jeudi 13 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2100570 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | ROCHER-THOMAS ERIC |
Vu la procédure suivante :
L une requête et un mémoire, enregistrés le 26 février 2021 et le 8 avril 2021, Mme K B, représentée L Me Rocher-Thomas, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 15 février 2021 L laquelle le président du conseil départemental de Saône-et-Loire lui a retiré son agrément d'accueillante familiale ;
2°) de mettre la somme de 2 500 euros à la charge du département de Saône-et-Loire au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'est pas établi que la commission consultative de retrait a été saisie régulièrement, conformément aux dispositions de l'article R. 441-11 du code de l'action sociale et des familles ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'est pas établi que la commission consultative de retrait était régulièrement composée conformément aux dispositions de l'article R. 441-12 du code de l'action sociale et des familles et présidée L le président du conseil départemental conformément à l'article R. 441-13 du code de l'action sociale et des familles ;
- elle est insuffisamment motivée et ne permet pas l'exacte compréhension des griefs compte tenu de l'absence de tout élément circonstancié et de la généralité des griefs ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'elle n'a pas commis de faute ;
- la sanction est disproportionnée.
L un mémoire en défense enregistré le 16 avril 2021, le département de Saône-et-Loire, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées L une lettre du 22 novembre 2021 que cette affaire était susceptible, à compter du 10 décembre 2021, de faire l'objet d'une clôture d'instruction à effet immédiat en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.
La clôture de l'instruction a été fixée au 22 mars 2022 L une ordonnance du même jour.
En application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, des pièces produites L le département de Saône-et-Loire en réponse à une demande du tribunal ont été enregistrées le 21 juillet 2022 et communiquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme I F,
- et les conclusions de M. Thierry Bataillard rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme K B a été agréée accueillante familiale en 2002 L le président du conseil départemental de la Réunion. Elle a déménagé en Saône-et-Loire à compter du 1er juillet 2014, accompagnée des trois personnes qu'elle accueillait : Mme E A, M. D C et Mme J G. Son agrément a été renouvelé pour cinq ans L le président du conseil départemental de Saône-et-Loire à compter du 19 juillet 2016. A la suite d'appels téléphoniques anonymes dénonçant de mauvaises conditions de prise en charge, des agents du département de Saône-et-Loire ont réalisé deux visites inopinées au domicile de Mme B le 9 décembre 2019 et le 20 décembre 2019. L une lettre du 23 janvier 2020, le département a notifié le 23 janvier 2020 le constat d'un certain nombre de manquements et lui a enjoint d'y remédier dans un délai de trois mois et de se conformer à ses obligations professionnelles sur quatorze points. L une décision du 15 février 2021, le président du conseil départemental de Saône-et-Loire a retiré l'agrément délivré à Mme B au motif que les contrôles effectués les 8 juillet 2020 et 25 novembre 2020 concluaient à l'absence de satisfaction de cinq injonctions et que les conditions de l'accueil ne garantissaient plus la continuité de celui-ci, la protection de la santé, la sécurité et le bien-être physique et moral des personnes accueillies. L sa requête, Mme B demande au tribunal l'annulation de la décision de retrait de son agrément.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la décision attaquée fait référence aux articles L. 441-1 et L. 441-2 du code de l'action sociale et des familles dont elle fait application, rappelle les quatorze injonctions préalablement adressées à Mme B L le courrier du 23 janvier 2020 auquel il fait référence et mentionne que les contrôles effectués les 8 juillet 2020 et 25 novembre 2020 permettent de conclure à l'absence de satisfaction de cinq injonctions et à l'absence de moyen de vérification pour trois injonctions. La décision, après avoir rappelé également l'existence du courrier du 30 novembre 2020 et de l'avis de la commission de retrait, indique que les conditions d'accueil ne garantissent plus la continuité de celui-ci, la protection de la santé, la sécurité et le bien-être physique et moral des personnes accueillies compte tenu de la méconnaissance des engagements permettant de préserver les habitudes de vie, les goûts, les centres d'intérêt des personnes accueillies, de la méconnaissance sur la compréhension du rôle d'accueillant, de la méconnaissance des droits et libertés de la personne accueillie, notamment le droit à un accompagnement adapté, de la méconnaissance des engagements de préserver et développer la mobilité des personnes accueillies en favorisant leur libre circulation à l'intérieur et l'extérieur du logement, de la méconnaissance des obligations concernant l'attention portée à l'évolution de l'état de santé des personnes accueillies, à leurs besoins de soins. En outre, Mme B avait préalablement reçu, d'une part, un courrier du président du conseil départemental du 23 janvier 2020 l'informant en détail des dysfonctionnements relevés et lui enjoignant le respect de quatorze injonctions, d'autre part, un courrier du président du conseil départemental daté du 30 novembre 2020 lui indiquant notamment que des dysfonctionnements étaient intervenus depuis l'ouverture de la procédure de contrôle : propos tenus lors de la fugue de Mme G, absence de collation donnée à Mme G lors de ses rendez-vous au centre hospitalier universitaire (CHU), repas pris dehors, absence de contacts avec les néphrologues, restrictions alimentaires appliquées à tort, comportement dissuasif lorsque Mme G devait aller faire un séjour de rupture. Ainsi la décision attaquée mentionne de façon suffisamment précise les faits retenus à l'encontre de Mme B. Chaque grief a au demeurant été discuté oralement avec Mme B comme cela ressort des pièces du dossier, puis devant la commission consultative de retrait. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision de retrait de son agrément était insuffisamment motivée et ne lui a pas permis de connaître les griefs retenus à son encontre.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 441-11 du code de l'action sociale et des familles : " Lorsque le président du conseil départemental envisage dans les conditions prévues à l'article L. 441-2 de retirer un agrément ou d'y apporter une restriction, il saisit pour avis la commission consultative de retrait en lui indiquant le contenu de l'injonction préalable et les motifs de la décision envisagée () ". Aux termes de l'article R. 441-12 du même code : " La commission consultative de retrait instituée L l'article L. 441-2 comprend, en nombre égal : / 1° Des représentants du département ; / 2° Des représentants des associations et organisations représentant les personnes âgées et des associations représentant les personnes handicapées et leurs familles ; / 3° Des personnes qualifiées dans le domaine de la prise en charge sanitaire et sociale des personnes âgées et des personnes handicapées. / Le président du conseil départemental fixe le nombre des membres de la commission dans la limite de neuf personnes. Il procède à leur désignation ". L'article R. 441-13 de ce code dispose que : " Le président du conseil départemental ou son représentant assure la présidence de la commission consultative de retrait ".
4. Il ressort des pièces du dossier que le président du conseil départemental de Saône-et-Loire a saisi la commission consultative de retrait le 22 décembre 2020 pour qu'elle émette un avis notamment sur le retrait d'agrément de Mme B. Etaient joints à la convocation des membres de cette commission le courrier du 23 janvier 2020 L lequel le président du conseil départemental avait enjoint à Mme B de remédier aux manquements relevés à son encontre ainsi qu'une note de situation. Il ressort en outre du procès-verbal de réunion que la commission consultative de retrait qui s'est réunie le 7 janvier 2021 était composée des dix membres désignés L le président du conseil départemental L arrêté du 24 novembre 2020, dont trois représentants du département, trois représentants des associations représentant les personnes handicapées et leurs familles, trois personnes qualifiées, et la représentante du président du conseil départemental qui en a assuré la présidence. La composition de la commission était donc conforme aux dispositions des articles R. 441-12 et
R. 441-13 du code de l'action sociale et des familles. L suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté dans ses différentes branches.
5. En troisième lieu, aux termes du troisième alinéa de l'article L. 441-1 du code de l'action sociale et des familles : " L'agrément ne peut être accordé que si les conditions d'accueil garantissent la continuité de celui-ci, la protection de la santé, la sécurité et le bien-être physique et moral des personnes accueillies, si les accueillants se sont engagés à suivre une formation initiale et continue et une initiation aux gestes de secourisme organisées L le président du conseil départemental et si un suivi social et médico-social des personnes accueillies peut être assuré. Un décret en Conseil d'Etat fixe les critères d'agrément ". Aux termes de l'article L. 441-2 du même code : " Le président du conseil départemental organise le contrôle des accueillants familiaux, de leurs remplaçants et le suivi social et médico-social des personnes accueillies. / Si les conditions mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 441-1 cessent d'être remplies, il enjoint l'accueillant familial d'y remédier dans un délai fixé L le décret mentionné au même article. S'il n'a pas été satisfait à cette injonction, l'agrément est retiré après avis de la commission consultative () ". Aux termes de l'article R. 441-3-2 de ce code : " Le président du conseil départemental s'assure du respect des conditions d'agrément fixées aux articles L. 441-1 et R. 441-1. A cette fin, il se réfère aux critères relatifs aux aptitudes et compétences pour l'exercice de l'activité d'accueillant familial et aux conditions d'accueil et de sécurité, précisés dans le référentiel d'agrément figurant à l'annexe 3-8-3 du présent code. / () ". Selon ce référentiel, " il convient d'apprécier la capacité du demandeur à : / 1.1.1. Etre attentif aux besoins, rythmes, goûts et attentes de chaque personne accueillie, ainsi qu'à leur évolution ; / 1.1.2. Promouvoir l'autonomie des personnes accueillies, en valorisant leurs aptitudes, en favorisant leur mobilité et le développement de leurs potentialités-notamment en leur proposant des activités adaptées à leurs capacités et centres d'intérêts ; / 1.1.3. Etre attentif au respect des droits et des libertés de la personne accueillie, tels que prévus L la charte référencée à l'article L. 311-4 ; / () 1.1.6. Préserver et développer la mobilité des personnes accueillies en favorisant de manière appropriée leur libre circulation à l'intérieur et à l'extérieur du logement () 1.3.5. Sa compréhension du rôle de l'accueillant familial, de ses responsabilités et ses limites, des exigences et des contraintes liées à cette activité ; () 1.5.5. Etre attentif à l'évolution de l'état de santé des personnes accueillies et à leurs besoins de soins, et à solliciter en tant que de besoin les professionnels de santé () ".
6. Pour retirer à Mme B l'agrément dont elle bénéficiait, le président du conseil départemental de Saône-et-Loire s'est fondé sur des manquements consistant en la méconnaissance des engagements permettant de préserver les habitudes de vie, les goûts, les centres d'intérêt des personnes accueillies, la mauvaise compréhension du rôle d'accueillant et de ses responsabilités, la méconnaissance des droits et libertés de la personne accueillie, notamment le droit à un accompagnement adapté, la méconnaissance des engagements de préserver et développer la mobilité des personnes accueillies en favorisant leur libre circulation à l'intérieur et l'extérieur du logement, la méconnaissance des obligations concernant l'attention portée à l'évolution de l'état de santé des personnes accueillies et à leurs besoins de soins.
7. Il avait été demandé à Mme B dans un courrier du 23 janvier 2020, notamment, de respecter les goûts alimentaires des personnes accueillies, de repositionner le rôle et la place de chacun, de proposer des activités adaptées aux personnes accueillies, en intérieur et en extérieur, de permettre aux accueillis d'exprimer librement leurs besoins et souhaits, de solliciter des professionnels, des personnes de la famille ou extérieures pour répondre aux besoins des personnes accueillies, notamment en vue de réaliser des activités extérieures, et de prendre contact avec les professionnels de santé et alerter le service de suivi ou le mandataire en cas de changement de comportement des personnes accueillies.
8. Il ressort des pièces du dossier et n'est pas sérieusement contesté que Mme B a, à tout le moins, appliqué à tort des restrictions alimentaires à Mme G, en raison d'une incompréhension et d'un manque d'intérêt pour le suivi médical dont elle faisait l'objet à la suite d'une greffe du rein et que cette personne accueillie, déjà très mince, a perdu environ cinq kilos, atteignant un poids de 35 kilos, ce qui était de nature à inquiéter les néphrologues qui la suivaient compte tenu de sa grande maigreur. Si Mme B soutient que Mme G mangeait autant qu'elle le souhaitait, voire était constamment en demande de nourriture, ses allégations sont peu crédibles compte tenu de la maigreur de Mme G alors qu'il ressort également des témoignages de ces médecins que Mme G se plaignait de ne pas suffisamment manger. Si Mme B indique également qu'elle fournissait systématiquement des collations à Mme G pour qu'elle puisse se nourrir après les prises de sang pendant qu'elle se trouvait à l'hôpital, ces simples allégations sont contredites L les témoignages des médecins qui indiquent que Mme G réclamait de la nourriture dans leur service. Enfin, il n'est pas contesté que Mme B a entrepris de donner du lait de croissance à Mme G pour remédier à sa perte de poids.
9. Il ressort encore des pièces du dossier et n'est pas contesté que Mme B n'accompagnait pas Mme G à ses rendez-vous médicaux en néphrologie, alors que Mme G, initialement dialysée avait subi une greffe, et qu'elle présentait des troubles psychiatriques et une déficience intellectuelle. Mme B reconnaît elle-même dans ses écritures n'avoir jamais rencontré le Dr H du centre hospitalier universitaire de Dijon. Il n'est pas sérieusement contesté que Mme B ne se rendait pas non plus disponible pour répondre aux appels des néphrologues qui essayaient de la contacter, ce qui était de nature à nuire aux soins et à l'état de santé de la personne accueillie dès lors qu'il existait peu de contacts, voire pas de contacts directs, entre les néphrologues et l'accueillante familiale permettant d'expliciter les soins et les besoins de Mme G. La circonstance que Mme B souhaitait éviter le démarchage téléphonique ne permet pas de justifier la difficulté qu'ont eu tant les médecins que le service de suivi ou l'UDAF à la joindre, y compris sur son téléphone portable, pour échanger sur le suivi des personnes accueillies qui présentaient plusieurs handicaps ou difficultés de santé.
