Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A... qui contestait un arrêté du ministre de l’intérieur suspendant son permis de conduire pour trois mois. La requête a été jugée irrecevable car elle ne présentait aucun moyen de légalité externe ou interne. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, qui permet de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement infondées ou dépourvues de moyens sérieux.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 août 2025, Mme B... A... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler l'arrêté du 18 août 2025 par lequel le ministre de l’intérieur a suspendu son permis de conduire à la suite d'une rétention pour une durée de trois mois.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».
2. En l’espèce, la requête de Mme A... ne présente aucun moyen de légalité externe ou interne. Dès lors, la requête de Mme A... ne peut qu’être rejetée en application des dispositions précitées de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Bastia, le 18 novembre 2025.
La présidente du tribunal,
Signé
Baux
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,