LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2102643

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2102643

jeudi 7 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2102643
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantSCP THUAULT FERRARIS LEPRETRE CORNU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 octobre 2021 et un mémoire complémentaire produit le 19 avril 2022, MM. Dominique et Michel A, représentés par Me Durand, demandent au tribunal :

1°) d'annuler, d'une part, la délibération, en date du 26 mai 2021, par laquelle le conseil communautaire de la communauté de communes de la Vanne et du pays d'Othe a approuvé le plan local d'urbanisme, cela à titre principal dans sa totalité ou, subsidiairement, en tant qu'il en résulte le classement en zone agricole de la quasi-totalité de leur parcelle cadastrée OD n° 99, sur le territoire de la commune des Vallées-de-la-Vanne, d'autre part, la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;

2°) de faire injonction à la communauté de communes de la Vanne et du pays d'Othe de modifier le classement de la parcelle en cause dans les quatre mois suivant la notification du jugement à venir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de condamner la Communauté de communes de la Vanne et du pays d'Othe à leur verser la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- il n'est pas justifié du respect des formalités prescrites par les articles L. 2121-12 et L. 5211-1 du code général des collectivités territoriales, imposant un délai de convocation de cinq jours francs et une note explicative de synthèse ;

- la délibération attaquée ne paraît pas avoir été signée par tous les membres présents ;

- le plan local d'urbanisme définit la zone agricole de façon à la fois incohérente et erronée ;

- le classement de la parcelle OD 99 en zone agricole est contraire à l'article 3.1 du règlement du plan local d'urbanisme définissant la zone urbaine et procède d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 mars 2022, la communauté de communes de la Vanne et du pays d'Othe conclut au rejet de la requête et à la condamnation des consorts A à lui verser la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que le classement de la parcelle litigieuse en zone agricole est justifié.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- les conclusions de Mme Ach, rapporteure publique.

- les observations de Me Ferraris, représentant la communauté de communes de la Vanne et du pays d'Othe

Considérant ce qui suit :

1. La communauté de communes de la Vanne et du pays d'Othe a lancé en 2014 la procédure d'élaboration de son plan local d'urbanisme intercommunal. Le projet de plan a été arrêté le 18 décembre 2019 puis soumis à enquête publique au début de l'année 2020 avant d'être finalement approuvé par délibération du conseil communautaire du 26 mai 2021. MM. Dominique et Michel A, propriétaires de terrains situés sur le territoire de la commune des Vallées-de-la-Vanne, demandent au tribunal d'annuler cette délibération, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie, concernant les établissements publics de coopération intercommunale, l'article L. 5211-1 du même code : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal. / () Le délai de convocation est fixé à cinq jours francs ".

3. Les consorts A font valoir que, " en l'état des documents accessibles et en [leur] possession ", il ne leur apparaît pas établi que les élus ont été convoqués à la réunion du conseil communautaire du 26 mai 2021 dans le délai fixé par cette disposition ni qu'ils aient été rendus destinataires à cette occasion d'une note explicative de synthèse. Toutefois, ils s'abstiennent de verser aux débats les documents en cause, et n'en indiquent pas même la nature et la teneur. Ainsi, ces moyens, qui traduisent plus un doute qu'une critique argumentée, n'est pas assorti de précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Au demeurant, il ressort des mentions du compte rendu de la réunion du conseil communautaire du 26 mai 2021, tel qu'il est publié sur le site internet de la communauté de communes de la Vanne et du pays d'Othe, aisément accessible, que les convocations ont été effectuées dès le 18 mai 2021 et qu'elles étaient accompagnées du projet de délibération portant approbation du plan local d'urbanisme, qui comporte notamment le rappel de toute la procédure antérieure et des modifications apportées depuis l'enquête publique, lui permettant ainsi de tenir lieu de note explicative de synthèse.

4. En deuxième lieu, il ressort des mentions du compte rendu mentionné au point précédent, qui font foi jusqu'à la preuve du contraire, non rapportée en l'espèce, que la délibération attaquée a été signée par l'ensemble des élus communautaires présents. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 2121-23 du code général des collectivités territoriales, en vertu duquel les délibérations " sont signées par tous les membres présents à la séance ", doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ".

