Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant sa demande d'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et l'injonction au préfet. La juridiction statue uniquement sur les frais de l'instance, en appliquant l'article L. 761-1 du code de justice administrative et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Elle met à la charge de l'État le versement de 600 euros à l'avocate du requérant, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la part contributive de l'État.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 août 2025, M. B... A..., représenté par Me Galy, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d’annuler la décision par laquelle le préfet du Calvados a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour ;
3°) d’enjoindre au préfet du Calvados de réexaminer sa demande et de lui délivrer un récépissé correspondant à sa demande de titre de séjour l’autorisant à travailler et ce, dans un délai de huit jours à compter du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et/ou de l’article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Par une pièce enregistrée le 5 mars 2026, le préfet du Calvados doit être regardé comme concluant au non-lieu à statuer sur la requête.
Par un mémoire enregistré le 6 mars 2026, M. A... se désiste de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et maintient sa demande relative aux frais de l’instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) ; 5 Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Le désistement de M. A... de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction est pur et simple et rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
S’agissant des frais de l’instance, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, et sous réserve que Me Galy, avocate de M. A..., renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État, de mettre à la charge de l’État le versement à Me Galy de la somme de 600 euros.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A... de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction.
Article 2 : L’État versera à Me Galy une somme de 600 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Galy et au préfet du Calvados.
Copie en sera adressée au bureau d’aide juridictionnelle.
Fait à Caen, le 1er avril 2026.
La présidente de la 3ème chambre
SIGNÉ
A. MACAUD
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
E. Bloyet