jeudi 6 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2100224 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CALLON AVOCAT ET CONSEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 janvier 2021, Mme B D, représentée par la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Callon Avocat et Conseil, demande au tribunal :
1°) d'annuler les titres de perception " du 11 ou du 12 septembre 2018 ", par lesquels l'agent comptable de l'université de Bourgogne lui a réclamé le reversement des sommes de 1 555,83 euros et de 40,73 euros, correspondant à des trop-perçus sur salaires ;
2°) d'annuler les saisies administratives à tiers détenteur des 29 septembre et 16 novembre 2020 ;
3°) d'annuler les décisions implicites par lesquelles l'université de Bourgogne a rejeté ses recours gracieux des 9 novembre et 22 décembre 2020, dirigés contre ces saisies administratives à tiers détenteur ;
4°) de condamner l'université de Bourgogne aux entiers dépens et de mettre à sa charge la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les créances visées par les titres de perception du 12 septembre 2018 sont prescrites, en vertu des dispositions de l'article 37-1 de la loi n° 2000-321 ;
- les avis à tiers détenteur litigieux ne comportent pas les bases et éléments de calcul sur lesquels se fonde l'Université de Bourgogne pour mettre les sommes en cause à sa charge.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er février 2022, l'université de Bourgogne conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est tardive, dès lors que Mme D a eu connaissance de l'existence des titres au plus tard le 11 septembre 2018 ;
- c'est la prescription quinquennale de l'article 2224 du code civil et non la prescription biennale prévue par la loi n° 2000-321 du 12 avril 2020 qui trouve à s'appliquer à l'exécution de l'action en recouvrement de l'administration, lorsque la créance a été opposée au débiteur ;
- la juridiction administrative est incompétente pour se prononcer sur le moyen soulevé par la requérante à l'encontre des saisies administratives à tiers détenteur.
Les parties ont été informées par une lettre du 7 juillet 2022 que cette affaire était susceptible, à compter du 8 août 2022, de faire l'objet d'une clôture d'instruction à effet immédiat en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.
La clôture de l'instruction a été fixée au 11 août 2022 par ordonnance du même jour.
Les parties ont été informées le 17 août 2022, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la réformation des montants des saisies administratives à tiers détenteur litigieuses, par la fixation de leur montant à la somme de 1 555,83 euros, par voie de conséquence de l'annulation de l'ordre de recouvrer d'un montant de 40,73 euros du 12 septembre 2018 et de la décharge de l'obligation de payer cette somme.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C A,
- et les conclusions de M. Thierry Bataillard, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B D a été recrutée par l'université de Bourgogne en contrat à durée déterminée du 3 octobre 2016 au 31 août 2018 pour exercer des fonctions de technicien de recherche et formation au sein de la direction du numérique de l'université. Deux lettres du 12 septembre 2018 ont été émises par l'agent comptable de l'université à fin d'engager le recouvrement de sommes de montants respectifs de 1 555,83 euros et 40,73 euros, considérées comme des trop-perçus sur traitement. Mme D a été informée les 29 septembre et 16 novembre 2020 de l'émission de deux saisies administratives à tiers détenteur d'un montant de 1 596,56 euros chacune. Par une lettre du 20 janvier 2021, l'université de Bourgogne a rejeté les deux réclamations préalables formées les 9 novembre et 22 décembre 2020 par le conseil de Mme D à l'encontre de ces saisies à tiers détenteur. Mme D doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler les deux " titres de perception ", les deux saisies administratives à tiers détenteur et la décision par laquelle l'université de Bourgogne a rejeté ses recours administratifs préalables obligatoires formés contre ces actes de recouvrement.
Sur la recevabilité :
2. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. " Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ".
3. D'autre part, le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. S'agissant des titres exécutoires, sauf circonstances particulières dont se prévaudrait son destinataire, le délai raisonnable ne saurait excéder un an à compter de la date à laquelle le titre, ou à défaut, le premier acte procédant de ce titre ou un acte de poursuite a été notifié au débiteur ou porté à sa connaissance.
