mercredi 7 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2003274 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | WALTER & GARANCE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 27 novembre 2020 et 10 novembre 2022, la société Art Dan IDF, représentée par la SELARL Walter et Garance avocats, demande au tribunal :
1°) d'arrêter le décompte général et définitif du marché de rénovation des sols sportifs du COSEC et du gymnase Aristide Briand conclu avec la commune de Sens le 15 avril 2019 en en supprimant les pénalités ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Sens le versement d'une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société Art Dan IDF soutient que :
- sa demande de paiement finale, qui ne comportait pas de poste portant sur les pénalités, étant tacitement devenue le décompte général et définitif du marché, la commune de Sens ne pouvait plus contractuellement lui infliger des pénalités, d'un montant total de 35 750 euros, dans le décompte général qu'elle a tardivement établi ;
- c'est à tort que la commune de Sens lui a appliqué des pénalités de 35 600 euros sur le fondement des articles 10-1 et 10-2 du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) dès lors que, d'une part, aucun retard ne lui est imputable et que, d'autre part, la démultiplication de ces pénalités sur les deux sites est irrégulière ;
- en lui infligeant une pénalité de 150 euros pour son absence à une réunion le 3 janvier 2020 alors qu'aucune réunion n'était prévue ce jour-là et qu'elle n'a en tout état de cause pas été dument convoquée à une telle réunion, le maître d'ouvrage a méconnu l'article 10.3 du CCAP ;
- le montant des pénalités de retard que la commune de Sens lui a infligées est manifestement excessif.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juin 2021, la commune de Sens, représentée par l'AARPI Themis, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la société Art Dan IDF le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de Sens soutient que les moyens invoqués par la société requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;
- l'arrêté du 3 mars 2014 modifiant l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. B,
- et les observations de Me Giraud, représentant la société Art Dan IDF, et de Me Hebmann, représentant la commune de Sens.
Considérant ce qui suit :
1. Le 15 avril 2019, la commune de Sens a confié à la société Art Dan IDF un marché, d'un montant initial de 79 137,88 euros HT, soit 94 965,46 euros TTC, ayant pour objet des travaux de rénovation des sols sportifs du complexe omnisport évolutif couvert (COSEC) et du gymnase Aristide Briand. Le montant de ce marché a été porté à 113 310,68 euros HT, soit 135 972,82 euros TTC, à la suite des avenants nos 1 et 2 conclus respectivement les 10 septembre et 30 octobre 2019. Par une décision du 18 décembre 2019, le maître d'ouvrage a prononcé la réception des travaux du sol sportif du gymnase Aristide Briand, avec effet au 31 octobre 2019, assortie de réserves qui ont été levées le 10 janvier 2020. Par une décision du 20 décembre 2019, le maître d'ouvrage a ensuite prononcé la réception des travaux du sol sportif du COSEC, avec effet au 31 octobre 2019, avec des réserves qui ont été ultérieurement levées le 10 mars 2020. Le 25 juin 2020, la commune de Sens a établi le décompte général du marché à un montant de 101 704,93 euros TTC en appliquant au titulaire du marché des pénalités de 35 750 euros. Le mémoire en réclamation présenté par la société Art Dan IDF le 29 juillet 2020 contre ce décompte général a été rejeté le 30 septembre 2020. La société Art Dan IDF demande au tribunal d'arrêter le décompte général et définitif de ce marché en en supprimant les pénalités.
Sur les conclusions relatives au décompte général du marché :
En ce qui concerne le caractère définitif du décompte général :
2. La société requérante soutient, en substance, que le projet de décompte final qu'elle a transmis à la commune de Sens le 16 mars 2020 a le caractère de la " demande de paiement finale " mentionnée à l'article 13.3.1 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés de travaux (CCAG-T), dans sa rédaction résultant de l'arrêté du 8 septembre 2009 tel que modifié par l'arrêté du 3 mars 2014 (" CCAG-T 2009 version 2014 "), et que ce document est devenu le décompte général et définitif en application de l'article 13.4.4 du même CCAG-T dès lors que le maître d'ouvrage n'a pas établi le décompte général en temps utile.
3. D'une part, si l'économie générale du régime contractuel d'élaboration du décompte général d'un marché public de travaux régi par le " CCAG-T 2009 version 2014 " a pour objet de sanctionner l'inaction, le silence ou l'abstention des parties dans l'établissement des différents documents permettant de procéder au règlement financier du marché, aucune stipulation de ce CCAG-T ne prévoit que le projet de décompte final ou tout document équivalent transmis par le titulaire puisse directement devenir le décompte général et définitif à l'expiration d'un délai d'inaction du maitre d'ouvrage dès lors qu'il appartient dans tous les cas au titulaire du marché, en application du premier alinéa de l'article 13.4.4 de ce CCAG-T, de préalablement " notifier au représentant du pouvoir adjudicateur, avec copie au maître d'œuvre, un projet de décompte général ".
