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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2301146

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2301146

vendredi 20 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2301146
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête en annulation d'un permis de construire délivré pour la régularisation d'un changement de destination d'un entrepôt en bâtiment artisanal. Le tribunal estime que les requérants n'établissent pas que le dossier de permis était incomplet au regard des articles R. 431-5 et suivants du code de l'urbanisme, et que les autres moyens soulevés (notamment sur la méconnaissance des articles L. 111-4 et L. 121-8 du code de l'urbanisme) ne sont pas fondés. La demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est également rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 20 septembre 2023, le 23 septembre 2024 et le 6 décembre 2024, M. C... B... et Mme A... B..., représentés par Me Paolini, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d’annuler pour excès de pouvoir la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par le maire de Pianottoli-Caldarello sur leur recours gracieux tendant au retrait de l’arrêté du 22 mars 2023 délivrant à la société Exploitation Biscuiterie Maniccia un permis de construire pour la régularisation d’un changement de destination d’un entrepôt situé sur les parcelles cadastrées section C nos 17 et 1346, situées lieu-dit Formicolosa, en un bâtiment artisanal, pour la création d’une mezzanine et pour la construction d’un appentis, ainsi que cet arrêté ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Pianottoli-Caldarello la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
- le dossier de demande de permis de construire sur lequel l’arrêté attaqué se fonde est incomplet au regard des dispositions des articles R. 431-5, R. 431-7 et R. 431-9 du code de l’urbanisme dès lors, d’une part, qu’il ne comporte aucune information en ce qui concerne la localisation et la superficie des terrains, la nature des travaux, la puissance électrique nécessaire au projet, ainsi que les demandes d’autorisation et les déclarations dont le projet a déjà fait l’objet au titre d’une autre législation que celle du code de l’urbanisme, d’autre part, que les plans de situation et de masse joints au dossier de demande sont insuffisants eu égard à l’ampleur du projet ;
- dès lors que la commune n’a pas contesté la conformité des travaux accomplis au titre du permis de construire initialement délivré, le projet litigieux aurait dû faire l’objet d’une nouvelle demande de permis, et non d’une demande de permis de construire modificatif ayant pour objet de régulariser la construction initiale ;
- l’arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l’article L. 111-4 du code de l’urbanisme en ce que le projet ne peut pas être autorisé en dehors des parties urbanisées de la commune sans que l’avis de la commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers ait été recueilli ;
- il méconnaît les dispositions de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme en ce que le terrain d’assiette du projet se situe dans un espace d’habitation diffus bordé de vastes espaces naturels ou de parcelles non bâties ;
- il est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des dispositions de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme en ce que les nuisances visuelles, olfactives et sonores créées par le projet sont de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juin 2024, la commune de Pianottoli-Caldarello, représentée par la SCP Morelli - Maurel & Associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu’une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. et Mme B... ne sont pas fondés.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 31 juillet 2024, le 4 novembre 2024 et le 15 janvier 2025, la société Exploitation Biscuiterie Maniccia, représentée par la SCP CGCB & Associés, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu’il soit fait application des dispositions de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme et à ce qu’une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la requête est irrecevable, faute pour M. et Mme B... de justifier d’un intérêt à agir ;
- en tout état de cause, les moyens soulevés par les requérants au titre de la légalité interne sont irrecevables et les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.

La requête a été communiquée au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, qui n’a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Carnel, conseiller ;
- les conclusions de M. Halil, rapporteur public ;
- et les observations de Me Giorsetti, représentant la société Exploitation Biscuiterie Maniccia.


Considérant ce qui suit :

Par un arrêté du 22 mars 2023, le maire de Pianottoli-Caldarello a délivré à la société Exploitation Biscuiterie Maniccia un permis de construire pour la régularisation d’un changement de destination d’un entrepôt situé sur les parcelles cadastrées section C nos 17 et 1346, situées lieu-dit Formicolosa, en un bâtiment artisanal, pour la création d’une mezzanine et pour la construction d’un appentis. Par un courrier du 17 mai 2023, reçu le 22 mai suivant, M. et Mme B... ont formé un recours gracieux sollicitant le retrait de ce permis de construire, qui a été implicitement rejeté. Par la présente requête, M. et Mme B... demandent l’annulation de ces décisions.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

En premier lieu, aux termes de l’article R. 431-5 du code de l’urbanisme : « La demande de permis de construire précise : / (...) / c) La localisation et la superficie du ou des terrains ; / d) La nature des travaux ; / (...) / g) La puissance électrique nécessaire au projet, lorsque la puissance électrique est supérieure à 12 kilovoltampères monophasé ou 36 kilovoltampères triphasé ; / (...) / m) S’il y a lieu, les demandes d’autorisation et les déclarations dont le projet a déjà fait l’objet au titre d’une autre législation que celle du code de l’urbanisme (...) ». Aux termes de l’article R. 431-7 du même code : « Sont joints à la demande de permis de construire : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l’intérieur de la commune ; / b) Le projet architectural défini par l’article L. 431-2 et comprenant les pièces mentionnées aux articles R. 431-8 à R. 431-12 ». Aux termes de l’article R. 431-9 de ce code : « Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d’équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l’alimentation en eau et l’assainissement (...) ».

La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l’ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l’urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n’est susceptible d’entacher d’illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l’appréciation portée par l’autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

Il ressort des pièces du dossier que, si les requérants soutiennent que le dossier de demande de permis de construire ne comporte aucune information en ce qui concerne la localisation, la superficie des terrains et la nature des travaux, de telles informations figurent dans les pièces composant ce dossier et les intéressés n’allèguent au demeurant pas que les prétendues omissions dont ces informations seraient entachées auraient été de nature à fausser l’appréciation portée par l’autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable. Ils n’allèguent pas davantage que les insuffisances entachant les plans de situation et de masse, à les supposer établies, seraient susceptibles de fausser l’appréciation de la commune de Pianottoli-Caldarello saisie de la demande. Enfin, en se bornant à se prévaloir de l’activité de la société Exploitation Biscuiterie Maniccia pour soutenir que le bâtiment de fabrication de biscuits artisanaux sur lequel porte le permis de construire nécessite une puissance électrique importante et est susceptible de relever de la législation applicable aux installations classées pour la protection de l’environnement, les requérants n’établissent pas que le projet litigieux, qui a pour objet le changement de destination de ce bâtiment et des travaux de faible importance, impliquerait une puissance électrique supérieure à 12 kilovoltampères monophasé ou 36 kilovoltampères triphasé ou la nécessité d’obtenir une autorisation au titre de la législation applicable aux installations classées pour la protection de l’environnement et que, par suite, le dossier de demande de permis de construire aurait dû comporter de telles mentions. Dès lors, le moyen tiré de l’incomplétude du dossier de demande de permis de construire ne peut qu’être écarté.

En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme : « L’extension de l’urbanisation se réalise en continuité avec les agglomérations et villages existants (...) ». Il résulte de ces dispositions que les constructions peuvent être autorisées dans les communes littorales en continuité avec les agglomérations et villages existants, c’est-à-dire avec les zones déjà urbanisées caractérisées par un nombre et une densité significatifs de constructions, mais que, en revanche, aucune construction ne peut être autorisée, même en continuité avec d’autres, dans les zones d’urbanisation diffuse éloignées de ces agglomérations et villages.

Le plan d’aménagement et de développement durable de Corse (PADDUC), qui précise, en application du I de l’article L. 4424-11 du code général des collectivités territoriales, les modalités d’application des dispositions citées ci-dessus, prévoit que, dans le contexte géographique, urbain et socioéconomique de la Corse, une agglomération est identifiée selon des critères tenant au caractère permanent du lieu de vie qu’elle constitue, à l’importance et à la densité significative de l’espace considéré et à la fonction structurante qu’il joue à l’échelle de la micro-région ou de l’armature urbaine insulaire, et que, par ailleurs, un village est identifié selon des critères tenant à la trame et la morphologie urbaine, aux indices de vie sociale dans l’espace considéré et au caractère stratégique de celui-ci pour l’organisation et le développement de la commune. En outre, le PADDUC prévoit que, pour apprécier si un projet s’implante en continuité d’un village ou d’une agglomération, il convient de tenir compte de critères tenant à la distance de la construction projetée par rapport au périmètre urbanisé existant, à l’existence de ruptures avec cet ensemble, tels qu’un espace naturel ou agricole ou une voie importante, à la configuration géographique des lieux et aux caractéristiques propres de la forme urbaine existante. Ces prescriptions du PADDUC apportent des précisions et sont compatibles avec les dispositions du code de l’urbanisme citées au point précédent.

Par ailleurs, en adoptant les dispositions citées au point 5, le législateur a entendu interdire en principe toute opération de construction isolée dans les communes du littoral. Toutefois, le simple agrandissement d’une construction existante, c’est-à-dire une extension présentant un caractère limité au regard de sa taille propre, de sa proportion par rapport à la construction et de la nature de la modification apportée, ne peut être regardé comme une extension de l’urbanisation prohibée par ces dispositions. Le caractère de l’agrandissement envisagé s’apprécie par comparaison avec l’état de la construction initiale, sans qu’il y ait lieu de tenir compte des éventuels agrandissements intervenus ultérieurement.

Il ressort des pièces du dossier que le permis de construire a pour objet la régularisation d’un changement de destination d’un entrepôt en un bâtiment artisanal, la création d’une mezzanine et la construction d’un appentis. Ce faisant, le projet porte sur une construction existante et ne modifie que légèrement son aspect extérieur en y ajoutant un appentis. Ainsi, le projet, eu égard à sa nature et son importance par rapport à la construction initiale, ne peut être regardé comme une extension de l’urbanisation prohibée par les dispositions de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier, ainsi que du site officiel Géoportail, accessible tant au juge qu’aux parties, que le terrain d’assiette du projet est implanté en continuité de parcelles construites au nord et à l’est et que ce groupe de constructions s’insère dans l’enveloppe urbaine formée par le village et les espaces urbanisés situés au nord de celui-ci. Par suite, M. et Mme B... ne sont pas fondés à soutenir que le maire de Pianottoli-Caldarello a fait une inexacte application des dispositions de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme.

En troisième lieu, les dispositions de l’article L. 111-3 du code de l’urbanisme, applicables dans les communes qui ne sont pas dotées de plan local d’urbanisme, de tout document d’urbanisme en tenant lieu ou de carte communale, limitent le droit de construire en dehors des parties actuellement urbanisées de la commune aux cas limitativement énumérés à l’article L. 111-4 du même code. Toutefois, les dispositions des articles L. 121-1 et suivants de ce code régissent entièrement la situation des communes classées en zone littorale pour l’application de la règle de constructibilité limitée, qu’elles soient ou non dotées de plan d’urbanisme, à l’exclusion des dispositions prévues aux articles L. 111-3 et suivants régissant la situation des communes non dotées d’un plan local d’urbanisme, de tout document d’urbanisme en tenant lieu ou d’une carte communale.

Il résulte de ce qui a été dit au point 8 que le territoire de la commune de Pianottoli-Caldarello est couvert par les dispositions des articles L. 121-1 et suivants relatives à l’aménagement et à la protection du littoral. Dans ces conditions, les requérants ne peuvent utilement soutenir que l’arrêté litigieux méconnaît les dispositions de l’article L. 111-4 du code de l’urbanisme et ce moyen ne peut, par suite, qu’être écarté.

En quatrième lieu, aux termes de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme : « Le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales s’il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d’autres installations ». Il appartient à l’autorité d’urbanisme compétente et au juge de l’excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d’atteintes à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s’ils se réalisent.

M. et Mme B... soutiennent que le projet litigieux est susceptible de provoquer des nuisances sonores, olfactives et visuelles. Toutefois, à supposer même que l’existence de ces nuisances soit établie et que celles-ci se rattachent aux modifications apportées par le projet contesté, et non à la construction initiale, il ne ressort pas des pièces du dossier que les conséquences de ces nuisances risquent d’atteindre un degré de gravité justifiant que le maire de Pianottoli-Caldarello refuse de délivrer le permis de construire litigieux. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le maire de Pianottoli-Caldarello a entaché sa décision d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des dispositions de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme.

En dernier lieu, aux termes de l’article R. 600-5 du code de l’urbanisme : « Par dérogation à l’article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l’application de l’article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d’une requête relative à une décision d’occupation ou d’utilisation du sol régie par le présent code, ou d’une demande tendant à l’annulation ou à la réformation d’une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s’effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article R. 611-3 du code de justice administrative. / Lorsqu’un permis modificatif, une décision modificative ou une mesure de régularisation est contesté dans les conditions prévues à l’article L. 600-5-2, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux à son encontre passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense le concernant (...) ».

Il ressort des pièces du dossier que le premier mémoire en défense, produit par la commune de Pianottoli-Caldarello, a été enregistré le 17 juin 2024 et communiqué aux parties les 18 et 24 juin suivants. Par suite, à supposer même qu’il soit soulevé, le moyen tiré de ce que le maire de Pianottoli-Caldarello aurait dû refuser le permis de construire modificatif sollicité en ce qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle demande de permis de construire est irrecevable dès lors qu’il n’a été invoqué que dans un mémoire enregistré le 6 décembre 2024.

Il résulte de ce qui précède, et sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par la société pétitionnaire, que M. et Mme B... ne sont pas fondés à demander l’annulation de l’arrêté du 22 mars 2023 par lequel le maire de Pianottoli-Caldarello a délivré un permis de construire à la société Exploitation Biscuiterie Maniccia.
Sur les frais liés au litige :
Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Pianottoli-Caldarello, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. et Mme B... demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. et Mme B... une somme de 1 500 euros à verser à chacun des défendeurs au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. et Mme B... est rejetée.

Article 2 : M. et Mme B... verseront à la commune de Pianottoli-Caldarello et à la société Exploitation Biscuiterie Maniccia une somme de 1 500 euros chacun au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C... B..., à Mme A... B..., à la commune de Pianottoli-Caldarello et à la société Exploitation Biscuiterie Maniccia.

Copie en sera adressée pour information au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud.


Délibéré après l’audience du 6 mars 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Castany, présidente,
M. Carnel, conseiller,
Mme Doucet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mars 2026.

Le rapporteur,

Signé

T. Carnel






La présidente,

Signé

C. Castany

La greffière,

Signé

H. Celik



La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Une greffière,


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