Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... C... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait son licenciement pour incompétence professionnelle par le ministre de l'éducation nationale, mais sa demande ne contenait ni conclusions ni exposé de moyens, en violation des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, a été rendue sans instruction préalable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 septembre 2025, M. B... C... saisit le tribunal d’un litige qui l’oppose au ministre de l’éducation nationale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunaux administratifs (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
2. D’autre part, aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ». L’article R. 421-1 du même code dispose que « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ».
3. Le courrier adressé au tribunal par M. B... C..., présenté comme une demande gracieuse adressée à la ministre de l’éducation nationale suite à son licenciement pour incompétence professionnelle, ne comporte aucune conclusion soumise au tribunal et ne contient pas davantage l’exposé de moyens motivant sa saisine. Ainsi, en l’état du dossier, la requête de l’intéressé ne satisfait pas aux conditions de recevabilité prévues par les dispositions de l’article R. 411-1 du code de justice administrative citées au point 2. Elle est donc manifestement irrecevable et ne peut, par suite, qu’être rejetée par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C....
Fait à Caen, le 15 janvier 2026.
La présidente de la 2ème chambre,
Signé
Th. RENAULT
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
M. A...