LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2103067

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2103067

jeudi 29 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2103067
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantRIQUET-MICHEL ADRIENNE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 26 novembre 2021 et 18 février 2022, Mme D A F B, représentée par Me Riquet Michel, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour portant la mention " étudiante " que lui a opposé le préfet de la Côte-d'Or le 28 septembre 2021 ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de la convoquer en préfecture pour procéder à l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et de lui en délivrer un récépissé, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans le même délai ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable, puisqu'elle a déposé un dossier complet dès le 31 mai 2021, auquel était joint un certificat de scolarité pour l'année en cours 2020-2021 et qu'elle justifie d'une nécessité liée au déroulement de ses études lui permettant d'être exemptée de produire un visa de long séjour ;

- en outre, les motifs de rejet qui lui sont opposés, relèvent d'une appréciation de son droit au séjour et non du seul caractère incomplet de son dossier ;

- à titre subsidiaire, sa requête est également recevable dès lors qu'elle remplissait initialement les conditions de l'article 2 de l'accord franco-ivoirien du 21 septembre 1992 et que l'article 10 de cet accord ne fait pas obstacle à ce que l'administration choisisse d'appliquer des dispositions plus favorables à sa situation ;

- cette décision est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'inexactitudes matérielles, dès lors qu'elle a produit un certificat de scolarité pour l'année en cours, qu'il ne saurait lui être demandé de produire un certificat pour l'année scolaire 2021-2022 qui n'a pas encore débuté, qu'elle a produit ce document par courrier du 20 octobre 2021 et qu'elle justifie d'une nécessité liée au déroulement de ses études lui permettant d'être exemptée de produire un visa de long séjour ;

- elle est entachée d'erreurs de droit, dès lors qu'elle n'était pas tenue de déposer sa demande de titre de séjour " étudiante " par le biais du téléservice prévu à cet effet, qu'elle était d'ailleurs dans l'impossibilité d'utiliser, faute de détenir un titre de séjour ou un visa de long séjour, et que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur des éléments qui doivent être appréciés dans le cadre de l'instruction de son dossier pour refuser l'enregistrement de sa demande.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 janvier 2022, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B la somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors que le refus d'enregistrer le dossier incomplet de demande de titre de séjour de la requérante ne fait pas grief ;

- aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Par une décision du 23 décembre 2021, Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Par une ordonnance du 21 février 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 15 mars 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention franco-ivoirienne relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Abidjan le 21 septembre 1992 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Viotti, conseillère,

- les conclusions de Mme Ach, rapporteure publique,

- les observations de Me Riquet-Michel, représentant Mme B et celles de M. C, représentant le préfet de la Côte-d'Or.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante ivoirienne née le 5 juin 1989 à Abidjan, est entrée en France le 2 janvier 2020 munie d'un visa de court séjour valable pour une durée de quatre-vingt-dix jours. Par courrier du 27 mai 2021, elle a sollicité auprès du préfet de la Côte-d'Or la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " étudiante " en demandant à être dispensée de la production d'un visa de long séjour pour nécessité liée au déroulement des études, en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le 21 juin 2021, les services de la préfecture de la Côte-d'Or ont refusé d'enregistrer cette demande, aux motifs, d'une part, que son dossier n'était pas complet, faute de comporter un visa de long séjour et, d'autre part, qu'il devait être déposé par voie dématérialisée par le biais d'un téléservice. Mme B a renouvelé sa demande par courrier du 28 juin 2021. Par courrier du 28 septembre 2021, le préfet de la Côte-d'Or a indiqué à l'intéressée qu'il lui était impossible de procéder à l'instruction de son dossier, qui demeure incomplet et que sa demande n'a pas été déposée par le biais d'un téléservice, conformément aux dispositions de l'arrêté du 27 avril 2021. Par courrier du 20 octobre 2021, elle a formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision, demeuré sans réponse. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation du refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour que lui a opposé le préfet de la Côte-d'Or le 28 septembre 2021.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Par décision du 23 décembre 2021, Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande tendant à l'octroi de l'aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet.

Sur la recevabilité de la requête :

3. En dehors du cas d'une demande à caractère abusif ou dilatoire, l'autorité administrative chargée d'instruire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour ne peut refuser de l'enregistrer, et de délivrer le récépissé y afférent, que si le dossier présenté à l'appui de cette demande est incomplet. En revanche, le refus d'enregistrer une telle demande au soutien de laquelle est présenté un dossier incomplet ne constitue une décision susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir que si le requérant apporte la preuve du caractère complet du dossier déposé auprès des services préfectoraux.

4. En l'espèce, le préfet de la Côte-d'Or a, par courrier du 28 septembre 2021, informé Mme B qu'il ne pouvait procéder à l'instruction de son dossier de demande de titre de séjour, lequel demeure incomplet aux motifs qu'elle n'a pas produit de certificat de scolarité pour l'année 2021-2022 et qu'elle ne justifie pas de l'impossibilité d'obtenir un visa de long séjour lui permettant de se prévaloir de l'exemption de visa prévue par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

5. D'une part, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ". Selon l'article L. 412-1 de ce code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ".

