LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2201810

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2201810

vendredi 19 août 2022

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2201810
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantLEBEY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 août 2022, M. C B, représenté par Me Lebey, demande au juge des référés :

1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de suspendre la décision du préfet du Calvados du 12 juillet 2022 refusant l'enregistrement de sa demande de titre de séjour ;

3°) d'enjoindre au préfet du Calvados de procéder à l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, dans le délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur l'urgence :

- il ne peut plus exercer d'activité professionnelle ;

- le refus d'enregistrer sa demande ne lui laisse aucun espoir de régularisation et contribue à le maintenir dans une situation précaire ;

Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- la signataire de l'acte ne justifie pas d'une délégation de signature ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aucun texte ne permettant à la préfecture de refuser l'enregistrement d'une demande de titre de séjour ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, la circonstance que le ressortissant étranger fasse l'objet d'une mesure d'éloignement ne suffisant pas à établir le caractère abusif ou dilatoire de la demande ;

- la demande adressée le 21 juin 2022 est, à la différence de la précédente, fondée sur l'article R. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; les pièces fournies ne sont pas identiques ; il dispose désormais de bulletins de salaires sur une période continue de dix mois.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 août 2022, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.

Il soutient que

- le requérant se maintient en situation irrégulière malgré deux mesures d'éloignement ;

- la signataire de la décision bénéficie d'une délégation de signature régulièrement publiée ;

- le requérant a déjà présenté en 2020 une demande d'admission exceptionnelle au séjour par le travail ;

- dès lors, sa nouvelle demande de titre de séjour est dilatoire et le préfet pouvait à bon droit refuser de l'enregistrer.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 2 août 2022 sous le numéro 2201811 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision du préfet du Calvados du 12 juillet 2022.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de M. Martin, greffier d'audience, M. A a lu son rapport et entendu les observations :

- de Me Lebey, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens. Elle précise que M. B a obtenu un récépissé de demande de titre de séjour pendant 10 mois ; il n'a plus aucun contact au Soudan.

Le préfet du Calvados n'était ni présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application du premier alinéa de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

1. Aux termes de l'article 20 de la loi ci-dessus mentionnée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. () ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'accorder à M. B le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur les conclusions à fin de suspension :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

4. Pour justifier de l'urgence, le requérant soutient qu'il ne peut plus exercer d'activité professionnelle et que la décision attaquée contribue à le maintenir dans une situation de précarité. Il résulte de l'instruction que M. B a déposé une demande d'asile, qui a été rejetée le 22 août 2017 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et le 19 février 2019 par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Sa demande de réexamen a été rejetée comme étant irrecevable par l'OFPRA en août 2019. M. B a fait l'objet en mars 2019 d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire. Le requérant, qui s'est maintenu sur le territoire français, a sollicité en décembre 2020 la régularisation de son droit au séjour en tant que salarié. Un récépissé de demande de titre de séjour lui a été délivré le 7 avril 2021. Par un arrêté du 22 juillet 2021, le préfet du Calvados a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé son pays de renvoi. Le recours déposé contre cet arrêté a été rejeté par un jugement du tribunal n° 2101825 du 13 janvier 2022 et une ordonnance de la cour administrative de Nantes n° 22NT00341 du 2 juin 2022. Compte tenu de ces éléments, le requérant, qui a déjà présenté une demande d'admission exceptionnelle au séjour par le travail et qui s'est maintenu sur le territoire français en dépit de la mesure d'éloignement dont il faisait l'objet, doit être regardé comme s'étant lui-même placé dans la situation d'urgence qu'il invoque. Dès lors, la condition d'urgence ne peut pas être regardée comme établie.

5. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, que les conclusions à fin de suspension de la requête de M. B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle.

Article 2 : La requête de M. B est rejetée.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B, à Me Lebey et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera transmise, pour information, au préfet du Calvados et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Caen.

Fait à Caen, le 19 août 2022.

Le juge des référés,

Signé

F. A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière,

A. Godey

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions