Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C... relative à l’exécution d’une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l’Orne le 27 septembre 2023. La requête se bornait à transmettre un courrier préfectoral sans exposer de conclusions ni de moyens, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le juge a rejeté la requête sans invitation à régulariser.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 décembre 2025, M. A... C... saisit le tribunal d’un litige concernant l’exécution d’une décision du préfet de l’Orne du 27 septembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunaux administratifs (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ».
Par sa requête, M. A... C... se borne à transmettre au tribunal le courrier du 22 septembre 2025 par lequel le préfet de l’Orne l’invite à transmettre ses observations dans le cadre de l’exécution d’un arrêté de reconduite à la frontière pris à son encontre le 27 septembre 2023 sans l’assortir d’aucune conclusion ni d’aucun moyen. Cette requête, qui, en tout état de cause, ne satisfait pas aux conditions de recevabilité prévues par les dispositions de l’article R. 411-1 du code de justice administrative citées au point 2, est manifestement irrecevable et ne peut, par suite, qu’être rejetée par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C....
Fait à Caen, le 7 janvier 2026.
La présidente
Signé
H. Rouland-Boyer
La République mande et ordonne au préfet de l’Orne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
M. B...