6. D'autre part, aux termes de l'article R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui sollicite la délivrance d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande les pièces justificatives dont la liste est fixée par arrêté annexé au présent code ". Selon l'article R. 431-12 de ce code : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance () de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. () ". L'annexe 10 dudit code prévoit que l'étranger doit produire, à l'appui d'une demande de titre de séjour portant la mention " étudiant " : " un visa de long séjour ou titre de séjour en cours de validité ; / () -inscription produite par l'établissement d'enseignement, qui peut être un établissement public ou privé d'enseignement supérieur ou préinscription ; / -relevés de notes de l'année écoulée ; / -dernier diplôme obtenu en France ; / -attestation de réussite délivrée par l'établissement ; / -justificatif de moyens d'existence suffisants () -certificat d'inscription produit par l'établissement d'enseignement ou justificatif de préinscription ; () 1.1 Si vous sollicitez une dispense de visa de long séjour : / -visa de court séjour avec la mention " étudiant-concours" et attestation de réussite au concours ou à l'examen d'admission préalable. / 1.2. Si vous ne disposez d'un visa de long séjour ou d'un titre de séjour en cours de validité / -justificatif d'état civil : une copie intégrale d'acte de naissance (sauf si vous êtes déjà titulaire d'une carte de séjour) comportant les mentions les plus récentes ; / -justificatif de nationalité : passeport (pages relatives à l'état civil, aux dates de validité, aux cachets d'entrée et aux visas) ou, à défaut, autres justificatifs à défaut, autres justificatifs revêtus d'une photographie permettant d'identifier le demandeur (attestation consulaire, carte d'identité, carte consulaire, etc.). () ".

7. Enfin, aux termes de l'article 2 de la convention franco-ivoirienne relative à la circulation et au séjour des personnes du 21 septembre 1992 : " Pour un séjour n'excédant pas trois mois, les ressortissants français à l'entrée sur le territoire de la Côte d'Ivoire et les ressortissants ivoiriens à l'entrée sur le territoire français doivent présenter les documents justifiant de l'objet et des conditions du séjour envisagé en fonction de leurs déclarations sur les motifs de leur voyage, et disposer de moyens suffisants, tant pour leur subsistance pendant la durée du séjour envisagé que pour garantir leur retour dans le pays de provenance ou le transit vers un État tiers dans lequel leur admission est garantie ". L'article 9 de cette convention stipule : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre État doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou d'une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage, ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants. Les intéressés reçoivent un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective des études ou du stage et de la possession de moyens d'existence suffisants. Ces dispositions ne font pas obstacle à la possibilité d'effectuer dans l'autre État d'autres types d'études ou de stages de formation dans les conditions prévues par la législation applicable ". En vertu de l'article 10 de cette convention : " Pour tout séjour sur le territoire français devant excéder trois mois, les ressortissants ivoiriens doivent posséder un titre de séjour. () Ces titres de séjour sont délivrés conformément à la législation de l'État d'accueil ". Enfin, aux termes de l'article 14 de ladite convention : " Les points non traités par la convention en matière d'entrée et de séjour des étrangers sont régis par les législations respectives des deux États ".

8. Mme B a sollicité un titre de séjour portant la mention " étudiante " le

28 juin 2021, alors que l'année universitaire en cours s'achevait. Dans ces conditions, elle devait nécessairement être regardée comme sollicitant ce titre pour poursuivre son cursus universitaire à la rentrée 2021-2022. Elle était ainsi tenue, contrairement à ce qu'elle soutient, de produire un justificatif d'inscription ou de préinscription pour cette nouvelle année universitaire. La requérante fait valoir que, étant inscrite en première année de doctorat au sein de l'Université de Bourgogne lors du dépôt de sa demande de titre de séjour le 28 juin 2021, elle a joint à son dossier sa carte d'étudiante ainsi qu'un certificat de scolarité pour l'année en cours et n'était pas en mesure de produire un certificat de scolarité pour l'année à venir, dès lors que les inscriptions pour l'année 2021-2022 n'étaient pas encore ouvertes. Toutefois, outre que de telles allégations ne sont assorties d'aucun commencement de preuve, il n'est pas établi par les pièces du dossier, ni même allégué, que Mme B se trouvait dans l'impossibilité de produire un justificatif de préinscription universitaire. La circonstance qu'elle ait finalement produit un certificat de scolarité par courrier du 20 octobre 2021, soit postérieurement au refus d'enregistrement attaqué, est sans incidence sur l'incomplétude de son dossier à la date du 28 septembre 2021.

9. Pour le seul motif énoncé au point précédent, le dossier déposé par Mme B est incomplet. Par suite, le refus du préfet de la Côte-d'Or de poursuivre l'instruction de sa demande de titre de séjour n'a pas le caractère d'une décision faisant grief susceptible d'être contestée par la voie d'un recours pour excès de pouvoir. Il y a lieu, dans ces conditions, d'accueillir la fin de non-recevoir opposée en défense et de rejeter les conclusions à fin d'annulation présentée par Mme B comme irrecevables. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse quelque somme que ce soit à Mme B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

11. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le même fondement par le préfet de la Côte-d'Or.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de Mme B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A F B, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Riquet Michel.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Olivier Rousset, président,

Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,

Mme Océane Viotti, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.

La rapporteure,

O. VIOTTILe président,

O. ROUSSET

La greffière,

M. E

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

No 2103067

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions