vendredi 5 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2301122 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CAVELIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 mai 2023 à 12h24, M. B A, représenté par Me Cavelier, demande au juge des référés :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au président du conseil départemental de l'Orne d'organiser son accueil provisoire d'urgence par le service de l'aide sociale à l'enfance et d'en aviser immédiatement le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Caen, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du département de l'Orne une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur l'urgence :
- compte tenu de sa situation de mineur isolé, il peut agir devant le juge administratif ;
- il est âgé de 15 ans, n'a pas de domicile fixe et sollicite l'aide des Restos du cœur et du Secours populaire pour se nourrir ;
- la condition d'urgence est présumée en matière d'accueil provisoire des mineurs étrangers isolés ;
Sur l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale :
- son évaluation a duré à peine une heure ;
- les documents d'état civil qu'il a présentés lors de l'entretien avec les services de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) confirment sa date de naissance ;
- les services de l'ASE ont gardé une copie de ces documents sans les faire analyser par un service de fraude documentaire ;
- il a engagé des démarches auprès de son ambassade pour la délivrance d'un passeport ;
- en matière d'assistance éducative, il revient au président du conseil départemental qui conteste la minorité d'apporter des éléments probants en ce sens ;
- selon la circulaire du 31 mai 2013 relative aux modalités de prise en charge des jeunes mineurs isolés, le conseil général accueille le jeune pendant les cinq jours de l'accueil provisoire d'urgence et procède pendant cette période à l'évaluation de sa situation afin de s'assurer de sa minorité et de son isolement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 mai 2023, le président du conseil départemental de l'Orne conclut au rejet de la requête et de mettre à la charge du requérant " les frais occasionnés ".
Il soutient que :
- il n'appartient pas au conseil départemental d'assurer une mission d'hébergement à destination des personnes majeures ;
- il ressort de l'évaluation administrative que le récit du requérant, très stéréotypé, est peu cohérent avec l'âge allégué ; son discours est très similaire au récit d'autres jeunes se présentant à l'ASE ;
- la légalisation se bornant à attester de la régularité formelle d'un acte, sa force probante peut être combattue par tout élément au dossier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code civil ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.
Au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 5 mai 2023 en présence de M. Dubost, greffier d'audience, M. C a lu son rapport et entendu les observations de Me Cavelier, pour M. A, qui reprend les termes de sa requête. Il précise que la fiche d'évaluation ne mentionne pas les documents d'état civil qui ont été présentés lors de l'entretien.
Le président du conseil départemental de l'Orne, dûment convoqué, n'était pas présent ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application du premier alinéa de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi ci-dessus mentionnée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'accorder à M. A le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ".
3. Il résulte de l'instruction que M. B A, ressortissant ivoirien né le 25 décembre 2007 à Saioua (Côte d'Ivoire) selon les documents d'état civil fournis, est entré en France au début du mois de mars 2023. Il s'est présenté le 14 mars 2023 au Pôle solidarités du conseil départemental de l'Orne. Par un arrêté du 15 mars 2023, le président du conseil départemental a refusé sa prise en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance. M. A, qui n'a pas de domicile fixe, doit solliciter l'aide des Restos du cœur et du Secours populaire pour se nourrir. Dès lors, la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative est en l'espèce remplie.
4. Aux termes de l'article 375 du code civil : " Si la santé, la sécurité ou la moralité d'un mineur non émancipé sont en danger, ou si les conditions de son éducation ou de son développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises, des mesures d'assistance éducative peuvent être ordonnées par justice à la requête des père et mère conjointement, ou de l'un d'eux, de la personne ou du service à qui l'enfant a été confié ou du tuteur, du mineur lui-même ou du ministère public. () ". L'article 375-3 du même code dispose : " Si la protection de l'enfant l'exige, le juge des enfants peut décider de le confier : / () 3° A un service départemental de l'aide sociale à l'enfance ; () ".
