mardi 15 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2201782 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MEUROU |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 28 juillet 2022, la présidente de la 8ème chambre du tribunal administratif de Versailles a transmis le dossier de la requête de M. A B au tribunal administratif de Caen.
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 et 29 juillet 2022, M. A B, représenté par Me Meurou, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 2 juin 2022 par laquelle le préfet de la Manche a rejeté sa demande de délivrance d'un certificat de résidence algérien mention " conjoint de français " d'une durée de dix ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Manche de délivrer un certificat de résidence algérien mention " vie privée et familiale " d'une durée de dix ans, dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ; à défaut, d'enjoindre au préfet de la Manche de délivrer un certificat de résidence algérien mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ; à défaut, d'enjoindre au préfet de la Manche de réexaminer sa demande dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 août 2022, le préfet de la Manche conclut au non-lieu à statuer sur la requête, l'arrêté en litige ayant été retiré.
Par un mémoire, enregistré le 16 août 2022, M. B demande à ce qu'il soit pris acte de ce non-lieu à statuer et à ce qu'une somme de 800 euros soit mise à la charge de l'Etat en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et () les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 10 novembre 2021 M. A B, ressortissant algérien, a demandé la délivrance d'un certificat de résidence d'une durée de dix ans. M. B a obtenu un récépissé de demande de titre de séjour, valable jusqu'au 9 août 2022. Par un arrêté du 2 juin 2022, le préfet de la Manche a rejeté sa demande au motif que M. B ne répondait pas aux conditions de l'article 7 bis a) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Manche, par un arrêté du 9 août 2022 versé au dossier, a retiré l'arrêté en litige. Par suite, la requête de M. B est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B autres que celle relatives aux frais exposés et non compris dans les dépens.
Article 2 : La demande présentée par M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de la Manche.
Fait à Caen, le 15 novembre 2022.
Le président de la 1ère chambre
Signé
F. CHEYLAN
La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière
A. Godey
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026