LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2501394

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2501394

jeudi 2 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2501394
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS CADOZ - LACROIX - REY - VERNE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bastia, saisi en référé par le préfet de la Haute-Corse sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a rejeté la demande de suspension du certificat de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire de Ventiseri pour la division d’une parcelle. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 422-5 du code de l’urbanisme n’était pas fondé, l’avis conforme défavorable du préfet étant tardif. Il a également jugé que le moyen tiré de la violation de l’article L. 121-8 du même code ne créait pas de doute sérieux, le projet s’inscrivant dans un secteur déjà urbanisé au sens de la jurisprudence. La requête a donc été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un déféré, enregistré le 15 septembre 2025, le préfet de la Haute-Corse, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l’exécution du certificat du 17 mars 2025, par lequel le maire de la commune de Ventiseri ne s’est pas opposé à la déclaration préalable, déposée par Mme C... A..., relative à la division de la parcelle cadastrée A 976, en vue de détacher un lot à bâtir de 2 500 m².

Il soutient que :
- il a émis, le 17 mars 2025, un avis conforme défavorable ; par suite la maire de la commune de Ventiseri était en situation de compétence liée pour s’opposer à la déclaration préalable en litige qui méconnaît dès lors les dispositions de l’article L. 422-5 du code de l’urbanisme ;
- ont été méconnues les dispositions de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme dès lors que le terrain d’assiette du projet est situé dans un secteur caractérisé par une implantation diffuse des constructions et par l’absence de service public ; ainsi le projet crée une extension de l’urbanisation qui ne s’inscrit pas en continuité d’un village ou d’une agglomération existants ; le secteur dans lequel s’insère le projet ne constituant pas un secteur déjà urbanisé au sens de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme.

Par un mémoire enregistré le 29 septembre 2025, la commune de Ventiseri représentée par Me Lacroix, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Elle fait valoir que :
- l’avis conforme défavorable du préfet de la Haute-Corse est illégal ; en effet, à la date de la naissance d’une décision tacite de non opposition à déclaration préalable, à savoir le 14 mars 2025, aucun avis conforme n’avait été rendu par le préfet, et à la date du 17 mars 2025, date à laquelle le maire a établi le certificat de l’obtention d’une décision tacite, le maire n’était pas informé de l’avis conforme défavorable dudit préfet ; aussi le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l’article L. 422-5 du code de l’urbanisme n’est pas propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ;

- en outre, le projet en litige qui consiste en la réalisation du détachement d’un lot à bâtir, sera positionné sur la parcelle cadastrée section A n° 976 qui, avant division, était d’une surface totale de 3 950 m², le lot détaché devant être d’une surface de 2 500 m², dans un secteur urbanisé composé de maisons individuelles, de type pavillonnaire ; cette parcelle cadastrée est située au sein de l’enveloppe urbaine dudit secteur et est desservie par une route communale dénommée "Strada di Pedicervu" ; ni la parcelle cadastrée section A n° 976, ni celles situées à proximité au sein de l’enveloppe urbaine ne sont exploitées, comme cela ressort de la vue aérienne tirée du site géoportail ; ainsi, le secteur de Pedicervu constitue un espace urbanisé, formalisé et justifié dans le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Ventiseri approuvé par délibération du 31 juillet 2025, entrée en vigueur le 24 septembre 2025 ; ledit PLU récemment approuvé classe donc la parcelle cadastrée en cause, en zone urbanisée, quand bien même la constructibilité serait limitée, les limites de constructibilité fixées par le règlement du PLU n’étant pas applicables au projet dès lors que l’obtention de l’autorisation est intervenue antérieurement à l’entrée en vigueur dudit plan ; en effet, le rapport de présentation du PLU identifie et justifie le classement du secteur de Pedicervu au sein des secteurs urbanisés de la commune ; par suite, la parcelle cadastrée section A n° 976, implantée au sein de la zone UC2, est effectivement située au sein des secteurs déjà urbanisés de la commune et le projet d’une ampleur limitée qui n’étend pas l’enveloppe urbanisée du secteur et qui ne modifiera pas sa morphologie n’est pas de nature à méconnaître les dispositions de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme.

Le déféré a été communiqué à Mme A... qui n’a pas produit de mémoire.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2501393 tendant à l’annulation l’exécution du certificat du 17 mars 2025 du maire de la commune de Ventiseri.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique, tenue en présence de Mme Saffour, greffière d’audience :
le rapport de Mme Baux,
les observations de Mme B..., représentant le préfet de la Haute-Corse, qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens ;
les observations de Me Plenet, représentant la commune de Ventiseri qui persiste dans ses conclusions et qui précise que l’avis conforme défavorable du préfet est tardif et dès lors illégal ; que le projet s’établira au sein d’une enveloppe construite, le règlement du plan local d'urbanisme récemment adopté ayant pris acte de ce que ce secteur était urbanisé.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

1. Le préfet de la Haute-Corse, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l’exécution du certificat du 17 mars 2025, par lequel le maire de la commune de Ventiseri ne s’est pas opposé à la déclaration préalable, déposée par Mme C... A..., relative à la division de la parcelle cadastrée A 976, en vue de détacher un lot à bâtir de 2 500 m².

2. Aux termes de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l’article L. 554-1 du code de justice administrative : « Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / (…) / Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. / Jusqu'à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui ait statué, la demande de suspension en matière d'urbanisme, de marchés et de délégation de service public formulée par le représentant de l'Etat dans les dix jours à compter de la réception de l'acte entraîne la suspension de celui-ci. Au terme d'un délai d'un mois à compter de la réception, si le juge des référés n'a pas statué, l'acte redevient exécutoire. (…) »

3. En l’état de l’instruction, les moyens soulevés par le préfet de la Haute-Corse tirés de ce que son avis conforme étant défavorable, le maire de la commune de Ventiseri était tenu de s’opposer à la déclaration préalable en cause, ainsi que celui tiré de la méconnaissance de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’ordonner la suspension de l’exécution du certificat du 17 mars 2025, par lequel le maire de la commune de Ventiseri ne s’est pas opposé à la déclaration préalable, déposée par Mme C... A....

4. En vertu des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l’autre partie des frais qu’elle a exposés à l’occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la commune de Ventiseri doivent dès lors être rejetées.






ORDONNE :



Article 1er : L’exécution du certificat du 17 mars 2025, par lequel le maire de la commune de Ventiseri ne s’est pas opposé à la déclaration préalable déposée par Mme A... est suspendue.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de la Haute-Corse, à la commune de Ventiseri et à Mme C... A....


Fait à Bastia, le 2 octobre 2025.


La juge des référés, La greffière,

signé signé

Baux R. Saffour






La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Une greffière,












Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions