Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a donné acte du désistement du préfet de la Haute-Corse de sa demande de suspension de l’arrêté du maire de Lumio autorisant le transfert d’une décision de non-opposition à déclaration préalable pour un changement de destination. Le préfet avait saisi le juge sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, mais s’est désisté purement et simplement. L’ordonnance constate ce désistement et en tire les conséquences, sans examiner le bien-fondé de la requête.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par un déféré, enregistrée le 20 janvier 2026, le préfet de la Haute-Corse demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 8 décembre 2025 par lequel le maire de Lumio a autorisé le transfert à la SARL Omnis de la décision de non-opposition à déclaration préalable du 30 juin 2025 délivrée à M. A....
Par un mémoire, enregistré le 27 janvier 2026, le préfet de la Haute-Corse déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 20 janvier 2026 sous le n° 2600108 tendant à l’annulation de l’arrêté du 8 décembre 2025.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Vu l’avis du 27 janvier 2026 par lequel les parties ont été informées de la radiation de l’affaire du rôle de l’audience publique prévue le 3 février 2026.
Considérant ce qui suit :
1. Le préfet de la Haute-Corse demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 8 décembre 2025 par lequel le maire de Lumio a autorisé le transfert à la SARL Omnis de la décision de non-opposition à déclaration préalable du 30 juin 2025 délivrée à M. A..., relative à un changement de destination d’un garage et d’un atelier sur la parcelle cadastrée section AB n° 419.
2. Aux termes de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l’article L. 554-1 du code de justice administrative : « Le représentant de l’Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l’article L. 2131-2 qu’il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / (…) / Le représentant de l’Etat peut assortir son recours d’une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l’un des moyens invoqués paraît, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l’acte attaqué. Il est statué dans un délai d’un mois. / Jusqu’à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui ait statué, la demande de suspension en matière d’urbanisme, de marchés et de délégation de service public formulée par le représentant de l’Etat dans les dix jours à compter de la réception de l’acte entraîne la suspension de celui-ci. Au terme d’un délai d’un mois à compter de la réception, si le juge des référés n’a pas statué, l’acte redevient exécutoire. (…) ».
3. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1° donner acte des désistements ; (…) ».
4. Par un mémoire, enregistré au greffe du tribunal le 27 janvier 2026, le préfet de la Haute-Corse a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête du préfet de la Haute-Corse.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de la Haute-Corse, à la commune de Lumio et à la SARL Omnis.
Copie en sera transmise à la ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche.
Fait à Bastia, le 28 janvier 2026.
La juge des référés,
Signé
C. Castany
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Une greffière,