4. En premier lieu, d'une part, les lettres " des 11 ou 12 septembre 2018 ", qui mentionnent les trop-perçus dont s'agit, en demandent le reversement, n'annoncent l'émission d'aucun titre exécutoire ultérieur et sont assortis d'un talon à joindre au règlement, constituent des ordres de recouvrer au sens de l'article 192 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
5. D'autre part, et en l'espèce, il résulte de l'instruction que l'ordre de recouvrer d'un montant de 1 555,83 euros du 12 septembre 2018 n'est pas revêtu des voies et délais de recours et que sa notification à Mme D n'est pas établie. Néanmoins, il ressort des termes précis du courriel du 11 septembre 2018, produit par l'université de Bourgogne, et adressé à celle-ci par Mme D, que cette dernière y décrit très précisément les trois lignes du tableau dans lequel sont présentées les créances de cet ordre de recouvrer et mentionne son montant, de sorte qu'il ne peut qu'être inféré de ce courriel qu'un premier ordre de recouvrer d'un montant de 1 555,83 euros a nécessairement été porté à la connaissance de Mme D, au plus tard le 11 septembre 2018. Il résulte également de ces échanges par courriel qu'en raison d'une erreur matérielle dont était revêtu le talon à joindre au paiement, l'université a adressé par courriel le lendemain, 12 septembre 2018, une nouvelle édition de ce même ordre de recouvrer, identique à la première, après correction de l'erreur matérielle, de sorte que l'ordre de recouvrer du 12 septembre 2018, produit à l'instance par l'université doit être regardé comme ayant été déjà adressé à Mme D au plus tard le 11 septembre 2018. Dès lors, le délai raisonnable mentionné au point précédent était échu à la date à laquelle la requête de Mme D a été enregistrée au greffe du tribunal administratif de Dijon, soit le 28 janvier 2021, et en tout état de cause à la date du 9 novembre 2020, à laquelle le conseil de Mme D a adressé une réclamation préalable à l'agent comptable de l'université. Par suite, l'université de Bourgogne est fondée à soutenir que les conclusions à fin d'annulation dirigées contre cet ordre de recouvrer étaient tardives, et de ce fait, irrecevables.
6. En second lieu, il résulte de l'instruction que l'ordre de recouvrer d'un montant de 40,73 euros du 12 septembre 2018 n'est pas revêtu des voies et délais de recours et que sa notification à Mme D n'est pas établie. Aucune pièce au dossier, contrairement à ce que soutient l'université de Bourgogne en défense, ne permet de considérer que Mme D aurait eu connaissance de ce titre ou qu'il lui aurait été notifié avant, au mieux, le 29 septembre 2020, date à laquelle Mme D soutient avoir été destinataire de la première saisie administrative à tiers détenteur dont elle a fait l'objet. Dès lors, l'université de Bourgogne n'est pas fondée à soutenir que les conclusions dirigées contre l'ordre de recouvrer d'un montant de 40,73 euros seraient tardives. La fin de non-recevoir soulevée en ce sens doit être écartée.
Sur le bien-fondé de la créance :
7. Aux termes du premier alinéa de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations : " Les créances résultant de paiements indus effectués par les personnes publiques en matière de rémunération de leurs agents peuvent être répétées dans un délai de deux années à compter du premier jour du mois suivant celui de la date de mise en paiement du versement erroné, y compris lorsque ces créances ont pour origine une décision créatrice de droits irrégulière devenue définitive. ".
8. Il résulte de l'article 37-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000, dans sa rédaction issue de l'article 94 de la loi n° 2011-1978 du 28 décembre 2011, qu'une somme indûment versée par une personne publique à l'un de ses agents au titre de sa rémunération peut, en principe, être répétée dans un délai de deux ans à compter du premier jour du mois suivant celui de sa date de mise en paiement, sans que puisse y faire obstacle la circonstance que la décision créatrice de droits qui en constitue le fondement ne peut plus être retirée.
9. En l'espèce, il résulte de l'instruction que la créance de 40,73 euros restant en litige et ayant donné lieu à un ordre de recouvrer du 12 septembre 2018 est relative à un trop-perçu de traitement relatif au mois de mai 2018. En vertu de ce qui précède, cette somme ne pouvait être répétée que dans un délai de deux ans courant du 1er juin 2018 au 1er juin 2020. En l'absence de toute preuve de la notification de l'ordre de recouvrer litigieux à Mme D, le premier acte ayant porté à la connaissance de l'intéressée cette créance est, en l'état de l'instruction, la saisie administrative à tiers détenteur du 29 septembre 2020, qui n'a pu être notifiée antérieurement à cette date. Dès lors, Mme D est fondée à soutenir que cette créance était prescrite et à demander, pour ce motif, la décharge de cette somme et l'annulation de l'ordre de recouvrer du 12 septembre 2018 correspondant.
Sur les saisies administratives à tiers détenteur :
10. Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " () Lorsque les contestations portent sur le recouvrement de créances détenues par les établissements publics de l'Etat, par un de ses groupements d'intérêt public ou par les autorités publiques indépendantes, dotés d'un agent comptable, ces contestations sont adressées à l'ordonnateur de l'établissement public, du groupement d'intérêt public ou de l'autorité publique indépendante pour le compte duquel l'agent comptable a exercé ces poursuites. / Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : / a) Pour les créances fiscales, devant le juge de l'impôt prévu à l'article L. 199 ; / b) Pour les créances non fiscales de l'Etat, des établissements publics de l'Etat, de ses groupements d'intérêt public et des autorités publiques indépendantes, dotés d'un agent comptable, devant le juge de droit commun selon la nature de la créance ; () ".
11. En premier lieu, le moyen tiré de l'absence des bases de liquidation de la créance sur les saisies administratives à tiers détenteur est relatif à la régularité en la forme de ces actes de poursuite. Un tel moyen ne peut qu'être porté devant le juge de l'exécution. Dès lors, il est présenté devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître et est inopérant dans le présent litige.
12. En second lieu, eu égard à l'annulation de l'ordre de recouvrer d'un montant de 40,73 euros du 12 septembre 2018, il y a lieu, par voie de conséquence, de réformer le montant des saisies administratives à tiers détenteur litigieuses, en portant leur montant de 1 596,56 euros à la somme de 1 555,83 euros.
13. Il résulte de tout ce qui précède que Mme D est seulement fondée à demander l'annulation de l'ordre de reverser d'un montant de 40,73 euros du 12 septembre 2018, la décharge de l'obligation de payer cette somme, et la réformation des saisies administratives à tiers détenteur dont elle a fait l'objet conformément à ce qui a été dit au point 12 du présent jugement, et de la décision du 20 janvier 2021, dans cette même mesure, et que le surplus des conclusions de sa requête aux fins d'annulation et de décharge doit être rejeté.
Sur les dépens :
14. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens. ".
15. Il ne résulte pas de l'instruction que Mme D aurait exposé des dépens au sens des dispositions précitées. Ses conclusions tendant à la condamnation de l'État aux dépens ne peuvent ainsi qu'être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
16. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme D présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'ordre de reverser d'un montant de 40,73 euros du 12 septembre 2018, émis à l'encontre de Mme D par l'université de Bourgogne est annulé.
Article 2 : Mme D est déchargée de l'obligation de payer la somme de 40,73 euros.
Article 3 : Le montant des saisies administratives à tiers détenteur émises à l'encontre de Mme D les 29 septembre et 11 novembre 2020 par l'université de Bourgogne est ramené à la somme de 1 555,83 euros.
Article 4 : La décision explicite du 20 janvier 2021, par laquelle l'université de Bourgogne a rejeté les réclamations préalables des 9 novembre et 22 décembre 2020 de Mme D, est réformée, en ce qu'elle a de contraire au présent jugement.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme D est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D et à l'université de Bourgogne.
Délibéré après l'audience du 27 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Nicolet, président,
Mme Zeudmi Sahraoui, première conseillère,
M. Hugez, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2022.
Le rapporteur,
I. A
Le président,
Ph. Nicolet
La greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et au ministre de la transformation et de la fonction publiques, chacun en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026