4. D'autre part, et en tout état de cause, en application de l'article 9.1 du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) du marché, les parties au contrat ont expressément entendu appliquer au règlement financier du marché les stipulations de l'article 13.4 du CCAG-T, résultant de l'arrêté du 8 septembre 2009 dans sa rédaction initiale, qui ne prévoit aucun mécanisme permettant la naissance d'un décompte général et définitif tacite en cas d'inaction, de silence ou d'abstention du maître d'ouvrage à établir un décompte général.
5. Il résulte de ce qui vient d'être dit aux points 3 et 4 que la société requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle est titulaire d'un décompte général et définitif interdisant au maître d'ouvrage de lui appliquer ultérieurement des pénalités dans le décompte général établi par ses soins.
En ce qui concerne le poste du décompte général relatif aux " pénalités " :
6. La commune de Sens a infligé à la société Art Dan IDF des pénalités de 22 400 euros sur le fondement de l'article 10.1 du CCAP, correspondant à 48 jours de retard pour le gymnase Aristide Briand et 64 jours de retard pour le COSEC, des pénalités de 13 200 euros, en application de l'article 10.2 du CCAP, pour le seul site du COSEC et, enfin, une pénalité de 150 euros appliquée en application de l'article 10.3 du CCAP en raison de l'absence de la société à une réunion.
S'agissant des pénalités de retard dans l'exécution des travaux :
7. En vertu des stipulations de l'article 10.1 du CCAP, le maître d'ouvrage est susceptible d'infliger au titulaire du marché des pénalités, au taux journalier de 200 euros, lorsque l'entrepreneur accuse un retard dans l'exécution de ses travaux, non pas au regard d'un calendrier détaillé d'exécution -qui n'est pas mentionné à l'article 10.1 du CCAP- ou de la date d'achèvement des prestations successivement ou simultanément accomplies dans le COSEC et le gymnase Aristide Briand, des lors que ces travaux n'ont pas donné lieu à plusieurs tranches du marché et qu'aucune stipulation du marché ne prévoit la possibilité de dissocier les pénalités de retard en fonction de ces deux sites, mais uniquement par rapport à la date d'" achèvement des travaux ", laquelle date correspond nécessairement à l'expiration du " délai global contractuel " d'exécution des travaux fixé par ce même article 10.1 du CCAP et par l'article 5.1 de l'acte d'engagement (AE) ou par tout autre document ayant eu pour objet ou pour effet de prolonger le délai d'exécution du marché.
8. Il résulte de l'instruction, et en particulier de l'analyse des avenants nos 1 et 2, de l'article 5.1 de l'AE et des décisions de réception des travaux, qu'alors que le délai d'achèvement de l'ensemble des travaux avait été initialement fixé au 25 août 2019 -ceux concernant le COSEC devant par ailleurs être terminés au plus tard le 31 juillet 2019-, il a été contractuellement prolongé jusqu'au 31 octobre 2019 en raison de difficultés apparues lors de la dépose des sols dans les deux gymnases et qui nécessitaient des travaux supplémentaires. Or la décision de réception des travaux, qui est contractuellement opposable au maître d'ouvrage, a été prononcée avec effet au 31 octobre 2019 dans le gymnase Aristide Briand comme dans le COSEC. La société requérante est dès lors fondée à soutenir que les travaux ont été achevés dans le délai contractuel résultant de l'application des avenants nos 1 et 2 et que c'est dès lors à tort que le maître d'ouvrage lui a appliqué des pénalités sur le fondement de l'article 10-1 du CCAP.
S'agissant des pénalités pour retard dans le délai d'exécution à la suite d'une réception avec réserves :
9. Aux termes de l'article 10.2 du CCAP : " Dans le cas où les réserves ne seraient pas levées dans le délai fixé au procès-verbal, le maître de l'ouvrage se réserve le droit d'appliquer sans préavis une pénalité de 200 euros par jour calendaire de retard () ".
10. Il résulte de l'instruction, et en particulier de l'analyse de la décision de réception des travaux du COSEC datée du 20 décembre 2019 et du procès-verbal de levée de réserves en date du 10 avril 2020, -et n'est au demeurant pas sérieusement contesté- que la société Art Dan IDF n'a achevé l'ensemble des prestations figurant dans les réserves annexées à la décision du 20 décembre 2019 que le 10 mars 2020. Dès lors, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que le maître d'ouvrage, après avoir estimé que le retard était pénalisable à hauteur de 66 jours, a décidé, sur le fondement de l'article 10.2 du CCAP, de lui appliquer des pénalités d'un montant de 13 200 euros (66x200) à ce titre.
