lundi 12 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2202695 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | URGENCE- Etrangers |
| Avocat requérant | LEBEY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces enregistrés les 1er décembre, 2 décembre et 6 décembre 2022, M. A C, représenté par Me Lebey, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 29 novembre 2022 par lequel le préfet de la Manche lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire pendant deux ans ;
3°) d'annuler l'arrêté du 29 novembre 2022 par lequel le préfet l'a assigné à résidence dans le département de la Manche pendant quarante-cinq jours ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des frais du procès.
M. C soutient que :
- l'arrêté du 29 novembre 2022 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans n'a pas été précédé d'un examen complet de sa situation ;
- cet arrêté est entaché d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ;
- cet arrêté porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire dès lors qu'il pourrait obtenir un titre de séjour de plein droit en application de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;
- la décision portant refus de délai de départ volontaire est illégale à raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant fixation du pays de destination est illégale à raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale à raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire ;
- elle porte une atteinte manifestement disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'arrêté portant assignation à résidence est illégal à raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- il n'a pas été précédé d'un examen complet de sa situation ;
- son éloignement n'est pas une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la mesure, si elle était exécutée, porterait une atteinte manifestement disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire enregistré le 6 décembre 2022, le préfet de la Manche demande le rejet de la requête au motif qu'aucun des moyens soulevés par M. C n'est fondé.
M. B a été désigné comme interprète par ordonnance du 5 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Une note en délibéré a été produite par M. C le 6 décembre 2022.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles et son protocole annexé ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président du tribunal administratif a désigné M. D pour juger les contentieux prévus par les articles L. 614-2 à L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Au cours de l'audience publique tenue le 6 décembre 2022 à 11 h en présence de Mme Bella, greffière d'audience, M. D a prononcé son rapport et entendu :
- les observations de Me Lebey, représentant M. C,
- les observations de M. C, traduites par M. B, interprète.
La clôture de l'instruction a été prononcée au terme de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Ressortissant algérien, M. A C qui est né le 9 juillet 1983 à Tizi Ouzou est entré sur le territoire français et s'y est maintenu de manière irrégulière. Il a fait l'objet le 28 novembre 2022 d'un contrôle d'identité à Cherbourg-en-Cotentin. Par deux arrêtés pris le lendemain, le préfet de la Manche, d'une part, a fait obligation à M. C de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination, avec interdiction de retour pendant deux ans et, d'autre part, a prononcé une mesure d'assignation à résidence dans le département de la Manche pendant une durée de quarante-cinq jours. Par sa requête visée ci-dessus, M. C demande l'annulation de ces décisions.
Sur la demande l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire de M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, l'arrêté du 29 novembre 2022 faisant obligation à M. C de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans mentionne que l'intéressé se déclare marié mais sans en apporter la preuve, qu'il est sans charge de famille et que ses liens avec la France ne sont ni anciens ni intenses. Par suite le requérant, alors même qu'il justifie être marié devant le tribunal et que son frère réside en France, n'est pas fondé à soutenir que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire n'a pas été précédé d'un examen complet de sa situation personnelle.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 visé ci-dessus : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : 1) au ressortissant algérien qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant () 2) au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes (), dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
6. D'une part, M. C produit des éléments insuffisants pour justifier qu'il réside en France de manière continue depuis plus de dix ans, et il n'allègue pas y avoir séjourné en tant qu'étudiant. D'autre part, l'intéressé est entré en France de manière irrégulière. Enfin, M. C réside depuis plusieurs mois chez son frère dans le département de la Manche et son épouse exerce son activité professionnelle à Montpellier, alors qu'auparavant ils habitaient ensemble en région parisienne, à Drancy où ils se sont mariés le 20 juillet 2019 ; lors de son audition par le service de police le 29 novembre 2022, il a déclaré : " on ne se voit plus, on garde toujours le contact mais le contact est compliqué, pour l'instant on ne parle pas de divorce mais c'est compliqué " ; ces propos ont été repris à l'audience et l'attestation produite à l'appui de la note en délibéré, non datée et non circonstanciée, n'est pas de nature à établir l'existence d'une vie matrimoniale effective et actuelle.
7. Par suite, contrairement à ce qu'il soutient, le requérant n'entre dans aucune des trois catégories de ressortissants algériens qui doivent bénéficier d'un certificat de résidence de plein droit en vertu des stipulations précitées et qui ne peuvent, ainsi, être l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Pour les mêmes motifs, que le refus d'autoriser son séjour en France ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 6° L'étranger marié depuis au moins trois ans avec un conjoint de nationalité française, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé depuis le mariage et que le conjoint ait conservé la nationalité française () ".
9. Comme il est dit ci-dessus au point 6, la communauté de vie entre M. C et son épouse a cessé. Par suite, les moyens tirés de ce que l'obligation de quitter le territoire est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
10. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Selon l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () ".
11. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus aux points 4 à 9 que M. C n'est pas fondé à soutenir que le refus d'accorder un délai de départ serait illégal à raison d'une illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sur laquelle ce refus est fondé.
12. En deuxième lieu, il ressort de l'ensemble des motifs de l'arrêté du préfet de la Manche en date du 29 novembre 2022 que le refus d'accorder à M. C un délai de départ volontaire est motivée, au regard des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par son entrée irrégulière en France, par le fait qu'il s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement, prise par le préfet de police de Paris le 14 juin 2021, et par l'absence de circonstances particulières. Dans ces conditions, le requérant a été mis à même de connaître les raisons de droit et de fait qui fondent la décision qu'il conteste. Le moyen tiré d'une insuffisance de motivation doit être écarté.
13. En troisième lieu, pour refuser à M. C un délai de départ volontaire, le préfet de la Manche s'est notamment fondé sur les motifs qu'il existait un risque que celui-ci se soustraie à l'obligation de quitter le territoire dès lors qu'il était entré irrégulièrement en France et qu'il s'était déjà soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement. Dans ces conditions, le préfet n'a pas méconnu les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni entaché d'erreur manifeste l'appréciation qu'il a ainsi portée sur la situation de l'intéressé.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
14. D'une part, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus aux points 4 à 9 que M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement serait illégale à raison d'une illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sur laquelle cette décision est fondée.
15. D'autre part, si M. C se prévaut des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ces stipulations sont inopérantes à l'égard d'une décision qui se limite à fixer un pays de destination en cas d'éloignement forcé.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire :
16. D'une part, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus aux points 4 à 9 que M. C n'est pas fondé à soutenir que l'interdiction de retour sur le territoire français serait illégale à raison d'une illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sur laquelle cette décision est fondée.
17. D'autre part, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : "
18. Eu égard aux conditions irrégulières de l'entrée et du maintien de M. C en France pendant une longue période, à l'absence d'une vie matrimoniale actuelle et d'une insertion sociale et professionnelle caractérisée, ou d'une circonstance exceptionnelle au sens des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision portant interdiction de retour pendant deux ans ne peut être regardée comme méconnaissant ces dispositions. Pour les mêmes motifs que ceux exposé ci-dessus, le préfet de la Manche n'a pas, en fixant la durée de la mesure d'interdiction de retour, porté une appréciation erronée sur l'ensemble des circonstances de l'espèce, ni porté une atteinte manifestement disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
19. D'une part, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus aux points 4 à 9 que M. C n'est pas fondé à soutenir que la mesure d'assignation à résidence serait illégale à raison d'une illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sur laquelle cette mesure est fondée.
20. D'autre part, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ".
21. Dès lors que l'obligation de quitter le territoire français est fondée notamment sur la circonstance que M. C, s'il invoquait son mariage avec une ressortissante française, n'établissait pas cette situation, l'assignation à résidence au domicile de son frère, décidée au vu de cette obligation, n'avait pas à réitérer cette situation ni à rappeler la présence de son frère en France. Par suite, le moyen tiré de ce que l'assignation à résidence n'a pas été précédée d'un examen complet de sa situation doit être écarté.
22. En l'absence d'une communauté de vie avec son épouse, M. C n'est pas fondé à soutenir que la mesure d'assignation à résidence porterait une atteinte manifestement disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
23. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions préfectorales du 29 novembre 2022.
Sur les frais d'instance :
24. La demande formée par le requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doit être rejetée dès lors qu'il n'est pas fait droit à ses conclusions en annulation.
D É C I D E :
Article 1er :L'aide juridictionnelle est accordée à M. C à titre provisoire.
Article 2 : Les conclusions de la requête de M. C sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de la Manche.
Copie pour information sera transmise au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Caen.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2022.
Le magistrat désigné,La greffière,
signé signé
X. DN. BELLA
La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,
N. Bella
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026