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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2600498

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2600498

samedi 14 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2600498
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, rejette la demande d'un particulier visant à ordonner au maire de Volpajola de lui permettre d'accéder au registre des procurations. Le juge estime que le requérant n'a pas caractérisé l'urgence ni démontré une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, conditions exigées par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête est donc jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence particulière.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 mars 2026, M. A... B... doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’ordonner au maire de la commune de Volpajola de lui permettre d’accéder au registre des procurations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». Enfin, l'article L. 522-3 dudit code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».

2. Lorsqu’un requérant fonde son action non sur la procédure de suspension régie par l’article L. 521-1 du code précité mais sur la procédure de protection particulière instituée par l’article L. 521-2 de ce code, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d’urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par l’article L. 521-2 soient remplies, qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures.

3. Si M. B... sollicite du juge des référés qu’en application des dispositions susmentionnées de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, il soit ordonné au maire de la commune de Volpajola de lui permettre d’accéder au registre des procurations, il ne fait cependant état d’aucune atteinte grave et manifestement illégale à une quelconque liberté fondamentale et ne justifie pas davantage d’une situation d’urgence impliquant qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans un délai de quarante-huit heures.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Copie en sera adressée à la commune de Volpajola et au préfet de la Haute-Corse.


Fait à Bastia, le 14 mars 2026.


La juge des référés,

Signé


Baux

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse, en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Une greffière,




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