6. D'une part, l'article 3 paragraphe 3 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme critiqué, qui indique que " les zones agricoles couvrent les secteurs où demeurent des terres favorables à l'activité agricole " donne de ces zones une définition qui ne saurait être regardée comme excédant les prévisions de l'article R. 151-22 précité du code de l'urbanisme. Le moyen tiré d'une erreur de droit commise à ce titre, ou d'un défaut de cohérence du règlement en tant qu'il comporte cette indication tout en reprenant par ailleurs, dans le préambule de son chapitre régissant la zone A, les termes de ce même article L. 151-22, ne peut qu'être écarté.

7. D'autre part, il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. S'ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme, leur appréciation peut cependant être censurée par le juge administratif lorsqu'elle se révèle entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

8. Les consorts A contestent le classement en zone agricole de la majeure partie de la parcelle cadastrée sous la section OD n° 99, dont ils sont copropriétaires en indivision, située sur le territoire de la commune des Vallées-de-la-Vanne, dans le village de Theil-sur-Vanne, au lieudit " Le Village ".

9. Il ressort des pièces du dossier que si la partie du terrain litigieux ainsi classée en zone A, d'une superficie importante, de l'ordre de 3 600 mètres carrés, jouxte à l'ouest, au nord et au sud plusieurs terrains bâtis bordant la route du Miroir, dont notamment la parcelle OD 98 appartenant également aux requérants, il s'ouvre, à l'est, sur un vaste espace cultivé. La vocation rurale du territoire communal est d'ailleurs confortée par le parti d'aménagement retenu. Le plan d'aménagement et de développement durables affiche ainsi la volonté de " préserver les exploitations existantes à l'intérieur des villages ou des hameaux sauf cas exceptionnel (pérennité non assurée, retraite de l'exploitant ou bâtiment non mis aux normes) en les classant en zone agricole ainsi que leurs abords et constructions limitrophes " et vise à " interdire le développement du village vers l'exploitation agricole ", s'agissant des terrains situés en limite de l'enveloppe urbaine existante. En outre, concernant spécifiquement le territoire de l'ancienne commune de Theil-sur-Vanne, le rapport de présentation du plan local d'urbanisme litigieux indique qu'il comporte deux pôles d'urbanisation, le secteur du château à l'ouest et celui de l'église à l'est, à l'extrémité duquel se situe la parcelle OD 99, et que le développement de l'urbanisation n'est envisagé que dans le premier d'entre eux, le second ne pouvant quant à lui recevoir de constructions nouvelles que dans les " dents creuses ", ce qui n'est manifestement pas le cas de cette parcelle, contrairement à ce qui est allégué. La circonstance que ce terrain est clos, arboré et exempt de toute activité agricole ne saurait suffire à remettre en cause son potentiel agronomique, biologique ou économique au sens de l'article R. 151-22 précité du code de l'urbanisme, ni par conséquent son classement en zone agricole. Il en va de même, ainsi que cette disposition le prévoit elle-même expressément, de la circonstance que la parcelle litigieuse peut être aisément raccordée aux réseaux urbains. Les requérants, par ailleurs, ne peuvent utilement invoquer, pour contester ce classement, les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme contesté lui-même définissant les zones urbaines. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut, dans ces conditions, être accueilli.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les consorts A ne sont pas fondés à demander l'annulation, même partielle, de la délibération du conseil communautaire de la communauté de communes du pays d'Othe et de la Vanne approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal et de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux. Leurs conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être également rejetées, par voie de conséquence.

11. Enfin, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la communauté de communes du pays d'Othe et de la Vanne, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, supporte le paiement de quelque somme que ce soit au profit des consorts A en remboursement des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées sur le même fondement par cet établissement public de coopération intercommunale.

D E C I D E :

Article 1er : La requête des consorts A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à M. C A et à la communauté de communes du pays d'Othe et de la Vanne.

Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. David Zupan, président,

Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,

Mme Océane Viotti, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2022.

Le président-rapporteur,

D. B

Le conseiller premier assesseur,

M.-E. LAURENT

La greffière,

C. CHAPIRON

La République mande et ordonne au préfet de l'Yonne, en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions