Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction constate que le requérant n'a pas régularisé sa demande en produisant une copie complète de l'acte attaqué, malgré une mise en demeure du greffe. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées le 28 novembre 2025, M. B... A... demande au tribunal d’annuler un arrêté du 5 novembre 2025 du préfet du Calvados portant obligation de quitter le territoire français.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. ».
3. M. B... A... a été invité, par un courrier du 1er décembre 2025 du greffe du tribunal, à régulariser sa requête en produisant, dans un délai de sept jours, la copie complète de l’arrêté préfectoral qu’il conteste. Le requérant est réputé avoir, à défaut de consultation, pris connaissance de cette lettre à l’expiration d’un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document, conformément à l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative. En dépit de cette demande de régularisation, M. A... n’a pas, à l’expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, produit la décision complète qu’il mentionne dans sa requête et n’a pas justifié de l’impossibilité de la produire. Par suite, la requête de M. A... doit être rejetée en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Caen, le 2 avril 2026.
Le président de la 1ère chambre,
Signé
F. CHEYLAN
Pour expédition conforme,
La greffière,
E. Legrand