mercredi 5 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2400738 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Autres délais-Etrangers-2 |
| Avocat requérant | SOH MOUAFO |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance de renvoi du 7 mars 2024, le premier vice-président du tribunal administratif de Lille a transmis au tribunal administratif de Caen la requête présentée par Mme C D, enregistrée le 4 mars 2024.
Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Caen le 20 mars 2024 et un mémoire complémentaire enregistré le 16 avril 2024, Mme C D, représentée par Me Soh Mouafo, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 2 mars 2024 par lequel le préfet du Nord l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
Sur le moyen commun à l'obligation de quitter le territoire français et à l'interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an :
- l'auteure de ces décisions était incompétente pour les signer en ce qu'elle n'était pas de permanence.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée en méconnaissance de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de fait en ce qu'elle est entrée régulièrement sur le territoire français, qu'elle est en situation régulière en Belgique et qu'elle n'envisage pas de demander un titre de séjour en France ;
- elle méconnaît l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée en ce qu'elle peut avoir des conséquences irrémédiables sur sa situation en Belgique et elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur le refus d'accorder un délai de départ volontaire :
- il méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
- son auteure n'a pas compétence pour prendre cette décision ;
- elle doit être annulée en conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
- elle souffre d'un défaut de base légale au regard de l'illégalité du refus d'accorder un délai de départ volontaire ;
- elle méconnaît l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Le préfet du Nord a produit des pièces le 7 mars 2024.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 avril 2024.
Vu :
- l'arrêté attaqué ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Par décision en date du 2 janvier 2024, la présidente du tribunal a désigné M. A conformément à l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement sur les requêtes instruites selon les dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les observations de Me Soh Mouafo, représentant Mme D qui reprend les moyens et conclusions développés dans ses écritures.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C D, ressortissante camerounaise née en 2000, conteste les décisions du 2 mars 2024 par lesquelles le préfet du Nord l'a obligée à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 avril 2024. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions à fin d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté :
En ce qui concerne le moyen commun tiré de l'incompétence de l'auteure de la décision portant obligation de quitter le territoire français et celle interdisant le retour pour une durée d'un an :
3. Aux termes de l'article 6 de l'arrêté en date du 5 février 2024, publié le même jour au recueil des actes administratifs n° 2024-064 de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation de signature à Mme Fabienne Decottignies, secrétaire générale de la préfecture du Nord, " dans le cadre de la permanence préfectorale qu'elle est amenée à assurer pendant des jours non-ouvrables (les week-ends à compter du vendredi 19h00 au lundi 8h00, pour les jours fériés et de fermeture exceptionnelle des services préfectoraux : la veille à 19h00 et le lendemain du jour concerné à 8h00) ", à l'effet notamment de signer les décisions attaquées. Mme D conteste que Mme B était de permanence le 2 mars 2024 lorsque l'arrêté en litige a été pris. Toutefois, en se bornant à se prévaloir du tableau de permanence produit aux débats par le préfet du Nord alors qu'il s'agit d'un tableau établi le 1er février 2024 dans sa deuxième version et sur lequel il est mentionné que " pour tout changement, il vous appartient de prévoir votre remplaçant ", elle ne démontre pas, alors que la charge de la preuve lui incombe, en quoi Mme B ne pouvait pas intervenir en remplacement du secrétaire général adjoint tel que cela est prévu dans le tableau de permanence. Et il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci a été pris un samedi et que Mme B était alors de permanence. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, Mme D soutient que la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Toutefois, il ressort des dispositions des articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Par suite, le moyen est inopérant et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, il ressort de la motivation de l'arrêté que le préfet s'est livré à un examen complet de la situation personnelle de Mme D.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () ".
