Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2504113
lundi 16 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2504113 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BARA CARRE |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, a constaté l'absence de lieu à statuer sur la requête de Mme A... C... visant à annuler le refus implicite de titre de séjour et à enjoindre sa délivrance. Cette solution est motivée par le fait que le préfet du Calvados a, postérieurement à l'introduction du recours, fait droit à la demande et fabriqué le certificat de résidence sollicité, privant ainsi le litige de son objet. La juridiction a également rejeté la demande de condamnation de l'État aux dépens.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 décembre 2025 et le 26 janvier 2026, Mme B... A... C..., représentée par Me Bara Carré, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite du 29 novembre 2025 par laquelle le préfet du Calvados a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer un certificat de résidence algérien dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard et dans l’attente, de lui remettre une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;
3°) à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande et dans l’attente d’une nouvelle décision, de lui remettre sans délai une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, sous astreinte de 150 euros par jour de retard en application de l’article L. 911-3 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros à lui verser sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 janvier et 13 février 2026, le préfet du Calvados conclut au non-lieu à statuer sur la requête de Mme A... C....
Il fait valoir que l’examen de la situation de l’intéressée l’a conduit à faire droit à sa demande et qu’en outre, le certificat de résidence sollicité a été fabriqué le 22 janvier 2026 et sera remis à l’intéressée, convoquée à cette fin le lundi 16 février 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) ».
2. Le préfet du Calvados indique, dans ses dernières écritures, qu’après examen de la situation administrative de Mme B... A... C..., il a fait droit à sa demande et que son certificat de résidence a été fabriqué le 22 janvier 2026. L’intéressée a été convoquée le 16 février 2026 pour récupérer son titre de séjour et la preuve de sa fabrication a été produite devant le tribunal. Par suite, les conclusions de la requête de Mme A... C... à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.
3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme demandée par Mme A... C... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE:
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de Mme A... C....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... C... et au préfet du Calvados.
Fait à Caen, le 16 mars 2026.
La présidente de la 2ème chambre,
Signé
Th. RENAULT
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Mélanie Collet
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 décembre 2025 et le 26 janvier 2026, Mme B... A... C..., représentée par Me Bara Carré, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite du 29 novembre 2025 par laquelle le préfet du Calvados a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer un certificat de résidence algérien dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard et dans l’attente, de lui remettre une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;
3°) à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande et dans l’attente d’une nouvelle décision, de lui remettre sans délai une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, sous astreinte de 150 euros par jour de retard en application de l’article L. 911-3 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros à lui verser sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 janvier et 13 février 2026, le préfet du Calvados conclut au non-lieu à statuer sur la requête de Mme A... C....
Il fait valoir que l’examen de la situation de l’intéressée l’a conduit à faire droit à sa demande et qu’en outre, le certificat de résidence sollicité a été fabriqué le 22 janvier 2026 et sera remis à l’intéressée, convoquée à cette fin le lundi 16 février 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) ».
2. Le préfet du Calvados indique, dans ses dernières écritures, qu’après examen de la situation administrative de Mme B... A... C..., il a fait droit à sa demande et que son certificat de résidence a été fabriqué le 22 janvier 2026. L’intéressée a été convoquée le 16 février 2026 pour récupérer son titre de séjour et la preuve de sa fabrication a été produite devant le tribunal. Par suite, les conclusions de la requête de Mme A... C... à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.
3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme demandée par Mme A... C... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE:
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de Mme A... C....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... C... et au préfet du Calvados.
Fait à Caen, le 16 mars 2026.
La présidente de la 2ème chambre,
Signé
Th. RENAULT
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Mélanie Collet