Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... contestant l’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante invoquait l’illégalité des retraits de points en contestant la matérialité de certaines infractions. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, rappelant que la contestation de la réalité des infractions relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. Sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 juillet 2025, Mme B... A... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision référencée 48SI en date du 12 juin 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur a prononcé l’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (…), les requêtes ne comportant que (…) des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ».
2. Si la contestation du retrait de points du permis de conduire relève de la compétence du tribunal administratif, il n’appartient toutefois pas à cette juridiction de connaître de la matérialité des infractions, laquelle ne peut être contestée que devant le juge judiciaire.
3. Pour demander l’annulation de la décision en litige, Mme B... A... se prévaut de l’illégalité des décisions de retrait de points sur lesquelles elle se fonde. La requérante se borne à soutenir qu’elle n’est pas responsable d’au moins trois des infractions mentionnées dans la décision 48SI. Or, ainsi qu’il vient d’être exposé, il n’appartient qu’au juge judiciaire de connaître des contestations relatives à la matérialité d’une infraction au code de la route. Par suite, la requête ne comportant que des moyens inopérants, les conclusions aux fins d’annulation dirigées contre la décision référencée 48SI du 12 juin 2025 doivent être rejetées en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Caen, le 15 décembre 2025.
Le président de la 1ère chambre,
Signé
F. CHEYLAN
Pour expédition conforme,
La greffière,
E. Legrand