mardi 18 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2101813 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP DU PARC CURTIL & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 juillet 2021, M. B A, représenté par Me Kouma, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 10 mai 2021 par laquelle le président de la communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges a refusé de faire droit à sa demande tendant à bénéficier d'une augmentation de salaire de 4,15 % en application d'un avenant à son contrat de travail en date du 16 mars 2018 ;
2°) de mettre à la charge de la communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de condamner la communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges aux entiers dépens.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors que le président de la communauté de communes a décidé, de manière unilatérale, sans aucune discussion ni négociation, une modification de son contrat de travail ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2022, la communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges, représentée par la SELARL du Parc, conclut au rejet de la requête de M. A et à ce que soit mise à la charge de celui-ci la somme de 1 000 euros hors taxes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est portée devant une juridiction incompétente dès lors que le contrat de travail dont est titulaire M. A est un contrat de droit privé ;
- à titre subsidiaire, les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C
- les conclusions de Mme Desseix, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Sugy, représentant M. A, et de Me Dandon, représentant la communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est employé par la communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges en qualité de fontainier polyvalent sur des fonctions de réalisation et de coordination des travaux rattachés au groupe V de qualification des emplois prévus dans la convention nationale des entreprises des services de l'eau et d'assainissement par un contrat conclu le 19 novembre 2003 et modifié par un avenant du 16 mars 2018. Par un courrier en date du 22 avril 2021, M. A a saisi le président de la communauté de communes d'une demande tendant à la régularisation des salaires versés, par application d'une augmentation de 4,15 % et le versement de la somme de 260,64 euros au titre des mois de mars à juin 2020. Cette demande a été rejetée par une décision du 10 mai 2021 dont le requérant demande l'annulation.
Sur la compétence de la juridiction administrative :
2. Aux termes de l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales : " Les services publics d'eau et d'assainissement sont financièrement gérés comme des services à caractère industriel et commercial. ". Le service public de distribution de l'eau est ainsi, de par son objet, un service public industriel et commercial.
3. Les agents des services et établissements publics à caractère industriel et commercial sont soumis à un régime de droit privé à l'exception de celui d'entre eux qui est chargé de la direction de l'ensemble des services de l'établissement ainsi que du chef de la comptabilité lorsqu'il a la qualité de comptable public.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. A est employé, en vertu d'un contrat signé le 19 avril 2003, par la communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges, en qualité de fontainier polyvalent sur des fonctions de réalisation et de coordination des travaux rattachés au groupe V de qualification des emplois prévus dans la convention nationale des entreprises des services de l'eau et d'assainissement. Il exerce ses fonctions au sein du service d'exploitation " eau " de cette collectivité. Dès lors, M. A n'ayant ni la qualité de directeur de ce service à caractère industriel et commercial ni celle de comptable public, le litige né de l'exécution de son contrat de travail de droit privé relève de la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dès lors, la communauté de communes est fondée à soutenir en défense que la présente requête est portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par la communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges.
Délibéré après l'audience du 21 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Nicolet, président,
Mme Zeudmi Sahraoui, première conseillère,
M. Hugez, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 avril 2023.
La rapporteure,
N. C
Le président,
Ph. NICOLETLa greffière,
L. CUROT
La République mande et ordonne au préfet de la Côte d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026