7. Pour estimer que Mme D ne justifie pas d'une entrée régulière sur le territoire français, le préfet du Nord a relevé que si l'intéressée déclarait être étudiante en Belgique, celle-ci avait été radiée du registre national belge et perdu son droit au séjour depuis le 24 juillet 2023. En se bornant à dire que l'obligation de quitter la Belgique était contestée devant le Conseil du contentieux des étrangers (CCE) depuis le 3 septembre 2023 et que si la radiation au registre national était une conséquence automatique de cet ordre de quitter le territoire belge, et qu'elle séjournait dès lors légalement en Belgique le temps de son recours, la requérante ne remet cependant pas directement en cause l'existence même de cette radiation lui faisant perdre son droit au séjour qui est suffisamment établie par les pièces du dossier et notamment le message du centre de coopération policière et douanière franco-belge de Tournai et les mentions figurant au registre national belge produits par le préfet du Nord. Par suite, la requérante, qui est entrée irrégulièrement sur le territoire français et s'y est maintenue sans être titulaire d'un titre de séjour, n'est pas fondée à soutenir que le préfet ne pouvait l'obliger à quitter le territoire français sur le fondement des dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En quatrième lieu, la requérante soutient que la mesure d'éloignement est entachée d'une erreur de fait en ce qu'elle est entrée régulièrement sur le territoire français, qu'elle est en situation régulière en Belgique et qu'elle n'envisage pas de demander un titre de séjour en France. Toutefois il convient d'écarter ce moyen pour les motifs énoncés au point précédent.
9. En cinquième et dernier lieu, contrairement à ce que soutient la requérante l'édiction d'une obligation de quitter le territoire français est sans incidence sur le recours introduit devant le CCE en contestation de l'ordre de quitter le territoire belge qu'elle conteste, et dès lors sur son droit au séjour en Belgique et la poursuite de ses études. Pour le même motif, le préfet du Nord n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation s'agissant des conséquences irrémédiables qu'elle emporte sur sa situation personnelle en prenant à son encontre la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :
10. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () ; 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () /; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ()".
11. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à Mme D, le préfet du Nord s'est fondé sur les dispositions des 1° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. Comme mentionné au point 7 du présent jugement l'intéressée est entrée irrégulièrement sur le territoire français et il est constant qu'elle n'a pas sollicité de titre de séjour. Dès lors, les circonstances qu'elle soit détentrice d'un passeport, disposerait d'une adresse fixe en Belgique et n'aurait pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement non exécutée, ne sont pas de nature à renverser la présomption instituée par ces dispositions. Il suit de là que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
13. En premier lieu, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français ont tous été écartés. Dès lors, l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision interdisant à Mme D le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ne peut qu'être écartée.
14. En deuxième lieu, la décision refusant un délai de départ volontaire n'étant pas illégale, l'exception d'illégalité soulevée par la requérante à l'encontre de l'interdiction de retour doit être écartée.
15. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
16. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ volontaire, il lui appartient de l'assortir d'une interdiction de retour, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle.
17. Ainsi qu'il a été exposé ci-dessus, le préfet du Nord a pu légalement refuser d'accorder un délai de départ volontaire et Mme D ne fait état d'aucune circonstance humanitaire faisant obstacle à ce qu'une interdiction de retour sur le territoire français soit prononcée à son encontre. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-6 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
18. Quand bien même Mme D établit la présence en France de son cousin lui donnant vocation à revenir sur le territoire français pour lui rendre visite, le préfet ne peut être regardé comme ayant commis une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que celle-ci a déclaré ne pas l'avoir vu depuis cinq ans. Au demeurant Mme D pourra solliciter l'abrogation de l'interdiction de retour sur le territoire français dans les conditions prévues par la loi, une telle abrogation étant de droit, sauf circonstances particulières tenant à la situation et au comportement de l'intéressé, si elle a respecté le délai qui lui était imparti par l'obligation de quitter le territoire qui la visait, ainsi que l'a énoncé le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2011-631 DC du 9 juin 2011.
19. Il résulte de tout ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du préfet du Nord du 2 mars 2024.
Sur les frais liés à l'instance :
20. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, le versement au conseil de la requérante de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, à Me Soh Mouafo et au préfet du Nord.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
X. RIVIERELa greffière,
Signé
H. SCHREINER
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
J. LOUNIS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026