LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2600761

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2600761

mercredi 1 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2600761
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantFACELINA-TABARD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, donne acte du désistement de la requérante concernant sa demande de suspension et d'injonction, rendu sans objet par l'accord de principe de l'ordre professionnel. Il rejette les demandes de condamnation aux dépens formulées par les deux parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision met ainsi fin à l'instance sans examen au fond, suite au règlement amiable intervenu sur le refus initial de validation des statuts d'une SELARL et d'un contrat d'exercice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 mars 2026, Mme A... C..., représentée par Me Schlosser, demande au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la décision du 12 février 2026 par laquelle le conseil départemental de l’ordre des chirurgiens-dentistes du Calvados a refusé de lui valider les statuts de la SELARL Michalczyk modifiés et d’autoriser la conclusion d’un contrat d’exercice de chirurgien-dentiste avec le docteur B... ;

2°) d’enjoindre au conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes de valider les statuts de la SELARL Michalczyk modifiés et d’autoriser la conclusion d’un contrat de chirurgien-dentiste avec le docteur B... ;

3) de mettre à la charge du conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes du Calvados la somme de 3 500 euros à lui verser au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mars 2026, le conseil national de l'ordre des chirurgiens-dentistes, représenté par Me Facelina-Tabard, conclut au rejet de la requête et à ce que le docteur C... soit condamnée à lui verser une somme de 3 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir qu’il a pris bonne note de la demande de désignation d’un administrateur judiciaire de la SELARL Michalczyk et émet un accord de principe à la convention de gérance qui régularise la situation.

Par un acte, enregistré le 12 mars 2026, Mme C... déclare se désister de ses conclusions présentées aux fins de suspension et d’injonction mais maintient sa demande formulée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que l’accord de principe émis par le conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes fait perdre l’utilité du référé suspension.
Par un mémoire, enregistré le 19 mars 2026, le conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes déclare prendre acte du désistement d’instance de Mme C... mais maintient sa demande formulée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme C... a produit un mémoire, enregistré le 30 mars 2026, qui n’a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné, Mme Renault, vice-présidente, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer en matière de référés.

L’affaire a été radiée du rôle de l’audience publique du 16 mars 2026.


Considérant ce qui suit :

Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ».

Lorsque le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête, auquel cas le juge peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d’audience.

Postérieurement à l’introduction de la requête, le conseil national de l'ordre des chirurgiens-dentistes a informé Mme A... C... qu’il émettait un accord de principe à la convention de gérance régularisant la situation de la SELARL Michalczyk. Par un acte, enregistré le 12 mars 2026, Mme C... déclare se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il lui en soit donné acte.

4. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions de la requérante, ainsi que celles du conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes, présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E:

Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de Mme C... de ses conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme C... est rejeté.

Article 3 : Les conclusions du conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes présentées sur le fondement de l’article l. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... et au conseil national de l'ordre des chirurgiens-dentistes.


Fait à Caen, le 1er avril 2026.

La juge des référés,

Signé


Th. RENAULT

La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,


Mélanie Collet


Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509363

Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B... contre l’ordonnance rejetant sa demande d’hébergement d’urgence et d’allocation pour demandeur d’asile. Le moyen unique de dénaturation, tiré de l’absence d’urgence particulière, est jugé insuffisant pour permettre l’admission. Cette décision confirme le rejet de la requête en référé-liberté.

09/04/2026

← Retour aux décisions