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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2501740

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2501740

mercredi 3 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2501740
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A... contestant une décision de France Travail lui demandant le remboursement d’un trop-perçu d’aide au retour à l’emploi. La requérante n’a pas régularisé sa requête dans le délai de quinze jours imparti, malgré une invitation du greffe fondée sur l’article R. 772-6 du code de justice administrative. En l’absence de précisions suffisantes pour apprécier le bien-fondé de ses moyens, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 novembre 2025, Mme B... A... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 4 septembre 2025 par laquelle le directeur régional de France Travail Corse lui demande le remboursement de la somme de 566,88 euros au titre d’un trop perçu d’aide au retour à l’emploi pour la période de janvier à avril 2025.

Par un courrier du 12 novembre 2025, mis à disposition le même jour via l’application Télérecours, le greffe du tribunal a invité la requérante à compléter sa requête, dans un délai de quinze jours, en utilisant le formulaire prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ».

2. Aux termes de l’article R. 772-6 du même code : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l’article R. 222-1, qu’après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S’il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l’expiration du délai de recours. Il est informé qu’à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 ».

3. Par un courrier du 12 novembre 2025, mis à disposition le même jour via l’application Télérecours, le greffe du tribunal a invité la requérante à compléter sa requête, dans un délai de quinze jours, en utilisant le formulaire prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative. En dépit de cette demande, l’intéressée n’a pas régularisé sa requête dans le délai de quinze jours qui lui était imparti. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par Mme A... ne peuvent qu’être rejetées sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A....

Fait à Bastia, le 3 décembre 2025.

La présidente du tribunal,

Signé


Baux

La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Une greffière,









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