10. Il ressort encore des pièces du dossier qu'alors que l'état de santé de Mme G se dégradait tant physiquement que psychologiquement, Mme B a pris peu d'initiatives pour contacter les médecins, l'UDAF ou le service de suivi et a au contraire agi, postérieurement aux injonctions, de manière à contrecarrer le projet de l'UDAF de proposer à Mme G de se rendre temporairement chez un autre accueillant pour lui permettre de prendre du recul sur sa situation. Il ressort des pièces du dossier que Mme B a en effet alors usé de son ascendant pour culpabiliser Mme G et la dissuader de partir. Il ressort des comptes rendus des visites de contrôle et des signalements reçus que Mme B a pu utiliser son ascendant sur les personnes accueillies pour limiter leur faculté d'expression et orienter leurs décisions alors qu'il résultait des premiers contrôles que les personnes accueillies, notamment Mme G, pouvaient se plaindre de ne pas pouvoir exprimer leurs volontés et d'être rabaissées. Mme G en particulier s'était plainte lors des premiers contrôles d'être traitée comme une gamine ou un bébé en raison de son incontinence et de subir des punitions. Il est constant que Mme B a également eu des propos inappropriés lors de la fugue de Mme G, de nature à l'inquiéter au lieu de la rassurer, d'autant plus inadaptés que Mme G présentait déjà des troubles psychiatriques et des angoisses prégnantes. Si Mme B justifie ses propos L la peur qu'elle dit avoir ressentie, elle a manqué de contrôle et n'a pas su adopter un comportement adapté et rassurant.
11. Il ressort également des pièces du dossier que Mme B a continué en dépit des injonctions à laisser Mme A exécuter de nombreuses tâches ménagères en méconnaissance des rôles de l'accueillant et des accueillis.
12. Enfin, il ressort des pièces du dossier et n'est pas sérieusement contesté que Mme B proposait très peu d'activités aux personnes accueillies, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de son logement, les personnes accueillies passant beaucoup de temps dans leur chambre, y compris pour prendre leur repas, ou devant la télévision. Il ressort encore des pièces du dossier, et notamment des propos recueillis auprès des personnes accueillies lors des premiers contrôles, que les personnes accueillies étaient pourtant en demande de certaines activités plus épanouissantes, correspondant à leurs goûts respectifs, et souffraient de cette situation.
13. Mme B ne peut utilement faire valoir qu'elle exerce depuis 2002 et qu'elle n'a précédemment pas reçu d'évaluation négative pour contester la matérialité des constatations opérées lors des contrôles effectués L les services du département de Saône-et-Loire.
14. Ainsi, Mme B n'a pas respecté certaines des injonctions qui lui avaient été adressées : respecter les goûts alimentaires des personnes accueillies, repositionner le rôle et la place de chacun, proposer des activités adaptées aux personnes accueillies, en intérieur et en extérieur, permettre aux accueillis d'exprimer librement leurs besoins et souhaits, solliciter des professionnels, des personnes de la famille ou extérieures pour répondre aux besoins des personnes accueillies, notamment en vue de réaliser des activités extérieures, et prendre contact avec les professionnels de santé et alerter le service de suivi ou le mandataire en cas de changement de comportement des personnes accueillies.
15. Les faits reprochés à Mme B, dont la matérialité est suffisamment établie L les pièces du dossier, constituent des manquements aux obligations visées à l'article L. 441-1 du code de l'action sociale et des familles. Au vu des circonstances rappelées ci-dessus, c'est sans erreur d'appréciation que le président du conseil départemental de Saône-et-Loire a estimé que les conditions d'accueil proposées L la requérante ne permettaient plus de garantir la protection de la santé, la sécurité, le bien-être physique et moral des personnes accueillies et étaient de nature à justifier le retrait de son agrément.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées. Doivent également être rejetées L voie de conséquence les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme K B et au département de Saône-et-Loire.
Délibéré après l'audience du 27 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Philippe Nicolet, président,
Mme Zeudmi-Sahraoui, première conseillère,
Mme Pauline Hascoët, première conseillère.
Rendu public L mise à disposition au greffe le 13 octobre 2022.
La rapporteure,
P. F
Le président,
P. Nicolet
La greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026