Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... D... A..., qui demandait des informations sur le traitement des demandes de carte nationale d’identité et de passeport pour son fils. Le juge a constaté que la requête ne tendait ni à l’annulation d’une décision administrative, ni à la condamnation d’une personne publique, et ne contenait aucune conclusion au sens du code de justice administrative. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans instruction préalable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 juillet 2025, M. B... D... A... demande au tribunal de lui fournir des informations concernant la demande de délivrance d’une carte nationalité d’identité et de passeport qu’il a présentée pour son fils C....
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ». Au sens de ces dispositions, une conclusion est une demande présentée au juge et un moyen doit s’entendre de tout raisonnement juridique mêlant le fait et le droit, formulé utilement à l’appui d’une conclusion.
3. Par sa requête, intitulée « demande de recours gracieux », M. B... A... se borne à demander au tribunal de lui fournir des informations concernant le traitement de la situation administrative de son fils suite au rejet d’une demande de délivrance d’une carte nationale d’identité et d’un passeport. La requête présentée par M. A... ne tend pas à l’annulation d’une décision administrative déterminée, ni à la condamnation d’une personne publique à la réparation d’un préjudice ou au versement d’un montant dû. Par suite, la requête doit être rejetée comme étant manifestement irrecevable en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Caen, le 22 décembre 2025.
Le président de la 1ère chambre,
Signé
F. CHEYLAN
Pour expédition conforme,
La greffière,
E. Legrand