jeudi 21 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2103163 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL OLIVIER BARATELLI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 décembre 2021, l'association A2C Contre le CEF (Centre Educatif Fermé), représentée par la SELARL Olivier Baratelli, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 58-2021-07-21-0001 du 21 juillet 2021 portant déménagement du centre éducatif fermé géré par l'association La Sauvegarde 71 à Chantenay-Saint-Imbert ainsi que la décision du 29 octobre 2021 par laquelle le préfet de la Nièvre a rejeté le recours gracieux qu'elle a formé le 13 septembre 2021 contre cet arrêté ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure dès lors que la commission mentionnée au I de l'article R. 313-1 du code de l'action sociale et des familles aurait dû être consultée préalablement et qu'une nouvelle autorisation aurait dû être délivrée à l'association La Sauvegarde 71 ; les graves dysfonctionnements relevés et la très longue période de suspension de l'activité du centre nécessitaient un réexamen de la capacité de l'association à gérer un centre éducatif fermé ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ; le village de Chantenay-Saint-Imbert et le site des Genevrières sont inadaptés pour l'implantation d'un centre éducatif fermé compte tenu de la faible offre de transports en commun, de l'isolement, de l'impossibilité pour les mineurs de compléter leur emploi du temps par un temps de scolarité dans un établissement de secteur ou par un stage, de l'impossible ouverture du site au public, de la difficulté de prévenir les fugues et la commission de crimes ou de délits ; l'opposition générale de la population et des élus locaux n'a pas été prise en compte dès lors que la décision a été prise sans réelle concertation ; le garde des sceaux a annoncé l'ouverture d'un nouveau centre éducatif fermé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 août 2022, le préfet de la Nièvre conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que les statuts de l'association ne sont pas produits, ce qui empêche la juridiction d'examiner son objet social ;
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 313-1-1 du code de l'action sociale et des familles est inopérant ;
- les autres moyens soulevés par l'association requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 septembre 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il indique s'associer aux observations du préfet de la Nièvre.
Par une ordonnance du 21 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 25 mai 2023 à 12 heures.
Un mémoire produit pour l'association A2C Association contre le CEF, enregistré le 8 juin 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pauline Hascoët,
- les conclusions de M. Thierry Bataillard rapporteur public,
- et les observations de Me Dupuy-Montbrun représentant l'association A2C contre le CEF et de M. C, M. A, M. D et Mme B représentant le garde des sceaux.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 15 juin 2004, l'association Sauvegarde 71 a été autorisée à créer un centre éducatif fermé d'une capacité de neuf places, situé à Fragny sur le territoire de la commune d'Autun. Par un arrêté conjoint du 21 juillet 2023, les préfets de la Nièvre et de Saône-et-Loire ont autorisé le déménagement du centre éducatif d'Autun à Chantenay-Saint-Imbert, commune de la Nièvre. L'association A2C Contre le CEF, née du mouvement d'opposition de la population de la commune de Chantenay-Saint-Imbert contre le projet de déménagement de ce centre éducatif fermé, a formé le 15 septembre 2021 un recours gracieux contre cet arrêté qui a été rejeté par le préfet de la Nièvre par une décision du 29 octobre 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes du I de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles : " Sont des établissements et services sociaux et médico-sociaux, au sens du présent code, les établissements et les services, dotés ou non d'une personnalité morale propre, énumérés ci-après : / () 4° Les établissements ou services mettant en œuvre les mesures éducatives ordonnées par l'autorité judiciaire en application de l'ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante ou des articles 375 à 375-8 du code civil ou concernant des majeurs de moins de vingt et un ans ou les mesures d'investigation préalables aux mesures d'assistance éducative prévues au code de procédure civile et par l'ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante () ".
3. Aux termes de l'article L. 313-1 du code de l'action sociale et des familles : " () Toute autorisation est, totalement ou partiellement, réputée caduque si tout ou partie de l'activité de l'établissement ou du service n'est pas ouverte au public dans un délai et selon des conditions fixés par décret. Ce décret fixe également les conditions selon lesquelles l'autorité compétente mentionnée à l'article L. 313-3 peut prolonger ce délai. / L'autorisation ne peut être cédée qu'avec l'accord de l'autorité compétente pour la délivrer, qui s'assure que le cessionnaire pressenti remplit les conditions pour gérer l'établissement, le service ou le lieu de vie et d'accueil dans le respect de l'autorisation préexistante, le cas échéant au regard des conditions dans lesquelles il gère déjà, conformément aux dispositions du présent code, d'autres établissements, services ou lieux de vie et d'accueil. La décision autorisant la cession est prise et publiée dans les mêmes conditions qu'une autorisation délivrée en application de l'article L. 313-2. Toutefois, le délai prévu au deuxième alinéa de cet article est alors réduit à trois mois. / Tout changement important dans l'activité, l'installation, l'organisation, la direction ou le fonctionnement d'un établissement ou d'un service soumis à autorisation doit être porté à la connaissance de l'autorité compétente. / Les dispositions du présent article sont applicables aux couples ou aux personnes qui accueillent habituellement de manière temporaire ou permanente, à temps complet ou partiel, à leur domicile, à titre onéreux, plus de trois personnes âgées ou handicapées adultes ".
