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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2503619

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2503619

lundi 2 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2503619
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... qui contestait le rejet implicite de sa demande de prime de transition énergétique par l'Agence nationale de l'habitat. La juridiction estime que la requête ne contient aucun moyen juridique permettant d'apprécier la légalité de la décision attaquée. Elle applique l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative pour rejeter la requête comme ne comportant pas les moyens nécessaires, celle-ci n'étant plus régularisable après l'expiration du délai de recours.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 novembre 2025, M. A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler la décision par laquelle la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat a rejeté implicitement son recours administratif dirigé contre la décision du 19 juin 2025 rejetant sa demande de prime de transition énergétique.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ; (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (…), les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ». Aux termes de l’article R. 411-1 de ce même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l'exposé des faits et moyens (…). L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours » et aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) ».
2. M. A... B... indique dans sa requête qu’il conteste la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat mais ne soulève aucun moyen qui permettrait au tribunal d’apprécier la légalité de la décision attaquée, les pièces produites par M. B... ne permettant pas davantage de se prononcer sur sa demande. Le tribunal n’étant pas en mesure de statuer, la requête de M. B..., qui n’est plus susceptible d’être régularisée du fait de l’expiration du délai de recours contentieux, doit être rejetée par application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Copie en sera adressée à l’Agence nationale de l’habitat.

Fait à Caen, le 2 mars 2026.

La présidente de la 3ème chambre

SIGNÉ

A. MACAUD


La République mande et ordonne au préfet de l’Orne en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme
La greffière,



E. Bloyet







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