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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2501869

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2501869

lundi 8 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2501869
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCARREGA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 4 décembre 2025 ordonnant l'expulsion de M. B... du territoire français. Le requérant invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en se prévalant de sa présence de longue durée en France et de ses attaches familiales. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté d'expulsion, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée, le 5 décembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Carrega, demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de l’arrêté du 4 décembre 2025 par lequel le préfet de la Haute-Corse l’a expulsé du territoire français, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cet arrêté ;

2°) d’enjoindre au préfet de la Haute-Corse de lui délivrer un titre de séjour.

Il soutient que la condition d’urgence est remplie dès lors que la décision attaquée aurait des conséquences « excessives » sur sa situation dès lors qu’il est présent sur le territoire national depuis 32 ans, que sa compagne et ses enfants, de nationalité française, y résident également ; en outre, il est en droit de bénéficier d’un titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 421-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; enfin, son expulsion est en cours d’exécution ;

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 5 décembre 2025 sous le n° 2501870 par laquelle M. B... demande l’annulation de l’arrêté attaqué.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. » et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ». L'article L. 522-3 dudit code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».

2. En l’état de l’instruction, aucun des moyens invoqués, tels que visés ci-dessus, n’est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

3. Par suite, et sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la condition d’urgence, il y a lieu de rejeter la présente requête selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative en ce comprises ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction.





O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Corse.


Fait à Bastia, le 8 décembre 2025.


La juge des référés,


Signé


A. Baux

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition,
Une greffière,


R. Alfonsi



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