4. Aux termes du I de l'article L. 313-1-1 de ce code : " Sont soumis à autorisation des autorités compétentes en application de l'article L. 313-3 les projets, y compris expérimentaux, de création, de transformation et d'extension d'établissements ou de services sociaux et médico-sociaux relevant de l'article L. 312-1, les projets de lieux de vie et d'accueil ainsi que les projets de transformation d'établissements de santé mentionnés aux articles L. 6111-1 et L. 6111-2 du code de la santé publique en établissements ou services sociaux et médico-sociaux relevant de l'article L. 312-1 du présent code. / Lorsque les projets font appel, partiellement ou intégralement, à des financements publics, ces autorités délivrent l'autorisation après avis d'une commission d'information et de sélection d'appel à projet social ou médico-social qui associe des représentants des usagers. () / Les conditions d'application du présent I sont définies par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes du II de cet article : " II.-Sont exonérés de la procédure d'appel à projet mentionnée au I : / 1° Les projets d'extension inférieure à un seuil fixé par décret ; () 3° Les projets de transformation d'établissements ou de services ne comportant pas de modification de la catégorie des bénéficiaires de l'établissement ou du service, au sens de l'article L. 312-1 () ". L'article L. 313-3 du même code prévoit que l'autorisation est délivrée par l'autorité compétente de l'Etat pour les établissements et les services mentionnés aux 4° du I de l'article L. 312-1.
5. L'association requérante fait valoir que le déménagement du centre éducatif fermé géré par l'association Sauvegarde 71 devait faire l'objet d'une nouvelle autorisation après avis de la commission d'information et de sélection d'appel à projet social ou médico-social compte tenu des graves dysfonctionnements qu'aurait connus ce centre et de la durée de la mesure de suspension dont il a fait l'objet. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté litigieux a pour objet de procéder au changement de lieu d'établissement du centre éducatif fermé géré par l'association La Sauvegarde 71. Ce projet n'est ainsi pas une création puisque l'association Sauvegarde 71 a été autorisée par un arrêté du 15 juin 2004 à créer un centre éducatif fermé d'une capacité de 9 places. Il ne ressort pas des pièces du dossier que ce projet, qui permet une extension très limitée d'une place, comprendrait une autre transformation que celle de son lieu d'établissement, à savoir le domaine du château des Genevrières à Chantenay-Saint-Imbert au lieu du site de Fragny à Autun. Il ressort des termes de l'arrêté litigieux que l'association La sauvegarde 71 reste chargée de l'accueil au sein d'un centre éducatif fermé de mineurs de 13 à 16 ans confiés par l'autorité judiciaire au titre de l'enfance délinquante. Il ne ressort par ailleurs d'aucune pièce du dossier que l'autorisation de l'association La Sauvegarde 71 aurait été retirée, abrogée ou serait devenue caduque de sorte qu'une nouvelle autorisation devait être obtenue. Il ne ressort pas des dispositions de l'article L. 313-1-1 du code de l'action et des familles que la commission qui y est mentionnée doit être consultée lorsqu'il est mis fin à une mesure de suspension d'une autorisation, comme c'est le cas en l'espèce. En tout état de cause, en se bornant à produire des articles de presse faisant état de la volonté du maire d'Autun de ne pas renouveler le bail consenti à l'association La Sauvegarde 71 à Fragny en raison de dysfonctionnements allégués, notamment des fugues, l'association n'établit pas que l'autorisation de l'association La Sauvegarde 71 aurait été suspendue en raison de manquements au respect de ses obligations, alors que le préfet de la Nièvre fait valoir, sans être contredit, que la mesure de suspension de l'autorisation, à laquelle l'arrêté du 21 juillet 2021 a mis fin, était intervenue en raison de la dénonciation du bail dont disposait l'association, qui se trouvait sans locaux. Par suite, l'association requérante n'est pas fondée à soutenir que l'autorisation de déménagement accordée à l'association La Sauvegarde 71 devait être précédée de la consultation de la commission mentionnée à l'article L. 313-1-1 du code de l'action sociale et des familles. Le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
6. En deuxième lieu, l'association requérante fait valoir que l'arrêté autorisant l'installation du centre éducatif fermé à Chantenay-Saint-Imbert est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, si l'association requérante fait valoir que le site choisi est isolé et mal desservi par les transports en commun de sorte que le maintien du lien entre les mineurs accueillis et leurs familles ne sera pas possible, il ressort des pièces du dossier que la commune, située dans la Nièvre à environ une demi-heure de route de Nevers et de Moulins, est traversée par la RN 7 et desservie par une gare TER. Il ressort en outre des pièces du dossier que le projet comporte un logement pour accueillir occasionnellement des membres de la famille d'un mineur venus en visite. Le préfet fait encore valoir qu'une prise en charge des frais de transport des familles est possible. En outre, le lien entre les mineurs et leurs familles est également maintenu par des correspondances et des appels téléphoniques, comme cela ressort de la note du 4 mai 2015 produite en défense. Si l'association fait en outre valoir que les mineurs n'auront pas accès à suffisamment d'activités, il ressort de la circulaire du 10 mars 2016 d'application de l'arrêté du 31 mars 2015 que des personnels enseignants de l'éducation nationale interviennent dans les centres éducatifs fermés et que diverses activités doivent être proposées au sein des centres. En outre, le préfet de la Nièvre fait valoir sans être contredit que les mineurs accueillis pourraient également être scolarisés au collège de Saint-Pierre le Moûtier qui est desservi en bus depuis Chantenay-Saint-Imbert, dans le lycée de secteur à Nevers, desserti en TER, dans le lycée de Decize, dans le lycée Cœur de Nièvre à Saint-Saulge, qui propose des formations en agroéquipement et services à la personne, ou enfin dans un centre de formation des apprentis à Nevers. Il ressort également des pièces du dossier, notamment des données sociodémographiques produites par le préfet, que l'activité économique peut permettre la réalisation de stages ou d'apprentissages aux environs du centre, notamment à Nevers ou Moulins, ou encore au sein du pôle performance Nevers Magny-Cours, situé à 20 kilomètres du centre, qui rassemble des entreprises et des établissements d'enseignement supérieur. Par ailleurs, si l'association soutient que la sécurité des habitants du village ne serait pas assurée, d'une part, les dysfonctionnements allégués de l'association La Sauvegarde 71 ne sont pas établis par les quelques articles de presse produits, d'autre part, il ressort des pièces du dossier qu'il est prévu, outre la présence d'une équipe de vingt-six professionnels, l'installation d'une seconde clôture, à l'intérieur de l'enceinte du château, de trois mètres de haut et végétalisée, l'absence de vis-à-vis entre les jeunes et les riverains, ainsi que la réhabilitation d'un accès séparé au centre depuis la route nationale, sans passer par le village. Le site sera donc clos et aucun accès direct depuis le village n'est prévu. Du fait de l'installation de cette clôture intérieure et de l'agencement prévu au sein du domaine, les habitants pourront être en mesure de profiter occasionnellement du parc du château et du château lui-même dès lors qu'ils ne seront pas occupés par les jeunes mineurs et pourront être mis à la disposition d'associations pour l'organisation d'événements. Enfin, si l'association fait valoir que l'ensemble des élus locaux seraient opposés à l'ouverture du centre éducatif fermé à Chantenay-Saint-Imbert, le préfet de la Nièvre, qui n'était pas tenu de se conformer à leur avis, fait valoir que le site choisi présente plusieurs avantages, notamment la circonstance qu'il appartient à l'Etat et permet l'ouverture relativement rapide d'un centre, alors que les places disponibles dans ces structures sont insuffisantes, comme cela ressort du courrier du chef de cabinet du garde des sceaux produit en défense, ainsi que l'intérêt d'une implantation dans la Nièvre pour équilibrer l'offre de places dans la région et la configuration du site qui se prête à l'aménagement requis pour se conformer au cahier des charges des centres éducatifs fermés. En outre, il n'est pas sérieusement contesté que l'Etat a organisé une concertation avec les élus locaux et a fait évoluer le projet pour tenir compte de certaines demandes présentées par les élus ou l'association requérante durant cette concertation. La circonstance que le garde des sceaux ait annoncé l'ouverture d'un autre centre éducatif fermé à Varennes-le-Grand, en Saône-et-Loire, est sans incidence, dès lors que les places disponibles dans ces structures sont en nombre insuffisant. Par suite, il ne ressort pas des pièces du dossier que le choix du site de Chantenay-Saint-Imbert pour le transfert du centre éducatif fermé, géré par l'association La Sauvegarde 71, serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation compte tenu de l'intérêt général poursuivi et des caractéristiques du site qui a été retenu.
7. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées. Doivent également être rejetées par voies de conséquence les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'association A2C Association contre le CEF est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'association A2C Association contre le CEF (centre éducatif fermé) et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Copie sera adressée au préfet de la Nièvre et au préfet de Saône-et-Loire.
Délibéré après l'audience du 13 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Philippe Nicolet, président,
M. Irénée Hugez, premier conseiller,
Mme Pauline Hascoët, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mars 2024.
La rapporteure,
P. Hascoët
Le président,
P. Nicolet
La greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026