5. Aux termes de l'article L. 221-1 du code de l'action sociale et des familles : " Le service de l'aide sociale à l'enfance est un service non personnalisé du département chargé des missions suivantes : / 1° Apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique tant aux mineurs et à leur famille ou à tout détenteur de l'autorité parentale, confrontés à des difficultés risquant de mettre en danger la santé, la sécurité, la moralité de ces mineurs ou de compromettre gravement leur éducation ou leur développement physique, affectif, intellectuel et social, qu'aux mineurs émancipés et majeurs de moins de vingt et un ans confrontés à des difficultés familiales, sociales et éducatives susceptibles de compromettre gravement leur équilibre ; / () 3° Mener en urgence des actions de protection en faveur des mineurs mentionnés au 1° du présent article ; / () ". L'article L. 222-5 du même code dispose : " Sont pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance sur décision du président du conseil départemental : / () 3° Les mineurs confiés au service en application du 3° de l'article 375-3 du code civil () ". L'article R. 221-11 de ce code prévoit : " I.- Le président du conseil départemental du lieu où se trouve une personne se déclarant mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille met en place un accueil provisoire d'urgence d'une durée de cinq jours, à compter du premier jour de sa prise en charge, selon les conditions prévues aux deuxième et quatrième alinéas de l'article L. 223-2 ; / II.- Au cours de la période d'accueil provisoire d'urgence, le président du conseil départemental procède aux investigations nécessaires en vue d'évaluer la situation de cette personne au regard notamment de ses déclarations sur son identité, son âge, sa famille d'origine, sa nationalité et son état d'isolement ; / () IV.- Au terme du délai mentionné au I, ou avant l'expiration de ce délai si l'évaluation a été conduite avant son terme, le président du conseil départemental saisit le procureur de la République en vertu du quatrième alinéa de l'article L. 223-2 et du second alinéa de l'article 375-5 du code civil. En ce cas, l'accueil provisoire d'urgence mentionné au I se prolonge tant que n'intervient pas une décision de l'autorité judiciaire. / S'il estime que la situation de la personne mentionnée au présent article ne justifie pas la saisine de l'autorité judiciaire, il notifie à cette personne une décision de refus de prise en charge délivrée dans les conditions des articles L. 222-5 et R. 223-2. En ce cas, l'accueil provisoire d'urgence mentionné au I prend fin. ".
6. Il résulte de ces dispositions qu'il incombe aux autorités du département, le cas échéant dans les conditions prévues par la décision du juge des enfants ou par le procureur de la République ayant ordonné en urgence une mesure de placement provisoire, de prendre en charge l'hébergement et de pourvoir aux besoins des mineurs confiés au service de l'aide sociale à l'enfance. A cet égard, une obligation particulière pèse sur ces autorités lorsqu'un mineur privé de la protection de sa famille est sans abri et que sa santé, sa sécurité ou sa moralité est en danger. Lorsqu'elle entraîne des conséquences graves pour le mineur intéressé, une carence caractérisée dans l'accomplissement de cette mission porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il incombe au juge des référés d'apprécier, dans chaque cas, les diligences accomplies par l'administration en tenant compte des moyens dont elle dispose ainsi que de l'âge, de l'état de santé et de la situation de famille de la personne intéressée.
7. Il en résulte également que, lorsqu'il est saisi par un mineur d'une demande d'admission à l'aide sociale à l'enfance, le président du conseil départemental peut seulement, au-delà de la période provisoire de cinq jours prévue par l'article L. 223-2 du code de l'action sociale et des familles, décider de saisir l'autorité judiciaire mais ne peut, en aucun cas, décider d'admettre le mineur à l'aide sociale à l'enfance sans que l'autorité judiciaire l'ait ordonné. L'article 375 du code civil autorise le mineur à solliciter lui-même le juge judiciaire pour que soient prononcées, le cas échéant, les mesures d'assistance éducative que sa situation nécessite. Lorsque le département refuse de saisir l'autorité judiciaire à l'issue de l'évaluation mentionnée précédemment, au motif que l'intéressé n'aurait pas la qualité de mineur isolé, l'existence d'une voie de recours devant le juge des enfants par laquelle le mineur peut obtenir son admission à l'aide sociale rend irrecevable le recours formé devant le juge administratif contre la décision du département.
