jeudi 3 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2102504 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CAPSTAN RHONE-ALPES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 septembre 2021 et 14 février 2022, la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire, représentée par la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Capstan Rhône-Alpes, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 28 juin 2021 par laquelle le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté lui a infligé une amende administrative d'un montant total de 25 550 euros pour absence de mise en place de documents de décompte de la durée du travail ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté a commis une erreur de fait, dès lors qu'elle respecte strictement les dispositions des articles L. 3171-2, D. 3171-8 et D. 3171-15 du code du travail ;
- le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté a commis une erreur d'appréciation, en considérant qu'elle aurait fait obstacle au contrôle du décompte de la durée du travail et du paiement des heures supplémentaires, dès lors qu'elle a produit tous les documents disponibles ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit, dès lors que l'article D. 3171-8 du code du travail est inapplicable, dans la mesure où il n'existe aucun horaire collectif.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 décembre 2021, le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées par une lettre du 3 janvier 2022 que cette affaire était susceptible, à compter du 14 février 2022, de faire l'objet d'une clôture d'instruction à effet immédiat en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.
La clôture de l'instruction a été fixée au 6 avril 2022 par une ordonnance du même jour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B A,
- les conclusions de M. Thierry Bataillard, rapporteur public,
- et les observations de Me Pouquet, représentant la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire, et celles de Mme C, représentant le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté.
Considérant ce qui suit :
1. Un contrôle a été effectué le 25 septembre 2020 par l'inspection du travail au sein de la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire. Après plusieurs échanges écrits avec cette caisse, l'inspecteur du travail a transmis au directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de Bourgogne-Franche-Comté un rapport, en date du 16 décembre 2020, relatif à la non-conformité des documents de décompte de la durée du travail, en méconnaissance des dispositions des articles L. 3171-2 et D. 3171-8 du code du travail, demandant la mise en œuvre d'une sanction administrative. Le 28 juin 2021, à l'issue de la procédure contradictoire prévue par l'article R. 8115-10 du code du travail, le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté a prononcé à l'encontre de la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire une amende administrative d'un montant total de 25 550 euros, soit un montant unitaire de 175 euros, multiplié par un nombre de 146 salariés concernés, sur le fondement des dispositions des articles L. 8115-1 et L. 8115-4 du code du travail. La caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire demande au tribunal d'annuler cette décision.
2. D'une part, aux termes de l'article L. 8115-1 du code du travail : " L'autorité administrative compétente peut, sur rapport de l'agent de contrôle de l'inspection du travail mentionné à l'article L. 8112-1, et sous réserve de l'absence de poursuites pénales, soit adresser à l'employeur un avertissement, soit prononcer à l'encontre de l'employeur une amende en cas de manquement : / () 3° A l'article L. 3171-2 relatif à l'établissement d'un décompte de la durée de travail et aux dispositions réglementaires prises pour son application ; () ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 8115-3 du même code : " Le montant maximal de l'amende est de 4 000 euros et peut être appliqué autant de fois qu'il y a de travailleurs concernés par le manquement. ". Aux termes de l'article L. 8115-4 de ce code : " Pour déterminer si elle prononce un avertissement ou une amende et, le cas échéant, pour fixer le montant de cette dernière, l'autorité administrative prend en compte les circonstances et la gravité du manquement, le comportement de son auteur, notamment sa bonne foi, ainsi que ses ressources et ses charges. ".
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 3171-1 du code du travail : " L'employeur affiche les heures auxquelles commence et finit le travail ainsi que les heures et la durée des repos. / Lorsque la durée du travail est organisée dans les conditions fixées par l'article L. 3121-44, l'affichage comprend la répartition de la durée du travail dans le cadre de cette organisation. / La programmation individuelle des périodes d'astreinte est portée à la connaissance de chaque salarié dans des conditions déterminées par voie réglementaire. ". Aux termes de l'article L. 3171-2 du même code : " Lorsque tous les salariés occupés dans un service ou un atelier ne travaillent pas selon le même horaire collectif, l'employeur établit les documents nécessaires au décompte de la durée de travail, des repos compensateurs acquis et de leur prise effective, pour chacun des salariés concernés. ". Selon l'article L. 3171-3 de ce code : " L'employeur tient à la disposition de l'agent de contrôle de l'inspection du travail mentionné à l'article L. 8112-1 les documents permettant de comptabiliser le temps de travail accompli par chaque salarié. / La nature des documents et la durée pendant laquelle ils sont tenus à disposition sont déterminées par voie réglementaire. " Aux termes de l'article D. 3171-8 dudit code : " Lorsque les salariés d'un atelier, d'un service ou d'une équipe, au sens de l'article D. 3171-7, ne travaillent pas selon le même horaire collectif de travail affiché, la durée du travail de chaque salarié concerné est décomptée selon les modalités suivantes : / 1° Quotidiennement, par enregistrement, selon tous moyens, des heures de début et de fin de chaque période de travail ou par le relevé du nombre d'heures de travail accomplies ; / 2° Chaque semaine, par récapitulation selon tous moyens du nombre d'heures de travail accomplies par chaque salarié. ". Enfin, aux termes de l'article D. 3171-15 de ce code : " Les documents mentionnés aux articles D. 3171-7 à D. 3171-13 peuvent être sous format électronique lorsque des garanties de contrôle équivalentes sont maintenues. ".
4. Il appartient au juge administratif, saisi d'un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration a prononcé une amende sanctionnant la méconnaissance des dispositions de l'article L. 3171-2 relatif à l'établissement d'un décompte de la durée de travail et aux dispositions réglementaires prises pour son application, de vérifier la matérialité des faits reprochés et leur qualification juridique au regard de ces dispositions. Il lui appartient également de décider, après avoir exercé son plein contrôle sur les faits invoqués et la qualification retenue par l'administration, soit de maintenir ou d'annuler la sanction prononcée, soit d'en diminuer le montant dans le cadre prévu par les dispositions applicables au litige.
5. En premier lieu, il est constant qu'aucun des salariés de la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire n'est soumis à un horaire collectif de travail. Dès lors, et contrairement à ce qu'elle soutient, cette caisse était tenue de mettre en œuvre les dispositions précitées des articles L. 3171-2 et D. 3171-8 du code du travail pour l'ensemble de ses salariés.
6. En deuxième lieu, en vertu des dispositions précitées, l'employeur, dont les salariés ne travaillent pas selon le même horaire collectif, doit établir et tenir à la disposition de l'agent de contrôle de l'inspection du travail les documents permettant de comptabiliser le temps de travail accompli par chaque salarié. La durée du travail de chaque salarié est décomptée, selon tous moyens, d'une part, quotidiennement, par enregistrement des heures de début et de fin de chaque période de travail ou par le relevé du nombre d'heures de travail accomplies et, d'autre part, chaque semaine, par récapitulation du nombre d'heures de travail accomplies par chaque salarié. S'il résulte de la combinaison des dispositions précitées que les modalités de décompte de la durée quotidienne et hebdomadaire du travail sont laissées au libre choix de l'employeur, pourvu que la méthode choisie permette de retranscrire les horaires de début et de fin de chaque période travaillée ou bien le nombre d'heures de travail accomplies, journellement et hebdomadairement, un document de présence, qui ne comporte pas le récapitulatif hebdomadaire du nombre d'heures de travail accomplies, ne saurait être regardé comme un décompte de la durée du travail effectif des salariés.
7. En l'espèce, il résulte de l'instruction que la durée du travail des salariés de la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire est décompté à l'aide d'un logiciel associé à un système de badgeage électronique de ces salariés au début et à la fin de chaque demi-journée de travail. Il résulte également de l'instruction que les seuls documents de décompte de la durée du travail, portés à la connaissance de l'inspecteur du travail, du directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté ou du tribunal, pendant la période s'étant écoulée du début du contrôle de cet inspecteur le 25 septembre 2020, à la date du présent jugement, et produits dans la présente instance par le seul directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté, comprennent, pour chaque salarié et pour chaque jour travaillé, une ligne par badgeage, mentionnant l'heure d'enregistrement, la nature de l'enregistrement (entrée ou sortie) et la durée théorique quotidienne et hebdomadaire de travail. Aucune récapitulation hebdomadaire du nombre d'heures de travail réellement accompli n'est mentionnée sur ce décompte. Si la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire établit, dans la présente instance comme elle l'a fait devant l'inspecteur du travail, que chaque salarié peut, d'une part, consulter, soit sur la badgeuse à chaque passage, soit à son poste de travail en utilisant le logiciel de gestion d'horaires, son crédit d'heures quotidien, hebdomadaire ou global, et d'autre part, effectuer une requête à partir de ce logiciel lui permettant de consulter sa durée hebdomadaire de travail pour chaque semaine travaillée, il n'est ni soutenu ni allégué que de tels résultats de requêtes, susceptibles de constituer un enregistrement du récapitulatif hebdomadaire du nombre d'heures de travail accomplies par chaque salarié, seraient effectivement conservés par la caisse, ni qu'ils auraient été produits, pour l'ensemble des salariés, et sur l'intégralité de la période sollicitée, à l'inspecteur du travail ou au directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté, ou encore dans la présente instance. Si, par ailleurs, la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire a produit pour la première fois, en annexe d'une lettre du 18 mai 2021, adressée à l'inspecteur du travail, un exemple de document mentionnant, pour un seul salarié et pour un mois donné, le décompte de la durée de travail quotidienne et hebdomadaire de ce salarié, il résulte de l'instruction que ces éléments, qui ont été communiqués à l'occasion de la poursuite des échanges entre l'inspecteur du travail et la caisse, en vue de la mise en conformité du système de décompte de la durée du travail, postérieurement au contrôle initial de l'inspecteur du travail, ayant donné lieu à la sanction litigieuse, concernent, comme cela vient d'être dit un seul salarié et un seul mois au cours de la période contrôlée et ne permettent pas de déduire l'existence de tels documents pour tous les salariés et toutes les périodes contrôlées. En outre, et en tout état de cause, la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire ne produit pas, dans la présente instance, de tels enregistrements pour la période contrôlée par l'inspecteur du travail et pour l'ensemble des salariés. Par suite, c'est sans commettre l'erreur de fait qui lui est reprochée que le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté a pu considérer que la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire avait méconnu les dispositions précitées des articles L. 3171-2 et D. 3171-8 du code du travail, en l'absence de présentation de récapitulation hebdomadaire du nombre d'heures accomplies par chaque salarié. Par suite, ce moyen doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 8115-4 du code du travail : " Pour déterminer si elle prononce un avertissement ou une amende et, le cas échéant, pour fixer le montant de cette dernière, l'autorité administrative prend en compte les circonstances et la gravité du manquement, le comportement de son auteur, notamment sa bonne foi, ainsi que ses ressources et ses charges. ".
9. Pour prendre en considération le comportement de la caisse d'allocations familiales, le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté a constaté qu'en ne produisant pas les récapitulations de durée hebdomadaire du travail par salarié, la caisse avait fait obstacle au contrôle du respect de la réglementation en matière d'heures supplémentaires, et que la seule justification apportée par cette caisse, tirée de la possibilité pour chaque salarié de consulter ses compteurs individuels, était sans incidence sur la qualification du manquement constaté, sans pour autant conclure à l'absence de bonne foi de la caisse. En faisant de tels constats, qui résultent également de l'instruction, alors que la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire n'a jamais indiqué, au cours des échanges écrits qu'elle verse au dossier, si elle était, techniquement, en mesure ou non, de produire, sous forme rematérialisée ou dématérialisée, les récapitulations des nombres d'heures accomplies par chaque salarié, dont elle s'est bornée à soutenir, de manière répétée, qu'elles étaient consultables par les salariés, le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté n'a commis ni erreur de fait ni erreur d'appréciation.
10. Il résulte de ce qui précède que la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 28 juin 2021 par laquelle le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté lui a infligé une amende administrative d'un montant total de 25 550 euros pour absence de mise en place de documents de décompte de la durée du travail.
Sur les conclusions relatives à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire et au ministre du travail, du plein-emploi et de l'insertion.
Copie en sera adressée au préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté et au directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté.
Délibéré après l'audience du 18 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Nicolet, président,
Mme Zeudmi Sahraoui, première conseillère,
M. Hugez, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 novembre 2022.
Le rapporteur,
I. A
Le président,
Ph. Nicolet
La greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein-emploi et de l'insertion, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026