le prix du flacon d'insuline a diminué. Compte tenu de ces éléments, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 425-9 et de l'erreur de fait dans l'appréciation de la situation de M. B, doivent être écartés.
8. En deuxième lieu, le requérant, qui résidait en France depuis plus de quatre ans à la date de la décision attaquée, ne justifie pas d'une insertion professionnelle ou sociale particulière. M. B, célibataire sans charge de famille, ne démontre pas être dépourvu d'attaches familiales en Côte d'Ivoire, où il a vécu jusqu'à l'âge de 31 ans. Dès lors, compte tenu des conditions du séjour en France du requérant, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de M. B, doit être écarté.
9. En dernier lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. Or, si les dispositions de l'article L. 435-1 du même code permettent à l'administration de délivrer une carte de séjour " vie privée et familiale " à un étranger pour des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels, il ressort des termes mêmes de cet article, et notamment de ce qu'il appartient à l'étranger de faire valoir les motifs exceptionnels justifiant que lui soit octroyé un titre de séjour, que le législateur n'a pas entendu déroger à cette règle ni imposer à l'administration, saisie d'une demande d'une carte de séjour, quel qu'en soit le fondement, d'examiner d'office si l'étranger remplit les conditions prévues par cet article.
10. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant ait demandé la délivrance d'un titre de séjour pour motif exceptionnel. Le préfet n'étant pas tenu d'examiner d'office une telle demande, M. B ne saurait utilement se prévaloir d'une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, le requérant ne peut pas se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
12. En second lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 7 du présent jugement que M. B n'établit pas qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un traitement adapté à son état de santé dans son pays d'origine. En outre, le requérant n'apporte aucun élément qui permettrait de contredire l'avis du collège de médecins de l'OFII selon lequel l'état de santé de M. B peut lui permettre de voyager sans risque vers son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de ce que son état de santé fait obstacle à une mesure d'éloignement, doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, le requérant ne peut pas se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi.
14. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
15. Le requérant expose qu'il a appartenu à la rébellion en Côte d'Ivoire jusqu'en 2011 et qu'à la mort du chef de ce groupe rebelle, il a dû s'enfuir au Burkina Faso. Il ne produit toutefois aucun élément probant qui permettrait d'établir qu'il encourrait personnellement des risques de mauvais traitements en cas de retour dans son pays d'origine. Le requérant se borne à reprendre dans sa requête les éléments exposés à l'appui de sa demande d'asile, qui a été rejetée par la CNDA le 29 novembre 2021. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations et dispositions précitées doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, et celles au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E B et au préfet de l'Orne.
Délibéré après l'audience du 16 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Cheylan, président,
M. Belhadj, conseiller,
Mme Arniaud, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2022.
Le président-rapporteur,
Signé
F. C
L'assesseur le plus ancien,
Signé
J. BELHADJ
La greffière,
Signé
C. BÉNIS
La République mande et ordonne au préfet de l'Orne en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
A. Godey
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026