8. Il appartient toutefois au juge du référé, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, lorsqu'il lui apparaît que l'appréciation portée par le département sur l'absence de qualité de mineur isolé de l'intéressé est manifestement erronée et que ce dernier est confronté à un risque immédiat de mise en danger de sa santé ou de sa sécurité, d'enjoindre au département de poursuivre son accueil provisoire.
9. Par ailleurs, aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ".
10. Il résulte de l'instruction que, pour refuser de poursuivre la prise en charge de M. A au titre de l'aide sociale à l'enfance, le département de l'Orne, qui a satisfait aux obligations d'accueil provisoire d'urgence qui lui incombaient en vertu des dispositions précitées de l'article R. 221-11 du code de l'action sociale et des familles, s'est fondé sur l'évaluation prévue par ces dispositions, qui conclut à la majorité de M. A. Selon cette évaluation, M. A est peu précis sur son quotidien en Côte d'Ivoire, les raisons de son départ, liées à des violences intrafamiliales, sont stéréotypées et peu détaillées et M. A indique de façon précise certains lieux et dates de son parcours mais ne peut pas nommer les personnes qui l'ont accompagné dans son parcours. Toutefois, le requérant soutient, sans que cela soit contesté, qu'il a présenté lors de cet entretien des documents d'état civil confirmant sa date de naissance. Or, l'évaluation ne fait à aucun moment état de ces documents. M. A produit un extrait d'acte de naissance, une copie intégrale d'acte de naissance et un certificat de nationalité mentionnant le 25 décembre 2007 comme date de naissance, dont les originaux ont été présentés à l'audience. Le département, qui n'a pas soumis ces documents à un service de fraude documentaire, n'apporte aucun élément qui permettrait de mettre en cause leur authenticité. A cet égard, les considérations générales contenues dans l'évaluation quant à un discours stéréotypé tenu par un mineur isolé de quinze ans ou la circonstance que les actes d'état civil aient été transmis par un compatriote, ne sauraient suffire à leur ôter une valeur probante. Dans ces conditions, l'appréciation portée par le département de l'Orne sur l'absence de qualité de mineur isolé de M. A doit être regardée, en l'état de l'instruction et dans le cadre de l'office particulier défini au point 8 du présent jugement, comme étant manifestement erronée et révèle, au vu de la situation de l'intéressé, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
11. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre au département de l'Orne d'assurer l'hébergement de M. A et l'ensemble de ses besoins élémentaires, dans un délai de trois jours à compter de la notification de la présente ordonnance et jusqu'à ce que l'autorité judiciaire se prononce sur la question relative à sa minorité. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
12. M. A est admis, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et sous réserve que Me Cavelier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge du département de l'Orne le versement à Me Cavelier de la somme de 500 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 500 euros sera versée à M. A.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A est admis, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est enjoint au département de l'Orne d'assurer l'hébergement de M. A et l'ensemble de ses besoins élémentaires, dans un délai de trois jours à compter de la notification de la présente ordonnance et jusqu'à ce que l'autorité judiciaire se prononce sur la question relative à sa minorité.
Article 3 : Sous réserve que Me Cavelier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, le département de l'Orne versera à Me Cavelier une somme de 500 euros sur le fondement de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 500 euros sera versée à M. A.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Cavelier et au département de l'Orne.
Copie en sera transmise pour information au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Caen.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 mai 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
F. C
La République mande et ordonne au préfet de l'Orne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
D. Dubost
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026