S'agissant des pénalités pour absences aux réunions de chantier :
11. Aux termes de l'article 10.3 du CCAP : " En cas d'absence injustifiée aux rendez-vous de chantier, à la réception des travaux et/ou à toute réunion provoquée par le maître d'œuvre, une pénalité forfaire de 150 euros par absence sera appliquée à l'entrepreneur absent dûment convoqué ".
12. Il résulte de l'instruction, et en particulier du courriel du 20 décembre 2019, que le maître d'œuvre a convoqué un représentant de la société Art Dan IDF à une réunion le 3 janvier 2020 à 10 heures et que la société n'était pas présente à cette réunion. La société requérante n'est donc pas fondée à soutenir que c'est à tort que le maître d'ouvrage lui a infligé une pénalité de 150 euros en application de l'article 10.3 du CCAP.
S'agissant de la modération des pénalités :
13. Les pénalités de retard prévues par les clauses d'un marché public ont pour objet de réparer forfaitairement le préjudice qu'est susceptible de causer au pouvoir adjudicateur le non-respect, par le titulaire du marché, des délais d'exécution contractuellement prévus. Elles sont applicables au seul motif qu'un retard dans l'exécution du marché est constaté et alors même que le pouvoir adjudicateur n'aurait subi aucun préjudice ou que le montant des pénalités mises à la charge du titulaire du marché qui résulte de leur application serait supérieur au préjudice subi.
14. Si, lorsqu'il est saisi d'un litige entre les parties à un marché public, le juge du contrat doit, en principe, appliquer les clauses relatives aux pénalités dont sont convenues les parties en signant le contrat, il peut, à titre exceptionnel, saisi de conclusions en ce sens par une partie, modérer ou augmenter les pénalités de retard résultant du contrat si elles atteignent un montant manifestement excessif ou dérisoire, eu égard au montant du marché et compte tenu de l'ampleur du retard constaté dans l'exécution des prestations.
15. Compte tenu de ce qui vient d'être dit aux points 7 à 12, les pénalités, telles qu'elles ont été déterminées par le présent jugement, s'élèvent globalement à 13 350 euros et représentent ainsi moins de 10 % du montant du marché résultant des deux avenants. Dans ces conditions, et compte tenu, également, du retard important pris par le titulaire du marché dans la levée des réserves, la société Art Dan IDF n'est pas fondée à soutenir que ces pénalités ont atteint un montant manifestement excessif. Il n'y a donc pas lieu d'en modérer le montant.
16. Il résulte de l'ensemble de ce qui vient d'être dit aux points 7 à 15 que le montant du poste " pénalités " s'élève à 13 350 euros.
En ce qui concerne la détermination du décompte général :
17. Au crédit du décompte général du marché figurent le poste " acte d'engagement ", d'un montant de 79 137,88 euros HT, le poste " avenant n°1 ", d'un montant de 16 007,30 euros HT, le poste " avenant n°2 ", d'un montant de 18 165,50 euros HT et le poste " actualisation/ révision des prix " d'un montant de 1 235,09 euros HT. Le montant total du crédit du décompte général s'élève donc à 114 545,77 euros HT, soit 137 454,92 euros TTC.
18. Au débit de ce décompte général figure le poste " pénalités " d'un montant de 13 350 euros. Le montant total du débit du décompte général s'élève donc à 13 350 euros TTC.
19. Le décompte général du marché s'élève donc à 124 104,93 euros TTC (137 454,92 - 13 350).
20. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la société requérante est seulement fondée à demander au juge du contrat de fixer à 124 104,93 euros TTC le décompte général et définitif du marché en litige.
Sur les frais liés au litige :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la société Art Dan IDF, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement de la somme que demande la commune de Sens au titre des frais qu'elle a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.
22. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Sens le versement d'une somme de 1 500 euros au profit de la société Art Dan IDF au titre de ces mêmes frais.
DECIDE :
Article 1er : Le décompte général et définitif du marché de rénovation des sols sportifs du COSEC et du gymnase Aristide Briand conclu entre la société Art Dan IDF et la commune de Sens le 15 avril 2019 est fixé à 124 104,93 euros TTC.
Article 2 : La commune de Sens versera à la société Art Dan IDF une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Sens sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Art Dan IDF et à la commune de Sens.
Délibéré après l'audience du 17 novembre 2022 à laquelle siégeaient :
- M. Boissy, président,
- M. Blacher, premier conseiller,
- Mme Hunault, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2022.
L'assesseur le plus ancien,
S. BlacherLe président,
L. A
La greffière,
E. Herique
La République mande et ordonne au préfet de l'Yonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026