LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2600415

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2600415

jeudi 26 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2600415
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantFELLI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi d'un déféré-suspension du préfet, a déclaré la demande sans objet. Le juge a constaté que les travaux autorisés par l'arrêté municipal litigieux étaient déjà achevés, ce qui prive de toute utilité une mesure de suspension. La juridiction s'est fondée sur l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, sans examiner le fond de la légalité de l'autorisation d'urbanisme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un déféré, enregistré le 5 mars 2026, le préfet de la Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 30 décembre 2025, par lequel le maire de la commune de Casaglione a délivré à Mme B... A..., une déclaration préalable autorisant un changement de destination d’un local existant en appartement d’habitation d’une superficie de 141 m², la création d’une porte palière et l’agrandissement de trois baies vitrées existantes, sur un terrain situé 893 strada di u liamone, parcelles cadastrées A n° 1190 et 1191.

Il soutient que :
- le terrain support du projet est classé en zone UCm qui est une zone à vocation résidentielle, commerciale et touristique, le « m » délimitant la partie de la zone située entre la route et la mer où la constructibilité est soumise à conditions, n’étant notamment admises que les constructions d’une surface de plancher maximale de 200 m² ; or, l’ensemble de l’habitation atteindra une surface de plancher supérieure à 200 m², interdite par le règlement du plan local d'urbanisme (PLU) ;
- le projet méconnait les dispositions de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme dès lors que, situé dans la bande littorale des 100 mètres, il est classé en secteur hachuré en violet de l’atlas des zones submersibles (AZS), au sein desquelles le principe d’interdiction est de rigueur.

Par un mémoire enregistré le 24 mars 2026, Mme B... A..., représentée par Me Nesa, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de l’Etat au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Elle soutient que :
- le déféré suspension a perdu son objet dès lors que les travaux en litige, en l’espèce, les travaux d’agrandissement des baies vitrées existantes, les travaux intérieurs, en ce compris ceux concernant le « changement de destination », sont achevés ;
- en tout état de cause, aucun des moyens n’est en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ;
- en effet, la déclaration de travaux litigieuse s’inscrit précisément dans une démarche de régularisation et de rénovation d’un immeuble préexistant, dans un contexte de risque déjà constitué à la date d’élaboration du PADDUC et de l’AZS ; de même le PLU est postérieur à la construction de l’habitation ;
- il ne s’agit pas de la création d’un logement nouveau mais de la régularisation de très anciens travaux d’aménagement intérieurs, outre l’agrandissement modérée des baies vitrées, le procès-verbal de constat « après travaux » établi le 20 mars 2026 confirmant qu’aucun bâtiment supplémentaire n’a été créé et que la volumétrie est inchangée.

Le déféré a été communiqué à la commune de Casaglione qui n’a pas produit de mémoire.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2600416 tendant à l’annulation de l’arrêté du 30 décembre 2025 du maire de la commune de Casaglione.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Baux a été entendu au cours de l’audience publique, tenue en présence de Mme Saffour, greffière d’audience.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

1. Le préfet de la Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 30 décembre 2025, par lequel le maire de la commune de Casaglione a délivré à Mme B... A..., une déclaration préalable autorisant un changement de destination d’un local existant en appartement d’habitation d’une superficie de 141 m², la création d’une porte palière et l’agrandissement de trois baies vitrées existantes, sur un terrain situé 893 strada di u liamone, parcelles cadastrées A n° 1190 et 1191.

2. Aux termes de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l’article L. 554-1 du code de justice administrative : « Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / (…) / Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. / Jusqu'à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui ait statué, la demande de suspension en matière d'urbanisme, de marchés et de délégation de service public formulée par le représentant de l'Etat dans les dix jours à compter de la réception de l'acte entraîne la suspension de celui-ci. Au terme d'un délai d'un mois à compter de la réception, si le juge des référés n'a pas statué, l'acte redevient exécutoire. (…) »



3. Il résulte de l’instruction, et plus particulièrement des procès-verbaux de constat dressés avant travaux, le 6 janvier 2025 et après travaux, le 20 mars suivant, que les travaux objets de l’arrêté en litige ont été achevés. Il s’ensuit que la demande du préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud tendant à la suspension de leur exécution est dépourvue d'objet. Il n’y a dès lors plus lieu d’y statuer.

4. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme A... présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative


ORDONNE :



Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur le déféré du préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de la Corse, préfet de la Corse-du-Sud, à la commune de Casaglione et à Mme B... A....


Fait à Bastia, le 26 mars 2026.


La juge des référés, La greffière

signé signé

Baux R. Saffour






La République mande et ordonne au préfet de la Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Une greffière,


Décisions similaires

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606980

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Norvège, responsable de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, le préfet ayant visé le règlement et indiqué que Mme B... détenait un visa norvégien périmé depuis moins de six mois. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, incluant sa vulnérabilité, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606981

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant libyen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'accueil au seul motif que M. C... avait présenté une demande de réexamen, et que le requérant n'avait pas démontré que sa vulnérabilité ou la dignité humaine avaient été méconnues. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15, et la directive 2013/33/UE.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606983

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burkinabée, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 3 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le visa délivré par les autorités belges.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606985

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant érythréen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Suisse, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que l'existence de défaillances systémiques en Suisse. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de l'intéressé ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

01/06/2026

← Retour aux décisions