LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2501893

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2501893

jeudi 11 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2501893
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du ministre de l’intérieur suspendant le permis de conduire de M. A... pour quatre mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré les contraintes professionnelles et électives invoquées par le requérant (chef de projet et maire), car la décision contestée répond à des exigences de sécurité routière et l’intéressé n’a pas démontré qu’il ne pouvait être accompagné dans ses activités. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité soulevés (incompétence, défaut de motivation, contrôle du cinémomètre).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2025, M. B... A... demande au juge des référés d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de l’arrêté du 4 décembre 2025 par lequel le ministre de l’intérieur a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de quatre mois, à compter de la mesure de rétention ou à défaut de la date de notification de ladite décision, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cet arrêté.

Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors que l’arrêté contesté porte atteinte de manière grave et immédiate à sa situation ; en effet, cette suspension l’empêche d’une part, de se rendre à des rendez-vous médicaux, d’autre part, de se rendre sur son lieu de travail et d’exécuter ses fonctions de chef de projet « concessions hydrauliques » et enfin, de mener à bien sa fonction d’élu, dès lors qu’il est maire de Pietrosella et 1er vice-président de la communauté de communes de la Piève de l’Ornano et du Taravu ;

- en l’état de l’instruction, sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté contesté, les moyens tirés de :
. l’incompétence du signataire de l’arrêté en litige,
. la méconnaissance des dispositions de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration,
. ce qu’il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que le cinémomètre ayant permis la constatation de l’infraction respecte la réglementation et notamment le décret du 3 mai 2001 relatif au contrôle des instruments de mesure, l’arrêté du 31 décembre 2001qui fixe les modalités d’application de ce décret, ainsi que l’arrêté du 4 juin 2009 relatif aux cinémomètres de contrôle routier.

Vu :
- les autres pièces du dossier.
- la requête enregistrée le 9 décembre 2025 sous le n° 2501894 par laquelle M. A... demande l’annulation de l’arrêté attaqué.

Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». L'article L. 522-3 dudit code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».

2. Pour justifier de l’urgence à prononcer les mesures demandées, M. A... indique qu’il doit disposer de son permis de conduire dès lors qu’il doit se rendre d’une part, à des rendez-vous médicaux, d’autre part, sur son lieu de travail et exécuter ses fonctions de chef de projet « concessions hydrauliques » et enfin, qu’il doit mener à bien ses fonctions d’élu, étant maire de Pietrosella et 1er vice-président de la communauté de communes de la Piève de l’Ornano et du Taravu. Si, en effet, la décision contestée est susceptible de gêner l’exercice par le requérant de ses activités professionnelles et électives, dès lors que les décisions en litige répondent à des exigences de protection et de sécurité routière, l’intéressé ne justifie pas notamment qu’il pourrait être accompagné dans l’essentiel de ces activités. Dans ces circonstances, la condition d’urgence ne peut être regardée comme remplie.

3. Par suite, il y a lieu de rejeter la présente requête selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 précité du code de justice administrative.




O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Copie en sera adressée au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud.


Fait à Bastia, le 11 décembre 2025.


La juge des référés,


Signé


A. Baux

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Une greffière,


R. Alfonsi



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions