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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2501819

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2501819

lundi 15 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2501819
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi par le préfet de Corse d’une demande de suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Bastelicaccia pour deux maisons individuelles, au motif d’une méconnaissance des articles L. 122-5 et L. 122-10 du code de l’urbanisme, le terrain étant situé dans un espace stratégique agricole inconstructible selon le PADDUC. En cours d’instance, le maire a retiré l’arrêté contesté par une décision du 8 décembre 2025. Par conséquent, le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension, en application des articles L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et L. 554-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un déféré, enregistré le 27 novembre 2025, le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 12 juin 2025, par lequel le maire de la commune de Bastelicaccia a délivré à Mme B... A..., un permis de construire deux maisons individuelles, sur la parcelle cadastrée A 1079, située lieu-dit « Macina ».

Il soutient que :
- la décision attaquée méconnaît les dispositions des articles L. 122-5 et L. 122-5-1 du code de l’urbanisme ;
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l’article L. 122-10 du code de l’urbanisme ; la parcelle en cause se situe dans les espaces stratégiques agricoles délimités par le Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC) par définition, inconstructibles.

Par un courrier enregistré le 11 décembre 2025, la commune de Bastelicaccia verse au débat un arrêté en date du 8 décembre 2025 par lequel le maire de la commune de Bastelicaccia a procédé au retrait de la décision attaquée.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2501820 tendant à l’annulation de l’arrêté du 12 juin 2025 du maire de la commune de Bastelicaccia.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.


Vu l’avis du 11 décembre 2025 par lequel les parties ont été informées de la radiation de l’affaire du rôle de l’audience publique prévue le 18 décembre 2025.

Considérant ce qui suit :


1. Le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 12 juin 2025, par lequel le maire de la commune de Bastelicaccia a délivré à Mme B... A..., un permis de construire deux maisons individuelles, sur la parcelle cadastrée A 1079, située lieu-dit « Macina ».

2. Aux termes de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l’article L. 554-1 du code de justice administrative : « Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / (…) / Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. / Jusqu'à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui ait statué, la demande de suspension en matière d'urbanisme, de marchés et de délégation de service public formulée par le représentant de l'Etat dans les dix jours à compter de la réception de l'acte entraîne la suspension de celui-ci. Au terme d'un délai d'un mois à compter de la réception, si le juge des référés n'a pas statué, l'acte redevient exécutoire. (…) »

3. Par un courrier enregistré au greffe, le 11 décembre 2025, le maire de la commune de Bastelicaccia a communiqué au tribunal l’arrêté du 8 décembre 2025 par lequel il a procédé au retrait de l’arrêté contesté du 12 juin 2025. Par suite, et alors que l’affaire a été radiée du rôle de l’audience publique prévue le 18 décembre 2025, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension présentées par le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud.


ORDONNE



Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension présentées par le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, à la commune de Bastelicaccia et à Mme B... A....


Fait à Bastia, le 15 décembre 2025


La juge des référés
Signé
A. Baux





La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Une greffière,


R. Alfonsi










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